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Concerts: compte-rendu
BRDCST 2018: Sleaford Mods fuckin' rule
/ paru le 11/04/2018 /
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Cette année, les organisateurs du très pointu BRDCST Festival ont eu l’idée géniale de laisser carte blanche à Sleaford Mods pour l’organisation d’une soirée à leur image. Les deux enfants terribles de Nottingham ne se sont donc pas fait prier pour éplucher leur carnet d’adresse et inviter quelques potes à l’AB ce samedi 7 avril.

Ceux qui le souhaitaient avaient au préalable la possibilité de se faire une toile au Club avec la projection de Bunch Of Kunst, le documentaire sur leur parcours depuis les prémices de l’album "Key Markets" jusqu’à leur signature chez Rough Trade en passant par un set devenu légendaire à Glastonbury en 2015. Le tout dans un esprit plus indie que cela tu meurs. Christine Franz, la réalisatrice présente dans la salle, y ira d’ailleurs de ses petites anecdotes lors d’un dynamique Q&A en guise de conclusion.

Dans le documentaire, on réalise que l’esprit Sleaford Mods n’est pas seulement l’apanage de Jason Williamson et d'Andrew Fearn (deux personnalités plus attachantes qu’il n’y paraît, pour la petite histoire). En effet, un troisième larron, Steve Underwood, a quitté son job de chauffeur de bus pour devenir leur manager à temps plein tout en gérant en parallèle son label DIY Harbinger Sound, fondé une vingtaine d’années auparavant.

Structure, trio originaire de Brighton, entamera les festivités à 18h tapantes. À l’instar des autres groupes qui vont se succéder, ils ont un lien avec ce label devenu un des plus en vue du nord de l’Angleterre. Leur post-punk saccadé bourré d’énergie via notamment un batteur qui cogne sec va directement insuffler une cadence infernale à la soirée (ils joueront une dizaine de titres en vingt minutes chrono). Quelque part entre Ought et Gang Of Four, l’environnement glacial et la voix énervée du guitariste sont adoucis par celle, plus mélodieuse, de la bassiste à la curieuse bi-coloration capillaire.

Ils seront suivis de près par Nachthexen, quatre nanas de Sheffield au look assez singulier (la salopette était de rigueur) qui joueront leur tout dernier concert début mai dans leur ville natale. Une aventure éphémère bardée de compositions pop new wave aux nappes de synthé proéminentes dont les B-52’s étaient friands. Emmenées par une chanteuse à la colère canalisée qui a l’air de lire ses textes sur un prompteur imaginaire fixé au plafond, elles explorent également un registre hérité de New Order, comme sur leur single "Disco Creep".

Entre les sets de la salle principale, le public était invité à monter au Club où des spoken words et des lectures signées Mark Wynn, John Paul ou Jason Williamson en personne prenaient place. Original, certes, mais malgré tout réservé à une élite jonglant avec la langue de Shakespeare. Ceci dit, la soirée allait ensuite prendre une direction dangereuse pour les tympans avec les furieux Londoniens de The Lowest Form, genre d’ouragan bref (ils joueront à peine plus de vingt minutes) mais destructeur. Intenable rebelle, le leader va hurler ses textes inaudibles au milieu de guitares lourdes que le batteur achèvera de marteler entre deux larsens. Efficace mais hors propos.

Les déjantés teutons Sudden Infant allaient générer les premiers fous rires de la soirée, et pas seulement à cause de la coiffure du leader Joke Lanz (on dirait Morrissey à moitié chauve) ou du jerrycan qui faisait office de cymbale du côté du batteur. Les paroles délirantes ("Tandoori Chicken Scooter", "In This Moment" -this song is finished- ou encore un succulent cours d’anatomie) constituent en effet une large part de leur univers carré. On y retrouve l’esprit de Rage Against The Machine parsemé de légères touches electro et d’une basse essentielle. Sans doute le groupe qui se rapproche le plus des curateurs du jour, ils boucleront leur set avec "Fat Nipple Upright", titre gravé à l’époque sur un split 7inch avec ces derniers.

Après avoir personnellement assuré sa balance, Steve Ignorant se produira en costume, même s’il laissera veston et chapeau de côté, laissant apparaître de jolies bretelles. L’ex-leader des anarcho-punks Crass allait installer une relative respiration avec Slice Of Life, son projet acoustique. Accompagné d’un guitariste et d’un bassiste (qui jouent assis) mais également d’une pianiste fournisseuse de mélodies prenantes à souhait (on pense parfois à Portishead) et de chœurs essentiels, il va subjuguer un public réceptif. Théâtral et expressif, cet excellent narrateur qui déclame plus qu’il ne chante aurait franchement pu jouer dans un épisode des Monty Python ou au sein d’un groupe traditionnel irlandais. Pointons encore sa méconnaissable cover du "Rebel Rebel" de David Bowie en fin de set, parfaite pour anticiper l’apothéose de la soirée.

Les deux gaillards de Sleaford Mods étaient en effet attendus de pied ferme et grimperont sur scène dans un délire indescriptible qu’"I Feel So Wrong" ne va qu’amplifier. Cet extrait d’"English Tapas", leur premier album pour Rough Trade sorti voici un peu plus d’un an, sera le point de départ d’un set bouillonnant parsemé de gobelets volants qui atterriront sur scène par dizaines, passant quelques fois à quelques centimètres d’un Jason Williamson imperturbable mais toujours bien énervé.

On pourrait se demander comment deux mecs rustres de la quarantaine issus de la middle class, dont un qui se déhanche une canette de bière à la main derrière son PC et un autre bourré de tics qui postillonne son malaise à coups de twats, wankers et autres familiarités, ont remis l’esprit punk au goût du jour après avoir ramé pendant de longues années ? Couplés à un contexte économique désastreux, les textes terre-à-terre qui parlent à leurs pairs y sont clairement pour quelque chose ("Jobseeker", "Fizzy") mais la simplicité des beats (et leur efficacité) participent grandement à l’équation également. Ne reprochait-on pas aux punks de jouer sur trois accords à l’époque ?

Mais ils vont également chercher l’inspiration dans le flow du hip hop ("Time Sands", "Cuddly") tout en y incorporant de nombreux bruitages maison. Et puis bien sûr, il y a les hymnes que le public va scander à l’unisson ("Just Like We Do", "Jolly Fucker") tout en se bousculant généreusement. À ce propos, pogos et stage divings seront légion sur les deux derniers titres des rappels, les furieux "Tied Up In Nottz" et "Tweet Tweet Tweet". Pas besoin d’une tripotée de musiciens et de matos pour devenir les rois d’une scène lorsqu’un micro, un PC et trois casiers de bière suffisent…

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