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Concerts: compte-rendu
Femme Club Tour 2016: trois jours de métal dans une ambiance intimiste
/ paru le 13/12/2016 /
Les organisateurs du Female Metal Event (FemME) ont pris l'excellente habitude d'organiser deux fois par an une mini-tournée au format club permettant à des groupes triés sur le volet de partir à la conquête du public dans des salles réputées pour leur convivialité. La mini-tournée de cet automne, qui mettait à l'affiche des groupes métal à composante féminine, a fait escale à Dusseldorf, Roeselaere (Roulers), Eindhoven et Maasmechelen. Grâce à notre collaboration avec Hardlife Promotion, Music In Belgium a pu assister aux trois dernières dates de cette mini-tournée.

Acte I : Verlichte Geest (Roeselaere)

Vendredi 18 novembre. À mon arrivée au Verlichte Geest, les musiciens s’affairent aux derniers réglages du son. Le programme de la soirée s’annonce chargé puisqu’il y a pas moins de trois groupes de qualité à l’affiche. C’est le groupe luxembourgeois Elysian Gates qui a été choisi pour ouvrir les hostilités et chauffer la salle. Quand Noémie Leer (voix), Thierry Sadler (claviers), Sue Scarano et Guy Christen (guitares), Kim Sosson (basse) et Christian Praus (batterie) prennent possession de la scène, le public pourtant clairsemé réserve un excellent accueil à cette sympathique formation qui s’était fait connaître dans les Battles (présélection des groupes «découverte» du festival FemME), sans réussir à franchir le cap de la finale. Le groupe assure avec beaucoup de professionnalisme. Malgré l’exiguïté de la scène, les membres du groupes prennent un plaisir évident à se produire sur scène et cela impacte positivement leur prestation. Noémie a un charisme certain et une voix qui colle parfaitement aux compositions du groupe.



Côté setlist, le groupe dispose d’un créneau de 5 titres: «One Open Gate», «Broken Inside», «Human Infection», «Northern Winds» et «Crossroads», tous extraits de l’album «Crossroads» sorti en mai dernier. C’est avec regret que je vois arriver la fin de ce concert tonique et enthousiasmant. Mais je me console à l’idée de retrouver le groupe sur scène demain soir…

Venu promouvoir son nouvel opus «Dirge For The Archons» sorti le jour même, le groupe espagnol est manifestement très heureux de retrouver le public belge qu’il considère comme sa deuxième patrie. Après un break de plusieurs mois pour cause d’écriture et d’enregistrement du nouvel album, Zuberoa Aznárez (voix), Gorka Elso (claviers, grunts et chant), Alexey Kolygin (guitare), David Carrica (batterie) et Odei Ochoa (basse) nous reviennent en grande forme et en belle position sur l’affiche du jour. Le couple formé par la resplendissante Zuberoa et le virtuose du clavier Gorka fonctionne toujours aussi bien. C’est un régal de les retrouver sur scène pour une dizaine de titres dont le premier single du nouvel album: «Invisible»



Les fans ne sont pas oubliés puisque le groupe interprète aussi des titres de ses anciens albums qui vous seront détaillés dans la suite de cet article. Globalement, le son de Diabulus a mûri et s’est légèrement durci, mais toutes les composantes symphoniques sont toujours présentes. Les rythmes sont soutenus et les mélodies très ciselées. Le public présent est captivé et manifeste son enthousiame à grands coups de headbanging. Ici encore le set passe à une allure folle et je me dis qu’il faut absolument revoir ce groupe en headliner. Mon petit doigt me dit que ce vœux a toutes les chances d’être exaucé en 2017.

La tête d’affiche n’est autre que le groupe de power mélodique/symphonique autrichien Serenity qui continue à surfer sur le succès de son album «Codex Atlanticus». Sur scène, on retrouve le groupe au grand complet avec Georg Neuhauser (voix), Fabio D'Amore (basse et voix), Andreas Schipflinger (batterie et voix), Christian Hermsdörfer (guitare et voix), Franz-Josef Hauser (claviers et voix) ainsi que la délicieuse Tasha (voix) qui est la chanteuse attitrée du groupe sur les tournées.

