Votre navigateur ne supporte pas les css, ne tenez pas compte des images ci-dessus!
Dour Festival
 
 
 
 
Recherche

Ciblez votre recherche au niveau :
des articles
des chroniques
de l'agenda


Bienvenue sur Music in Belgium

Flux d'informations

Flux gérant le texte:




Anniversaires

  • Tommy Hunt (1933)
  • Don "Sugarcane" Harris (1938)
  • Paul McCartney (1942)
  • Jerome Smith (1953)
  • Tom Bailey (1957)
  • Alison Moyet (1961)
  • Simon Rowbottom (1969)
  • Nathan Morris (1971)
  • †Clarence Clemons (2011)

Info lecteurs

Options personnelles :
Options réservées aux membres !

Options générales :
- Nous sommes 6830 membres.
- En ligne, nous sommes 182 lecteurs, dont 2 membres.
- Nos pages diffusées s'élèvent à:
111 456 232
- Sélectionnez la langue de l'interface:


ARTICLES

› dans les archives    › par catégories

Concerts: compte-rendu
PPM Fest 2013 - jour 3 : World Peace, Motherfucker !
/ paru le 25/04/2013 /
Chronique(s)
Auditorium
Circus Maximus
Isolate
 WinmediaRealQuicktime
Abyss (audio)--high
Arrival Of Love (audio)--high
Whiter (audio)--high
Articles connexes
Article le plus lu du trimestre à propos de: Concerts
Galerie
Liens connexes
Options
Si, pour faire honneur aux quelques formations extrêmes qui ont accepté de se produire à Mons, j'avais décidé de relater la journée d'hier en obscurcissant encore son côté sombre, j'ai choisi aujourd'hui de mettre en avant les côtés positifs de notre communauté métallique si souvent décriée par le monde bien pensant. Car cette troisième journée de PPM Fest est chargée de symboles positifs qui démontrent que la fraternité métallique est loin d'être une utopie.

Chez nous, les nations se côtoient sans heurts. Ce dimanche des musiciens belges, italiens, grecs, tunisiens, allemands, brésiliens, français, hollandais, anglais, norvégiens, finlandais et américains se succèdent sur les planches du Lotto Mons Expo ; des Israéliens dansent sur la musique jouée par une formation tunisienne ; deux Allemands, que l'on disait ennemis il y a quelques années, partagent les mêmes planches pour une émouvante jam fraternelle. Au nom de mes frères, je me permettrai donc de conseiller à tous ceux qui, depuis toujours, jugent notre communauté sur son look, son franc-parler et sa soif de décibels d'appliquer, comme nous, à leur existence cette philosophie simpliste : World Peace, Motherfucker !

Avant de vous relater en détail les évènements du jour, je voudrais prendre un peu de temps pour rassurer les fans de Bernie le Keupon qui ont été choqués en lisant dans un article précédent que le bel éphèbe crêtu qui m’accompagne généralement aux concerts n’existait que dans mon imagination fertile. Pas de panique, il s’agissait évidemment d’une boutade. Je l’affirme haut et fort Bernie existe ! Et il est bien vivant. Notre ami keupon profite simplement de vacances (pas vraiment méritées) pour se balader de l’autre côté de l’Atlantique. N’allez cependant pas croire les rumeurs lancées par quelques photographes concurrents mal intentionnés qui ont signalé sa présence à l’arrivée du marathon de Boston et dans les environs d’une usine d’engrais de Waco au Texas. Pour vous dire la vérité, Bernie est un fan inconditionnel de Denis Hopper et de John Wayne et il profite d’un soudain accès à la fortune pour chevaucher un mustang sur la route 66. Je voudrais aussi, tant que j’y suis, m’excuser auprès des familles des quelques jeunes filles qui, voyant en Bernie le mari idéal, ont, à cause de ma prose mensongère, perdu tout espoir de trouver un jour le bonheur et ont commis l’irréparable en se jetant dans les bras de musiciens tournaisiens que, par peur de représailles, je ne nommerai pas ici. Les mécréants se reconnaîtront probablement.

Dans les terres du Nord où je vis en exil depuis quelques années, la réapparition du soleil dominical va souvent de pair avec le retour de meutes cyclistes indisciplinées prenant un malin plaisir à ralentir la course des honnêtes chroniqueurs se rendant au boulot. Parti bien à l’heure, je n’arrive sur place que pour assister au dernier titre interprété par Hellcity. Ce dernier, avec son hard rock énergique et son chant féminin suave me semblait pourtant bien attrayant.

