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Concerts: compte-rendu
Raismes Fest 2016 - Jour 2 : du Funky chez les Cht'is
/ paru le 15/09/2016 /
10 Septembre 2016. Bétôt un an qu'jai pu été m'pormener Dins ch'nord. Cha fait trop longtimps ! 12h30. Ch'uis à l'presse, M'carette fonche à toute berzinque su l'A2 direction Raismes. Eul'premier concert qu'minche à 13h et je n'veux pas ête in retard !

Remarque : Pour le confort de nos lecteurs, nous abandonnons le langage fleuri de nos hôtes du jour et revenons aux rigueurs harassantes de la langue Française.

Oubliée l'incessante pluie de hallebardes qui avait assombri notre dernière visite au domicile de la Princesse d'Arenberg. Un soleil radieux illumine aujourd'hui le parc du château. Il nous nous quittera qu'en fin de soirée pour laisser la place à un croissant de lune étincelant. À l'entrée du site, une fouille en règle des sacs rappelle à celles et ceux qui l'auraient oublié que nous sommes en l'an 1 après le Bataclan et qu'à Raismes, comme partout ailleurs, les temps ont changé. Pas le temps de nous appesantir sur les horreurs de notre triste époque, car déjà les premiers décibels résonnent sur la scène principale.

Sonner le clairon pour tirer les sujets de la princesse de leur juste sommeil n'est pas une mince affaire. Les Iron Bastards relèvent le défi. Un entrain communicatif mis au service d'un Speed Rock'n'roll gras et burné leur assure l'attention immédiate de celles et ceux qui, comme nous, ont préféré délaisser leur bol de céréales matinal au profit d'une bonne choppe de houblon liquide. Les brûlots Motörheadiens que sont "Boogie Woogie Violence" ou "Pancho Villa" filent un coup de pied au cul salutaire aux derniers endormis. Nul doute que, du haut de son nuage, Saint-Lemmy approuve cette atomisante relecture de son évangile !

Les Radical Suckers prennent le relais sur la scène découverte. Originaire d'Aulnoye-Aymeries, à quarante kilomètres à peine de Raismes, le groupe défend avec rage et conviction les qualités de la scène locale. Qualifiée de 'Speed Grunge' dans les pages du livret officiel du festival, la musique du trio est terriblement efficace et nous fait un peu penser à ce que pourrait donner une version Hardcore de la musique de Rose Tattoo. L'ami Alain Boucly, qui, une fois encore, nous fait le plaisir d'illustrer notre imbuvable prose avec de jolies images, parvient à nous convaincre (sans devoir faire trop d'efforts, il faut bien l'admettre) que la prestation du combo nordiste serait encore plus agréable a regarder, une bière à la main et la glotte humide. Un aller-retour rapide vers le bar confirmera ses dires.

L'une des très grandes qualités du Raismes Fest est sa propension à inviter de groupes que l'on ne voit pas ailleurs (ou, en tout cas, qui ne se produisent jamais chez nous). C'est le cas des Espagnols de The Electric Alley. Il est 14h05. Jaime Moreno salue Raismes d'un amusant Good Evening. Si ses compétences en matière de lecture d'horloge sont remises en cause, le vocaliste espagnol ne tarde pas à nous mettre les pendules à l'heure en démontrant qu'il possède les plus belles cordes vocales du festival. Sa voix chaude et envoutante, combinée aux lignes de guitares passionnées de Nando Perfumo, nous embarque dans les délices d'un Hard Rock seventies 'zepplinien' au possible. Bien que clairsemé, le parterre raismois s'emballe et reprend en chœur une salve de 'Yeah Yeah' fédérateurs. Une excellente découverte.

Nous parlions d'excellente découverte. En voici une autre : Overdrivers ! Originaire de Béthune, le quatuor s'impose aujourd'hui comme la riposte française aux assauts Rock'n'roll d'Airbourne. Comme son pendant australien, le groupe nordiste combine l'âme d'AC/DC à l'énergie de Motörhead. Si l'originalité n'est pas vraiment de mise, l'énergie dépensée par les musiciens sur les planches de la scène découverte nous scotche à notre coin de pelouse. Un excellent groupe de scène. À revoir !

