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Concerts: compte-rendu
GET WELL SOON en excellente forme...
/ paru le 16/03/2010 /
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Konstantin Gropper n'est pas du genre à rester les bras croisés. Il a en effet sorti en janvier "Vexations", le deuxième album de Get Well Soon, et repart déjà sur les routes, entamant à l'AB Club ce jeudi 11 mars une mini tournée belge, qui le mènera également à Charleroi et à Bruges…

En guise de première partie, il avait emmené avec lui Musée Mécanique qui, malgré les apparences, est un groupe originaire de Portland dans l'Oregon. Leur nom est emprunté à un musée de San Francisco, et il a été judicieusement choisi. En tout cas le terme "musée" tant l'étendue des instruments utilisés ce soir sont aussi variés (accordéon, xylophone,...) que surprenants ou insolites (une scie, une petite boîte qui claque dans la main,...). Autre curiosité, vu qu'ils se sont déplacés en Europe à trois musiciens (ils sont cinq en temps normal), ils ont bien dû se répartir les tâches. Ainsi, par exemple, chacun est responsable d'une partie de la batterie, et doit se débrouiller pour battre la mesure avec la grosse caisse ou donner des impulsions sur les cymbales.

Deux chanteurs se partagent le micro, mais également l'unique guitare. Ils s'échangent donc les instruments et passent à tour de rôle derrière le clavier. A l'opposé, le troisième larron se trouve aussi devant un synthé et peut revendiquer le surnom de pieuvre tant il utilise l'ensemble de ses membres au service de la musique du groupe (il joue en moyenne de trois instruments à la fois). Ils pratiquent un folk rock qui croise la route de Grandaddy et de Simon & Garfunkel, voire de Bob Dylan par moments. Assez calme donc, mais lorsqu'ils haussent le tempo et prennent la peine de rendre leur son plus brut, ils gagnent en intensité et le public réagit plus bruyamment. Pour un titre, ils vont inviter le batteur du groupe principal à venir les accompagner… en tapotant sur son jeans. Curieux, certes, mais cela ne dépareille aucunement avec leur univers particulier. Un univers qu'il convient de rejoindre pour en saisir les subtilités. Pas évident de prime abord, raison pour laquelle 45 minutes, c'était peut-être un petit peu trop long…

Chaque fois que l'on a vu Get Well Soon, un petit quelque chose s'est produit en nous. Que ce soit en première partie de Calexico en 2008, aux Nuits du Bota ou aux Ardentes en 2009. On s'attendait donc à vibrer de nouveau au son du projet du prodige allemand Konstantin Gropper et de ses cinq musiciens au faciès froid (ils ne sont pas allemands pour rien) mais qui confèrent à leur instrument une émotion par moments bouleversante.

Des gazouillis d'oiseaux se font discrètement entendre dans les haut-parleurs. Pas de doute, c'est le signal que le début du concert est imminent. Pour cette tournée, ils ont transposé "Vexations", le nouvel album, en un film dont les différentes séquences seront diffusées sur écran géant. L'histoire se déroule donc sous nos yeux, en musique et en images. Bon, d'accord, cela n'a parfois ni queue ni tête, mais tout est excellemment bien tourné et amène un réel plus aux compositions déjà grandioses de Get Well Soon. Le début du set sera tout simplement fantastique. D'abord avec "Nausea", qui commence par introduire l'histoire avec la voix d'une petite fille dans la forêt à la recherche de bois pour le feu et qui se poursuit avec l'arrivée sur scène du groupe. Ensuite avec "Seneca's Silence", une des meilleures plages du nouvel album et "People Magazine Front Cover", un premier détour par leur magnifique première plaque.

Arborant une petite mèche de côté, Konstantin Gropper n'a rien perdu de son habilité à mettre en musique ses émotions. Le set sera, à de rares exceptions près, à son image: rigoureux, précis et sans faille. Ce type a un talent incroyable et pourtant, il garde cette simplicité qui le rend encore plus attachant. Parmi les très bons musiciens qui l'accompagnent, soulignons la petite violoniste dont l'instrument confère le soupçon de beauté qui nous fait à chaque fois craquer (le divin "We Are Free" est à tomber). Dommage que sa voix ne soit pas tout à fait à la hauteur lorsqu'elle prend le micro pour les chœurs.

Avec des titres parfaitement interprétés comme le troublant "A Voice In The Louvre" (et une vidéo qui débute en montrant la même petite fille dans un musée), l'excellentissime "Listen! Those Lost At Sea Sing A Song On Christmas Day" (ponctué par des flashes stroboscopiques du plus bel effet) et "Werner Herzog Gets Shot", on se dit que l'on est en train d'assister à notre concert de l'année. Malheureusement, le milieu du set (deux titres, en fait) va se révéler beaucoup plus faible et faire quelque peu retomber la magie qui envoûtait la salle jusque là. En effet, "That Love" et "Aureate!" sont clairement en dessous du lot et ressemblent à du Beirut grippé. Revenons un moment sur les projections diffusées derrière le groupe. Certaines sont tout bonnement excellentes et non dénuées d'humour (le banquet sous l'eau où l'on voit les invités manger et fumer). D'autres sont par contre un peu plus cruelles (la séquence au ralenti où un enfant atteint la tête d'un oiseau avec son lance-pierre est un moment d'anthologie). Ajoutons enfin qu'une caméra est dirigée en contrebas vers la tête du chanteur, et ces images tournées en direct sont incorporées en temps réel aux séquences, après un traitement souvent rétro.

Le groupe va retrouver son aura pour la seconde partie du concert, grâce à un titre du premier album, "If This Has Is Missing I Have Gone Hunting", qui va relancer la machine. Et à partir de ce moment, rien ne pourra plus les empêcher de se surpasser et d'envoyer des moments de bonheur vers un public clairement sous le charme. "We Are Ghosts" et "Angry Young Man" tirant particulièrement leur épingle du jeu, alors que la troublante version de "Ticktack! Goes My Automatic Heart" va nous donner des frissons.

Tel un vrai film, le dernier titre ("We Are The Roman Empire") fait office de générique final, avec les noms de tous les intervenants qui défilent sur l'écran: musiciens et figurants mais aussi équipes techniques et producteurs. Comme au cinéma, ils n'oublieront pas non plus les remerciements, dont la ville de Bruxelles, l'AB Club et particulièrement le public présent ce soir. Original et plein d'attention.

Le film était donc terminé et le groupe reparti dans les coulisses. Après quelques secondes, les musiciens sont réapparus pour un salut synchro digne des meilleures pièces de théâtre, avant de reprendre leurs instruments pour un rappel qui va donner une réelle valeur ajoutée à leur prestation. A un subtil mix de "Help To Prevent Forest-Fires" et "Christmas In Adventure Parks" succèdera une excellente version d'"I Sold My Hands For Food So Please Feed Me", pendant laquelle le groupe va clairement se lâcher et offrir un final majestueux au public de l'AB. Une excellente performance qu'ils vont répéter le lendemain à l'Eden de Charleroi. En encore un peu plus magique…
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Get Well Soon | Musee Mecanique
Photos © 2010 Olivier Bourgi

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