Malgré le petit nombre de personnes présentes, Georg (grand fan de Freddie Mercury) a un talent certain quand il s’agit d’accrocher le public et de le faire participer à la fête. À un moment du concert, il finira même perché sur le bar pour interpréter un des titres de la setlist…
L’alchimie entre les membres du groupe donne naissance à des effets vocaux de toute beauté. Chacun connaît son rôle à la perfection et la machine est parfaitement huilée. Avec des mélodies d’une efficacité redoutable, Serenity séduit des nouveaux fans à chaque apparition sur scène.

Au programme, huit morceaux de l’album «Codex Atlanticus» (2016) ainsi que quelques grands classiques du groupe tirés de sa discographie antérieure: «Codex Atlanticus», «Follow Me», «Sprouts of Terror», «Royal Pain», «Iniquity», «My Final Chapter», «The Perfect Woman», «Rust of Coming Ages», «Heavenly Mission», «Spirit in the Flesh», «Reduced to Nothingness», «Legacy of Tudors», «Serenade of Flames», «Caught in a Myth» et «Velatum».

Chacun des groupes de ce soir s’est donné à 100% pour le public présent. Et à l’issue du concert, les artistes sont venus à la rencontre du public et cette belle soirée s’est terminée par une bonne bière, un peu comme dans les albums d’Astérix. Nous ne sommes pas Gaulois pour rien !

Acte II : Popei (Eindhoven)

Samedi 20 novembre. C’est gonflé à bloc par l’excellente soirée de la veille que je prends la voiture direction Eindhoven et la salle Popei, là même où ont eu lieu les éliminatoires des Battles pour le festival FemME et où, plusieurs années en arrière, il m’a été donné d’assister à un concert privé, le deuxième que donnait une certaine Floor Jansen avec son tout nouveau groupe de l’époque Revamp.

Retour en 2016. Il y a nettement plus de monde ce soir au Popei et l’ambiance est bonne, avant même que le concert ait commencé. Aujourd’hui encore, c’est Elysian Gates qui ouvre le bal. Noémie et ses petits camarades de jeu interprètent la même setlist que la veille, mais avec une énergie décuplée car c’est le dernier soir où les Luxembourgeois sont de la partie dans cette mini-tournée et ils ont décidé de finir en feu d’artifice. Les artistes s’éclatent et le public aussi, comme en atteste ce petit souvenir filmé et publié par
MetFemVoices avec le consentement du groupe


Une des caractéristique de cette mini-tournée est son affiche à géométrie variable. Nouveau venu sur la tournée, le groupe néerlandais Beyond God, originaire d’Eindhoven, occupe le deuxième créneau horaire de la soirée.

Ce groupe de métal symphonique ouvre son set avec une ballade superbe qui met joliment en valeur les capacités vocales de la chanteuse Meryl Foreman:


Avec Twan Smolders (guitare), Lukasz Kubaszak (basse) et Ferry Guns (batterie), la formation néerlandaise propose une musique teintée de prog qui n’est pas faite pour me déplaire. Au menu de ce set de 45 minutes, «Nocturne», «Prince Creep», «Sonambula», «Memories», «Destination Darkness», «Sail Away Upon A Cloud», «Ghost Ship» et «Passion». Tous sont extraits de l’excellent premier album du groupe intitulé «A Moment Of Black» (2016).

Le moment est à présent venu de retrouver le groupe pampelunais qui va enfin pouvoir jouer ce soir l’intégralité de sa setlist (il avait été obligé d’écourter son set la veille par manque de temps). Voici donc le programme complet interprété par la joyeuse bande à Zuberoa: «Battle of Atlantis», «Earthly Illusions», «Lies in Your Eyes», «Invisible», «Mechanical Ethos», «The River of Loss», «Inner Force», «Eternal Breeze», «Ex Nihilo», «Carousel», «Crimson Gale», «Sceneries of Hope» and «Spoilt Vampire».

