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Dour Festival 2018 : Merci Bernard Lavilliers !
/ paru le 08/06/2018 /
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Dans un peu plus d’un mois, la trentième édition du Dour Festival battra son plein. Une édition anniversaire à laquelle les deux programmateurs en chef, Alex Stevens et Mathieu Fonsny, tiennent particulièrement. Entretien.

Music in Belgium: L’affiche du trentième, compliquée ou pas à mettre en place ?

Mathieu Fonsny: En fait, non, cela a été assez simple. Il se fait que la période de boulot intense (à savoir les négociations) a débuté plus tôt et duré moins longtemps. Par contre, il y avait plus de pression car on a dû gérer la même charge de travail sur une période réduite. Mais tout s’est bien mis en place au final, on n’a pas dû remplir pour remplir.

MiB: Rêviez-vous de programmer un artiste en particulier pour marquer le coup?

Alex Stevens: Cette année, on parle plus d’un ensemble, même si, par exemple on voulait Alt-J depuis des années. Il s’agit pour moi d’un des groupes indie les plus cool du moment.

MiB: En tout cas, leur light show à Forest National début d’année était époustouflant.

MF: Il paraît, on verra s’ils le mettront en place à Dour.

AS: Soulwax aussi, on attendait qu’ils reviennent depuis 1998.

MiB: D’autant qu’"Essential", leur nouvel album, arrive fin juin…

AS: Exactement. Dans un autre style, Tyler, The Creator. Il nous avait plantés la dernière fois car il commençait sa tournée à Dour et il a raté son avion pour revenir du Canada. Cette année, pour différentes raisons, il n’y a pas un artiste ou un groupe qui surclasse les autres.

MiB: Celui dont vous êtes le plus fiers ?

MF: D’abord, on est contents de la cohérence dans les styles, l’importance des groupes, la bonne combinaison entre les têtes d’affiche, les découvertes, les artistes belges,... Ensuite, on est derrière une création qui s’appelle Gangue. On a deux festivals copains qui sont le Nördik Impakt à Caen et le Mars Attack à Marseille qui fêtent leurs vingt ans et nous nos trente ans. Donc on a chacun choisi un groupe, en l’occurrence La Fine Equipe pour Marseille, Fulgeance pour Caen et Haring pour nous. On les a fait se rencontrer et en est sorti un supergroupe qui va se produire dans les trois festivals. C’est un truc inédit que nous avons mis sur pied et on en est assez fiers.

MiB: C’est prévu pour quel jour à Dour ?

MF: Le mercredi avant Action Bronson dans un chapiteau qui va sûrement être archi blindé (la Boombox).

AS: Tyler, The Creator, c’est un de mes albums préférés de l’année dernière, j’adore le gars, son dernier featuring avec Kali Uchis ("After The Storm") est mortel. S’il y en a un dont je suis fier, c’est lui. Il a sorti un des meilleurs albums hip hop US de l’année. Je trouve qu’il correspond bien à Dour, son côté punk et un peu rebelle représente bien l’ADN du festival.

MF: Moi je suis content d’avoir Booba l’année de la sortie de son album. Ce n’est pas quelqu’un qui se produit souvent en festival. En plus, c’est un personnage un peu atypique dans le monde du hip hop français. En fait, c’est vraiment l’ensemble qui fait la force de l’affiche même si avoir les Chemical Brothers pour les trente ans, ce sera une grosse réunion, j’imagine que tout le monde sera sur le site et que ce sera un des grands moments du festival. Cela va être une grosse bamboule (sic) en fin de journée. Tu parlais du show visuel d’Alt-J, mais les Chemical, pour les avoir vus par le passé, c’est quand même du sérieux… Je trouve que c’est une affiche riche avec de potentiels bons moments musicaux.

MiB: Le mercredi est le jour où l’organisation permet d’accueillir des artistes avec des mises en place plus importantes. Ce sera donc Gangue cette année ?

AS: Oui, mais la particularité du mercredi cette année, c’est que l’on n’ouvre pas la grande scène. On ne va pas rassembler les gens au même endroit mais plutôt multiplier l’offre. Carnaval Jamaïcain de Notting Hill avec Diplo et ses copains à la Balzaal, soirée plus urbaine avec Action Bronson, DJ Premier et la création dont on parlait tout à l’heure à la Boombox et soirée un peu plus indie avec Selah Sue, Juicy, Jon Hopkins et Modeselektor à la Petite Maison. Et puis on a donné carte blanche à Deewee, le label des frères Dewaele. On leur a filé le Labo et ils ramèneront plein de gens de leur écurie pour un côté un peu plus à la 2manydjs.