Retour à la scène principale avec The New Roses. Pour nous, le premier 'coup de mou' de la journée. Comme son nom semble l'indiquer, le combo teuton ambitionne d'offrir quelques fleurs fraichement coupées au vase défraichi du Hard/Sleaze Rock. Si l'on ne peut pas tout à fait qualifier sa prestation d'"assommante", le groupe ne fait, à notre humble avis, que resservir (NDR : en beaucoup moins sexy) ce que nous avaient proposé les Quireboys l'année dernière sur ces mêmes planches. Attitude Rock'n'roll et rigueur teutonne ne font pas toujours bon ménage. Un concert sympa, mais sans plus. Nous profitons de cette petite baisse de régime pour renouer avec ce qui, pour nous, est devenu une tradition raismoise incontournable : l'américain saucisse sauce andalouse.

Si l'AOR/Hard Rock mélodique qu'il distille n'est pas tout à fait notre style de prédilection, nous éprouvons une certaine admiration pour Drenalize. Amputé de deux de ses membres depuis quelques jours à peine, le groupe n'a pas renoncé à se produire devant nous. Afin d'assurer ses engagements, il investit les planches de la scène découverte sans sa quatre-cordes, mais accompagné d'une guitare de remplacement. Le shredder intérimaire joue un peu de malchance : la sangle de son instrument le lâche dès le premier titre, l'obligeant à jouer en s'appuyant sur un haut-parleur. Ceci ne l'empêche pas, toutefois, d'assurer avec un certain brio. En dépit de toutes ces galères, Drenalize conserve une attitude tellement positive qu'elle force le respect. Et si la prestation du groupe manque parfois un peu de bouteille, nous avons, en tout cas, passé un excellent moment en sa compagnie.

Inglorious est un autre de ces groupes que l'on ne croise qu'à Raismes. Le quintette débarque d'Angleterre avec la ferme intention de défendre les valeurs du Hard Rock classique, telles qu'elles ont été définies au cours des seventies par ses compatriotes de Deep Purple, Led Zeppelin et consorts. Les britanniques nous offrent une prestation ensorcelante et débordante d'énergie, ponctuées de nombreux moments fort comme, par exemple, cette reprise speedée du classique "I Surrender" de Rainbow ou ce superbe "High Flying Gyspies" fortement inspiré par le "Kashmir" de Led Zeppelin. Nous noterons encore un impressionnant solo de basse et un vocaliste très en voix. Sans conteste, un autre bon moment à mettre au crédit de cette dix-huitième édition du Raismes Fest.

L'affiche qui, jusqu'ici, était essentiellement articulée autours du Hard Rock pur et dur prend une tournure 'légèrement' différente avec l'entrée en scène des Albigeois d'Inepsys. De superbes mélodies de guitare et d'impressionnantes lignes de basse (à six cordes) sont mises au service d'un Métal Progressif technique, ambiancé et franchement agréable à l'écoute. Le groupe réussit à captiver l'attention d'un public plus porté sur AC/DC et Motörhead que sur Dream Theater. Bel exploit.

De tous les groupes figurant à l'affiche de ce Raismes Fest 2016, Diamond Head est celui dont le style musical correspond le mieux aux goûts de votre serviteur. Le vétéran de la N.W.O.B.H.M. vient, en outre, de publier un album fabuleux ("Diamond Head"), qui rivalise de qualité avec les deux bombes qu'étaient "Lightning To The Nations" (1980) et "Borrowed Time" (1982). Autant dire que nous ne manquons pas une seule seconde de la prestation des Anglais. Rasmus Bom Andersen, le nouveau frontman du groupe, avec son timbre vocal proche de celui de Sean Harris (qui chantait sur les deux classiques précités) a indéniablement requinqué le héros de notre jeunesse. Cependant, le guitariste Brian Tatler reste la star incontestée de Diamond Head. Le voir distiller à nouveau les riffs et les soli des standards du Heavy Metal que sont "Helpless", "To Heaven From Hell", "The Prince" ou "It's Electric" est un véritable enchantement. Si les trois extraits de la nouvelle plaque éponyme ("Bones", "Diamonds", "Shout At The Devil") font plutôt bonne figure, ce sont indéniablement les pépites du passé qui remportent le plus de succès auprès du public raismois. L'intemporel "Am I Evil", joué en apothéose finale, reçoit l'ovation qui lui est due !

Après cette jouissive escapade dans le monde rigoureux du Metal authentique, nous avons quelques difficultés à entrer dans le "Free Metal" débridé de Malmort. Après avoir profité durant quelques minutes de cette agréable torture mentale, nous décidons de nous mettre en quête de la "perle rare" auprès des nombreux dealers de CD et de vinyles qui ont élu domicile dans le parc du château.