Le public d’Eindhoven a donc eu droit à plusieurs morceaux en (quasi) première absolue. Apparemment, la tonalité du nouvel album plaît assez bien au public présent qui manifeste bruyamment son approbation. Le contact passe fort bien entre les artistes et le public. Les morceaux se succèdent et contribuent à faire monter l’ambiance jusqu’à atteindre une jolie symbiose entre le groupe et les spectateurs présents dans la salle. La formation espagnole affiche désormais une belle maturité qui lui permet de s’éclater encore mieux sur scène avec son public.

L’histoire est un éternel recommencement puisqu’après l’envahisseur espagnol, nous assistons au retour de l’envahisseur autrichien avec à sa tête le charismatique chanteur Georg Neuhauser. Ses troupes sont disposées sur scène et son armée est donc en ordre de bataille. Nous voilà donc repartis pour un tour avec une setlist fortement axée sur le dernier opus en date du groupe. Au bout de cinq ou six morceaux, il me semble que le bassiste n’a pas l’air dans son assiette. Le groupe jouera pourtant jusqu’au bout, quitte à meubler en improvisant un Fairy Tales non inscrit au programme et en invitant sur scène une toute jeune fan âgée d’à peine 6 ou 7 ans. Des vrais pros pour qui il est exclu de décevoir leur public !

Comme à chaque passage aux Pays-Bas, le groupe est fort acclamé et les fans néerlandais se régalent des lignes mélodiques très fluides et de la voix particulièrement mélodieuse de Georg. Il faut dire que le groupe a le chic de proposer des enchainements de voix superbes. Le tout agrémenté de la présence de la chanteuse Natascha Koch qui assure les voix féminines depuis le départ de Clémentine Delauney. Parmi les grands moments de ce concert (ils sont nombreux et le choix est cornélien et fatalement subjectif), je pointerai «Perfect Woman» et le cultissime «Serenade Of Flames».

Encore une soirée très réussie pour cette excellente mini-tournée. Seule ombre au tableau, il nous faut prendre congé de la sympathique équipe d’Elysian Gates qui ne sera pas de la partie pour le dernier soir demain à Maasmechelen.

Acte III : Café Maasvallei (Maasmechelen)
Dimanche 20 novembre. J’arrive de fort bonne heure au Café Maasvallei pour interviewer certains artistes qui monteront sur scène ce soir. L’endroit est pas très grand mais plutôt cosy. À mon arrivée, artistes et techniciens sont en plein soundcheck. La configuration de l’affiche a légèrement changé pour ce dernier soir. J’ai hâte d’y être…

La soirée commence par un concert de 30 minutes de la formation batave Beyond God. Pour marquer la différence avec la veille, Meryl et ses accolytes ont modifié leur setlist comme suit: «Destination Darkness», «Prince Creep», «Sonambula», «Memories», «Nocturne», «Ghost Ship» et «Passion».

Si la musique me plaît toujours autant, il faut bien reconnaître que le groupe a connu ce soir un début difficile, le micro de Meryl ayant fait des siennes durant le premier morceau, au point que le groupe décide de carrément le rejouer en entier. Mais ces quelques petits soucis ne réussissent pas à entamer la détermination du groupe qui se donne à fond pour compenser les cahots du début. En observant les artistes sur scène, je suis étonné par le contraste entre la silhouette frêle de Meryl et les notes qu’elle parvient à sortir avec sa voix. Finalement, le groupe livre une prestation très satisfaisante bien qu’un peu courte à mon goût.

Le groupe suivant n’est pas un inconnu au bataillon puisqu’il s’agit de la formation Irradiance dont nous avions eu la chance de pouvoir chroniquer l’excellent premier album «Dissidence». Plus qu’un album, c’est un univers que les Hautdefranciens viennent partager avec le public belge. Cet univers dystopique et rétrofuturiste qui rappelle visuellement l’univers steampunk. Musicalement, le commun dénominateur est le métal, mais avec des éléments empruntés au jazz, au blues, au prog, à la musique tribale, à la musique classique et j’en passe et des meilleurs. Sur scène, les musiciens sont assez nombreux, malgré l’absence du violoncelliste (Julien). Audrey Dandeville (chant) est entourée de Stephane Arnaud (claviers), Alexandra Vallet (violon), Geoffroy Lebon (guitare), Anthony (basse) et Lois (batterie).