Le temps de traverser la salle et je plante mes esgourdes attentives face à Sun Caged, la formation progressive qui abrite le guitar-hero multitâches hollandais Marcel Coenen (NDR : l’ex guitariste de Lemur Voice multiplie les projets et les dépannages. Rien que chez nous, il a déjà ferraillé pour Channel Zero et a participé activement à la résurrection du mythique Black Widow). En ce début de journée, il m’est franchement difficile d’accrocher à ce métal virtuose beaucoup trop mathématique à mon goût. C’est donc avec soulagement que je vois arriver la fin de la demi-heure qui lui est allouée.

À l’autre bout de la salle, nous accueillons Shadowside ‘do Brazil’ pour un set beaucoup moins technique, mais bien plus captivant. Si le quatuor heavy/power/thrash métal de São Paulo ne brille pas vraiment par son originalité, il balance néanmoins un set énergique, musclé et sexy (NDR grâce au(x) charme(s) de sa jolie vocaliste Dani Nolden). Un sympathique reprise du classique "Ace Of Spades" de Motörhead clôt la prestation en beauté

Le charme est décidément à l’ordre de ce début de journée, puisqu’après Hellcity et Shadowside, le PPM Fest nous offre le sourire d’Elie Syrelia, la jolie frontwoman de Solisia. Comme toutes les formations progressives transalpines présentes lors de cette édition 2013 du PPM, Solicia sert de refuge à l’un des musiciens de DGM. Cette fois c’est le bassiste Andrea Arcangeli qui s’y colle. Cependant, la plastique avantageuse de sa porte-parole et la célébrité relative de son quatre-cordiste ne sont pas les seuls atouts de Solicia. Son métal progressif, moins technique et plus accrocheur que celui de Sun Caged, s’écoute sans ‘prise-de-tête' et me fait passer un agréable moment.

14h25, je fais un petit détour par le bar pour me réhydrater avant d’affronter les rigueurs du désert Tunisien. Par un heureux hasard, j’y rencontre mon sympathique collègue Olivier Bourgi, qui, comme chaque année fait quelques infidélités à Music In Belgium en se joignant à la meute des paparazzis officiels du festival. Comme nous ne sommes pas souvent envoyés sur les mêmes concerts, nous profitons de ces retrouvailles pour nous hydrater une seconde fois le gosier en nous racontant d’amusantes histoires de Bernie. Ah, ce punk ! Même de l’autre côté de l’Atlantique, il nous fait encore rire.

C’est donc légèrement éméché et un peu nostalgique, il faut bien l’avouer, que je gagne l’avant de la scène Omega afin de déguster le métal progressif moyen-oriental de Myrath. Bizarrement, l’accueil est assez mitigé. Le public montois attend sans doute d’en voir un peu plus avant de donner son aval à cette déclinaison exotique de sa musique de prédilection. Les Tunisiens frappent pourtant très fort en attaquant avec "Sour Sigh", l’un des titres les plus réussis de leur superbe "Tales Of The Sands". L’album, sorti l’année dernière, sera représenté à huit reprises aujourd’hui. Si le spectacle offert par Myrath est un peu moins dépaysant que celui qu’ont donné hier les Israéliens d’Orphaned Land il n’en est pas moins prenant et la curiosité se transforme vite en fascination. Partout dans la salle, les femmes, jeunes et moins jeunes ondulent des hanches au son des envoûtants "Braving The Seas", "Merciless Times", "Under Siege" et "Tales Of The Sands" que Zaher Zorgati, le vocaliste introduit en disant ’Il fait un peu froid en Belgique, nous vous avons amené la chaleur du désert tunisien’. À quelques mètres de moi, Yossi Sassi et Uri Zelcha souriants au possible, dansent et chantent à tue-tête. Zorgati les a repérés dans la foule et les interpelle : ’Je voudrais saluer mes frères d’Orphaned Land qui sont venus nous voir aujourd’hui’. Au final, le PPM s’enflamme pour ses frères du désert. Assurément l’une des meilleures prestations du jour !

Les Français de Nightmare sont ici chez eux puisque c’est la troisième fois qu’ils honorent le PPM Fest de leur présence. Ils y ont joué en 2011 et y ont présenté leur nouvel album à la presse en 2012. Joe Amore et ses compères sont au top de leur forme. Leur show a beau être classique au possible, dans le genre, on n’a pas encore fait mieux aujourd’hui. Il est impossible de ne pas les aimer Nightmare si l’on est un fan de métal. Je bois donc leur prestation comme on boit du petit lait.