Cette sympathique (mais onéreuse) activité nous permet de patienter jusqu'à la prestation de Myrath. En 2013, les Tunisiens avaient dû renoncer à jouer au Raismes Fest en raison d'une sombre histoire de visa. La foule compacte qui se masse devant la scène principale est donc soulagée de les voir débarquer sur scène. Beaucoup semblent considérer la venue du groupe comme l'attraction principale de la journée et le succès est indiscutablement au rendez-vous. Difficile en effet, de ne pas être embarqué dans le monde envoutant du quintette et de son Power Metal à l'orientale.
D'autant plus qu'aux sublimes circonvolutions de la guitare de Malek Ben Arbia; aux exotiques paysages sonores que génèrent les claviers d'Elyes Bouchoucha et aux vocalises suaves de Zaher Zorgati viennent s'ajouter les courbes ondulantes d'une très jolie danseuse orientale. Ah, qu'il fait bon vivre sous le soleil de Raismes.

Entre les sublimes chansons qui nous sont offertes, Zorgati se répand en compliments pour l'organisation et vante la magie de la simplicité du festival : Ce n'est pas un festival de grands moyens, mais c'est un festival de grand cœur ! Au cours de cette prestation magique nous oublions tous les maux qui rongent notre planète. Avant de quitter la scène sous les vivats de la foule Zorgati résume une dernière fois la pensée générale : "Souviens toi qu'il n'y a qu'une religion : la Musique" !

Nous sommes de retour face à la Scène Découvertes et le changement d'ambiance est radical. Après nous avoir fait subir une intro 'Dance' que j'ai envie de qualifier d'atroce et vomitive, Pleasure Addiction s'applique à ressusciter le meilleur de la vague Hair Metal / Glam Rock US. Nous aurons besoin de quelques minutes pour nous adapter à la différence de 'profondeur' entre le style de Myrath et celui des Parisiens (NDR : qui, pour situer l'affaire, rappelle beaucoup les débuts de Poison), mais la prestation se révèle, au final, plutôt jouissive. Joli final pour cette Scène Découvertes 2016.

The Answer revient au Raismes Fest après quatre ans d'absence. Pour nous qui l'avons vu se produire sur les planches de l'Alcatraz il y a un peu plus d'un mois, cette visite sent un peu le réchauffé. Entendons nous bien : The Answer est un excellent groupe et Cormac Neeson est probablement l'un mes meilleurs chanteurs Classic Hard Rock de sa génération. Cependant, The Answer n'est pas vraiment le genre de groupe que nous avons envie de revoir deux fois de suite. N'ayant pas autre chose à faire, nous restons plantés devant la scène, mais le cœur n'y est pas et les 75 minutes qui lui sont allouées nous semblent interminables. Heureusement, la majorité du public n'est pas de notre avis et même si la cour du château s'est un peu vidée après la prestation de Myrath, les raismois offrent aux Irlandais une franche ovation.

23h00. Les couches-tôt et les rabat-joies ont profité de la pénombre pour déserter le parc du château. Incompréhensible ! Avoir les sensationnels Mother's Finest sous la main et ne pas en profiter pour faire la fête semble tenir de l'hérésie pure. Tant pis pour ces flemmard, ils ne savent pas ce qu'ils manquent. Nous sommes encore quelques centaines d'irréductibles face à la scène principale lorsque résonne l'intro hallucinée de "Funk A While". Emportée par les rythmiques funky de Dion Derek Murdock et le groove écrasant des quatre cordes de l'imposant Jerry 'Wizzard' Says, la foule ondule déjà de plaisir. John Hayes, guitare à la main, lunettes noires sur le nez et capuche rabattue sur le front parvient à peine à dissimuler le sourire béat qui lui barre le visage. De l'autre côté de la scène Gary 'Moses Mo' Moore esquisse quelques pas de danse afin, probablement, de nous démontrer que contrairement à la croyance générale, les 'blancs' aussi peuvent avoir le rythme dans la peau.