Aujourd’hui encore, le public n’est pas très nombreux. C’est à se demander si les organisateurs de tournées vont encore pouvoir continuer longtemps à proposer des affiches alléchantes si les gens ne se déplacent pas en nombre suffisant pour amortir les frais et ce, malgré des prix plus que raisonnables (environ 20 euros l’entrée pour voir 4 groupes quand même !).

Mais pour ceux qui ont fait le déplacement, Irradiance est une véritable découverte par l’originalité de sa démarche et la qualité des prestations musicales qui reposent essentiellement sur la voix exceptionnelle d’Audrey Dandeville. Au menu du jour, six titres extraits de l’album: «Children’s Game», «The Soldier And The Child», «Until The last One», «Wandering In Autumn», «Theorists Of The Void» et «Vain Bravery».

Après cette prestation remarquée, c’est au tour de Diabulus In Musica d’entamer son dernier concert sur cette tournée. Comme la veille et les deux jours précédents, Zuberoa et Gorka interprètent plusieurs titres de leur nouvel album (que les critiques saluent comment leur meilleur opus à ce jour). Des compositions de métal symphonique reposant sur une architecture linéaire et efficace, avec des mélodies qui vous restent bien accrochées dans l’oreille. Le son est de moins bonne qualité que les autres jours, mais les membres de Diabulus font preuve d’un grand professionnalisme et parviennent à faire oublier ces petits soucis techniques. Le public apprécie… En tout cas une chose est claire : le groupe pampelunais a tout le matériel musical pour pouvoir prétendre à une tournée comme headliner. Gageons qu’ils repasseront par notre pays comme tête d’affiche en 2017 !

Plat de résistance de la soirée: les Autrichiens de Serenity. Dès l’arrivée sur scène des différents musiciens, une constatation s’impose: le guitariste Christian Hermsdörfer est absent (empêché pour cause de tournage d’un vidéoclip avec son autre groupe Beyond The Black). Pour le remplacer, un jeune et talentueux guitariste appelé Nick, qui n’est autre qu’un élève hyperdoué de Christian. Mais comme Georg le signalera dans le courant du concert, le talent de Nick ne se limite pas à manier le manche puisqu’à la base, il est batteur. Ce qui nous vaudra une petite démonstration, car Andy lui cédera sa place le temps d’un joli solo de batterie.

Pour le reste, que dire de ce concert sans tomber dans le mélioratif? Serenity excelle dans l’art d’écrire des mélodies hors du commun, caractérisées par un son épique de power métal et des parties chantées très entraînantes, avec des effets de voix somptueux. Autre atout du groupe, il est capable, comme peu d’autres, de reproduire à la perfection ses prestations de studio. Si vous ajoutez à cela le charisme de Georg et le professionnalisme des musiciens, sans oublier la touche féminine apportée par Tasha, vous comprenez aisément pourquoi Serenity fait un tabac à chaque concert, que ce soit devant un public clairsemé ou devant des milliers de spectateurs (lors de festivals ou, par exemple en première partie de Within Temptation à Vienne).

Ici aussi, on sent l’effet «fin de tournée» et les artistes sont particulièrement en verve: Georg descend dans le public et s’installe sur le bar pour chanter, Tasha danse et s’amuse avec les autres sur scène au milieu des nuages de fumée, Fabio a l’air nettement plus en forme que la veille, Franz-Josef s’éclate aux claviers et Andy affiche de grands sourires derrière les fûts. Et que dire de ce moment grandiose où toute la salle se met à sautiller comme un seul homme sur «Serenade Of Flames» ?

Je terminerai en vous rapportant les mots d’un chroniqueur néerlandophone du site www.keysandchords.com qui termine son compte rendu comme suit: «Quand tu écpoutes du métal depuis l’âge de quatorze ans et que tu as assisté à plusieurs centaines de concerts – souvent chroniqués – il est déconcertant de te retrouver dans un café avec tout au plus une quarantaine de fans et de te dire que tu es en train d’assister à un des meilleurs concerts de ta vie. Merci Serenity!

Remerciements à Mike De Coene (Hardlife Promotion), Ton Dekkers (FemME) et Koen (Jan Hertog)

Les autres photos de
Serenity
Photos © 2016 Hugues Timmermans


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