Fan de Tank depuis un soir de 1984 où j’ai eu la chance de les voir ouvrir pour Metallica, j’attends la prestation de cet après-midi avec impatience. Et je ne suis pas déçu. Forts de trois décennies d’expériences scéniques, les Anglais s’appliquent à démonter qu’il n’y a rien de mieux qu’une formation issue de la N.W.O.B.H.M. pour donner une leçon de métal classique. En amateur avide du genre, je prends littéralement mon pied. D’autant que, pour palier à l’absence de Doogie White (NDR : actuellement sur les routes avec Michael Schenker) Tank a fait appel à l’organe vocal de l’excellent ZP Theart (NDR : qui militait jadis, au sein de Dragonforce). Malgré tout le respect que je porte à Doogie White, je suis obligé d’admettre que la ‘tranche de Theart’ qui nous est offerte est absolument succulente et que son énergie convient bien mieux au Tank originel que le style, plus ‘Classic Rock’ de ce bon vieux Doogie.

Après six heures d’exposition constante aux décibels généreusement fournis par la sono du PPM Fest, mes tympans ont besoin d’un break et je choisis de boycotter la prestation de Circus Maximus, dont je ne connais pas vraiment la discographie, pour aller profiter des derniers rayons du timide soleil montois. Je reviens juste à temps pour assister à l’entrée de Firewind. Pour celles et ceux qui débarquent d’une autre planète, rappelons que Firewind est un groupe Grec, mené par le guitariste Gus G et que ce dernier est, accessoirement, le guitariste attitré d’Ozzy Osbourne. Poussons aussi un petit cocorico, puisque Johan Nunez, le batteur du groupe est un ‘ptit gars de chez nous’, originaire de Charleroi, à quelques dizaines de kilomètres à peine de Mons. Et puisque nous faisons les présentations, signalons encore que le vocaliste Apollo Papathanasio a récemment lâché l’affaire et qu’il a été remplacé, sur la tournée en cours, par l’excellent chanteur danois Kelly Sundown Carpenter (Adagio, ex-Beyond Twighlight). Firewind semble être attendu comme le messie par une grande partie de l’assistance. Et si je n’avais pas déjà dépassé mon quota d’idoles, j’aurais pu, moi aussi, tomber pour ce heavy/power métal aux refrains immédiats. Certes, Gus G. est un virtuose. Mais nous sommes au PPM Fest et nous mangeons du virtuose depuis trois jours. Craignant l’indigestion, je déguste de loin, sans vraiment apprécier.

Je ne me suis jamais vraiment intéressé à la discographie de Turisas et, aujourd’hui, je le regrette amèrement. Car après la prestation un peu trop conventionnelle de Gus G. et sa troupe, celle des Finlandais est carrément enthousiasmante. Imaginez six effrayants guerriers barbares, couverts de peinture rouge et noire déversant un mix de folk métal guerrier et de chansons à boire sur la foule surexcitée du Lotto Mons Expo. Outre la couleur étonnante de son maquillage, Turisas a la particularité de recourir aux services d’un violoniste qui, étonnamment, se montre souvent bien plus nerveux que ses collègues guitaristes. Une excellente découverte pour moi et manifestement, une confirmation pour les autres !

Il est presque 20h30 et Kai Hansen fait sa première apparition de la soirée. Le guitariste/chanteur est acclamé comme il se doit par le public du PPM Fest en délire. À la tête de son Gamma Ray, Hansen propose un set sympathique qui, en dix titres, explore quelques-uns des brûlots de son imposante discographie. La fatigue se fait sentir, mais je parviens à glaner quelques titres au passage : "Master Of Confusion", "Anywhere In the Galaxy", "To The Metal", "Men Martians and Machines" et surtout, en prémices de ce qui va suivre, une superbe reprise du "Future World" d’Helloween. Hansen, la tête enfoncée dans les épaules semble avoir pris un petit coup de vieux. Cependant, l’assemblée est constituée d’inconditionnels et le succès est au rendez-vous.