En ce début de show, Glenn Murdock reste un peu en retrait pour laisser le champs libre à sa compagne Joyce "Baby Jean" Kennedy (NDR : plus tard, il squattera l'avant scène plus souvent qu'à son tour). Véritable Tina Turner du Hard Rock, la charismatique chanteuse nous emballe dès son entrée en scène. La suite de la prestation du sextuor géorgien est un véritable enchantement pour les yeux et les oreilles. Cet improbable mélange de rythmes Funky, de guitares Heavy, de soli Blues et surtout, ces superbes voix soul masculines et féminines : difficile de faire plus sexy (NDR : réécoutez "Baby Love" et vous comprendrez). Bien sur, je suis loin de connaitre la discographie Mother's Finest sur le bout des doigts. Cependant, la chance est avec moi. Le groupe a choisi d'interpréter une série de titres figurant sur les deux plaques que je possède ("Another Mother Further" (1977) et "Live" (1979)) et je peux donc (presque) profiter du show en connaisseur. Si la musique est transcendante, c'est surtout l'osmose qui règne sur scène qui fascine.
À de nombreuses reprises, les musiciens échangent sourires et dialogues complices tout en observant avec admiration les divagations solitaires de leurs collègues (NDR : ah le sourire admiratif de Joyce Kennedy durant l'incroyable solo de basse du Wizzard : Bluffant !). Tout ici fleure bon le respect et l'amitié véritable. À les voir se démener ainsi sur scène, il est difficile de croire que ces 'jeunes gaillards' foulent les planches en se serrant les coudes depuis plus de 45 ans (NDR : à l'exception du batteur, qui est le fils de Joyce Kennedy et Glenn Murdock, nous avons affaire aux musiciens originaux du groupe !). Comment ne pas se pâmer d'admiration devant l'énergie déployée par l'incroyable Joyce Kennedy qui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, fête son 68ème printemps cette année !

Raismes, qui a bien compris la chance qu'il a de pouvoir assister à la prestation de ce phénomène du Hard Rock fusion, ne perd pas une occasion de manifester son plaisir. Chaque titre est une fête, chaque silence (scénique) génère une ovation. Le temps passe trop vite et nous sommes surpris de voir le groupe quitter la scène. Bien sur, il réapparait quelques minutes plus tard pour nous redonner un petit coup de groove. Avant de laisser ses collègues nous balancer, en rappel, un extrait plutôt musclé du nouvel album (" Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts ", sorti chez nous en 2015 chez SPV/Steamhammer), Joyce Kennedy revient un peu sur la carrière du groupe et sur les difficultés éprouvées à faire accepter une musique aussi Heavy que celle de Mother Finest lorsque l'on a la peau sombre. Son message est clair : Nous avons toujours fait ce que nous aimons, et nous continuerons à le faire, tant pis pour ceux que cela dérange !. Le concert aurait dû s'arrêter là. Cependant, le Raismes ne l'entend pas de cette oreille. À force de nous époumoner, nous obtenons un second rappel (NDR : manifestement imprévu puisque les musiciens doivent se concerter pour choisir un titre à jouer). Par bonheur, Mother Finest choisit de nous offrir son classique "Somebody To Love". Quel final Magique !

Et voilà. La dix-huitième édition du Raismes Fest prend fin. Comme toujours, l'organisation était parfaite : l'accueil était chaleureux, l'ambiance familiale, les prix démocratiques, les échoppes regorgeaient de raretés et d'occasions à saisir, la nourriture était délicieuse, les toilettes étaient propres, et, surtout, l'affiche était fabuleuse. Nous devons cependant clore cet article sur un constat navrant : Vous n'êtes pas venus ! Comme chaque année, nous avons essayé de vous persuader d'assister à cette fiesta unique qu'est le Raismes Fest et comme chaque année, nous avons eu la curieuse impression qu'il aurait été plus facile à Elie Semoune de convaincre un skinhead des bienfaits de la sodomie que de vous faire venir à Raismes. Malgré une affiche unique et alléchante et un temps radieux, la fréquentation du festival semble encore avoir baissé. Il faut savoir que le Raismes Fest (sur)vit, non seulement grâce aux efforts de ses bénévoles, mais aussi grâce aux subventions de la ville de Raismes. Chacun sait que, s'il a une constante dans le monde des administrations, c'est qu'elle sont changeantes. Un jour peut être (et nous ne le souhaitons évidemment pas) le Raismes Fest ne bénéficiera plus de l'aide financière de la commune qui lui a donné son nom et plus personne ne nous offrira l'opportunité d'assister aux prestations de groupes aussi formidables que Myrath ou Mother's Finest (NDR : nous n'en citons que deux, mais nous pourrions lister tous les groupes à l'affiche). Pensez-y l'année prochaine ! Et si, par hasard, vous n'y pensez pas, nous nous chargerons de vous le rappeler !

Nous finaliseront en remerciant Philippe Delory et toute l'équipe du Raismes Fest pour la sympathique invitation qui a été faite à notre équipe. Merci également à Alain Boucly pour le soutien visuel (et la jolie photo de la danseuse de Myrath). Un énorme merci, enfin à notre sympathique lectrice Murielle D. qui a gagné l'une des entrées offerte sur notre site et qui - c'est assez rare pour le signaler -, nous a envoyé un message pour nous remercier...
Photos © 2016 Alain Boucly


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