Il est 21h45 et Queensrÿche, mené par son nouveau vocaliste Tod la Torre, investit les planches de la scène Alpha. Selon la rumeur, le groupe de Seattle aurait donné quelques sueurs froides à l’organisation en jouant les divas capricieuses durant le soundcheck matinal. Tout cela a évidemment très peu d’importance pour les nombreux fans de la première heure présents dans la salle car pour eux, la setlist tient du rêve éveillé. À l’exception d’"Empire", joué lors du rappel, le groupe n’interprète que des classiques extraits de ses trois premiers opus et va même jusqu'à exhumer le mythique"Queen Of The Reich" de 1983 et une petite rareté : "Prophecy" (NDR : un titre datant des sessions de "Rage For Order" mais n’ayant pas été inclus sur l’album et que l’on retrouve, entre autres, sur la réédition CD du fameux EP "Queen Of The Reich". Cependant, le rêve éveillé disparaît dès que l’on garde les yeux ouverts. Car sur scène il se passe quelque chose d’absolument terrible : les musiciens ne communiquent pas entre eux. Pas un regard, pas un sourire, pas mot ni une poignée de main. Chacun se contente de jouer ses parties (à la perfection) sans se soucier de ce que font les autres. Todd La Torre, bien sûr, communique avec le public et malgré ses ennuyantes pleurnicheries concernant des critiques formulées à son égard, le vocaliste s’en sort plutôt bien. Car si, ailleurs, les fans de Queensrÿche ne l’ont pas accepté, ce n’est pas du tout le cas ici et nous lui sommes même reconnaissants d’avoir apporté un semblant d’humanité à la prestation du groupe.

Il est 23h15 et le "For Those About To Rock" d’AC/DC annonce la venue imminente des héros du jour. Les spotlights dévoilent une scène sur plusieurs étages et l’imposante batterie à quatre grosses caisses de Dani Löble. Le second étage de la scène est voilé par un rideau derrière lequel on devine la silhouette d’Andi Deris. Sur un fond de percussions, le vocaliste déclame les lignes fédératrices d’"I Wanna Be God". Lorsque le rideau tombe, le groupe au complet fait son apparition et envoie "Nabataea", le superhit qui ouvre "Straight Out Of Hell". Helloween, qui semble bien décidé à nous vanter les mérites de son dernier opus, nous en offre d’ailleurs six extraits ce soir. Le groupe est en super forme et, à l’inverse de Queensrÿche, soudé au possible. Sur scène, les sourires, les accolades et les ‘high five’ fusent. Entre les tentatives de marketing (NDR : ils ont bien raison après tout, l’opus est excellent), les teutons déclinent un petit florilège de leur production passée en explorant à plusieurs reprises les deux "Keepers Of The Seven Keys" ("Eagle Fly Free", "I’m Alive", "Dr. Stein") ou le plus récent "7 Sinners" avec "Are You Metal" et "Where The Sinners Go". Nous avons aussi droit au génial "If I Could Fly" (extrait de "The Dark Ride" et au plus dispensable "Power" ("The Time Of The Oath"). Ce n’est qu’à l’heure du rappel que nous pouvons enfin profiter du moment que nous attendions tous : la réconciliation entre Helloween et son ancien guitariste. Et pour ce faire, le groupe secondé, donc, par Kai Hansen, se fend d’un medley des titres "Halloween/How Many Tears/Heavy Metal Is The Law". Pour le final, les autres membres de Gamma Ray réinvestissent eux aussi la scène pour apporter leur contribution au magique "I Want Out". Les lumières de la salle se rallument définitivement sur une foule de visages heureux et exténués.

Et voilà, la quatrième édition du PPM Fest touche à sa fin et ceux qui y ont participé conviendront avec moi qu’il s’agissait d'une fiesta inoubliable. Avant de vous quitter, il me reste à féliciter l’équipe de Tony Carlino pour cette réussite et à remercier les groupes qui nous ont fait passer de très bons moments. À titre personnel, j’aimerais remercier Hugues Timmermans pour son soutien photographique et les courageux (Claude, Gery, Michael, Damien, Gaël) qui se sont relayés pendant trois jours pour me faire oublier la désertion honteuse de l’infâme Bernie. Je voudrais aussi saluer les sympathiques bénévoles qui ont contribué à faire du Lotto Mons Expo un véritable petit coin de paradis sur terre et, finalement, avoir une pensée particulièrement émue pour les dames pipi qui, durant trois jours, ont été confrontées aux débordements de dix-sept mille vessies et qui n’ont pourtant jamais cessé de sourire. Félicitations à tous et à l’année prochaine !
Les autres photos de
Myrath | Nightmare | Tank
Circus Maximus | Firewind | Turisas
Gamma Ray | Queensrÿche | Helloween
Photos © 2013 Hugues Timmermans

Partager sur :



  
Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus ! Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés, veuillez vous enregistrer.



AU SOMMAIRE en PAGE d'ACCUEIL :

 
Recherche
S'identifier
 
Contact
Conseiller
 
Galerie
Liens
 
Agenda
Dynatop
 
Articles
Chroniques
 
 
Accueil

Music in Belgium design, logo and all icons in this site © 2002-2018 by Ingrid Ballieu
Music in Belgium web site © 2002-2018 by Music in Belgium