MiB: Depuis le lancement du festival à cinq jours, ce sera donc la première fois que la Last Arena (la grande scène) ne sera pas utilisée le mercredi.

AS: Non, il y a eu la soirée Terril (en 2014). Là, c’était un appel à projets, une soirée extra. Il n’y avait aucun nom connu, on a ouvert un bar, il y avait des collectifs et c’était le plaisir de boire un coup ensemble. Cela fait longtemps qu’on nous dit que le festival de Dour pourrait exister sans sa Main Stage, c’est l’occasion d’essayer et de voir ce que cela donne.

MiB: Quelles sont les nouveautés de cette année, d’un point de vue agencement, notamment ?

AS: Il va y avoir beaucoup de nouveautés au niveau de l’aménagement du site qui se situe sur un zoning. On peut donc potentiellement perdre des terrains. Une grande enseigne a d’ailleurs voulu s’y installer récemment, on en a parlé dans la presse. Cela ne s’est finalement pas fait mais il y a d’autres projets dans les cartons. Et puis il y a le contournement de Dour avec une route qui passera à travers le site. On doit être un peu imaginatifs sur l’emplacement des scènes et on promet des changements de ce côté-là.

MiB: Et pour le reste ?

AS: On a un nouveau chapiteau pour la Petite Maison et la Boombox, de nouveaux planchers, des containers maritimes pour décorer le site, une tour avec un point de vue à 360 degrés. Un nouveau Bar du Petit Bois, également, qui va s’appeler Rockamadour. C’est le nom du club que Carlo (Di Antonio) avait lancé, on a récupéré l’enseigne et on va le rouvrir sous une autre forme. Il y aura d’autres surprises mais on va laisser les festivaliers les découvrir. Les habitués de l’infrastructure du site risquent d’être surpris. Pour un mieux. On a beaucoup investi en temps, en humain et en argent pour faire du site un super endroit pour fêter la trentième.

MiB: Tiens, la machine à feu, elle est toujours quelque part sur le site ? Il me semble l’avoir vue aux Ardentes il y a quelques années.

AS: Je pense que tu confonds avec la roue de feu. Hé bien scoop, elle sera de retour pour la trentième, du côté de la Caverne. On avait arrêté de l’exposer car elle tournait à Tomorrow Land et aux Ardentes notamment. Carlo l’avait dessinée avec l’artiste Alain De Clerck et c’est vrai qu’elle perdait de son charme quand on la retrouvait ailleurs. Mais pour la trentième, on s’est dit que quelques nostalgiques allaient être contents.

MiB: L’année dernière, il y a eu pas mal de soucis concernant les accès, parkings et autres.

AS: Comme expliqué, on perd des prairies et l’année passée, le site ressemblait à une espèce de serpent, il y avait de la distance pour aller d’un bout à l’autre. Cette année, pour le nouvel aménagement, tout a été calculé pour les réduire. Les campings seront situés juste à côté du site pour privilégier les festivaliers qui viennent plus longtemps. Il y a un gros travail qui a été réalisé sur les distances camping-site et parking-site en vue d’améliorer l’accueil.

MiB: On parle beaucoup de recyclage, de durabilité, d'environnement,... Quelle est l’approche du Dour Festival à ce propos ?

AS: David (Salomonowicz, attaché de presse du festival), c’est une question pour toi…

David Salomonowicz: Le festival est sensible à l’environnement depuis ses débuts. Il n’est pas question de faire n’importe quoi avec le site sur lequel on organise un tel événement pendant cinq jours. Il y a d’abord une asbl (3D - Développement Durable pour le Dour Festival) qui s’occupe essentiellement de cela au quotidien. Mais on fait aussi partie d’un projet transfrontalier qui s’appelle DEMO, aux côtés de salles et de festivals en France, en Flandre et en Wallonie. On recycle la signalétique, on se refile les bonnes idées, on se prête du matériel, etc. Enfin, on a la Green Cross qui est sur le terrain et montre aux festivaliers comment trier, aide pour le ramassage des déchets pour essayer de rendre le site aussi propre qu’on l’a reçu.

MiB: J’ai entendu parler d’un nouveau camping au style particulier...

DS: Tu veux sans doute parler du Green Camping qu’on a lancé l’année passée et qui s’adresse aux festivaliers désireux de fréquenter un endroit un peu plus calme, ceux qui souhaitent éviter cette espèce de dépotoir qui est parfois laissé dans le grand camping. On l’avait ouvert l’année passée à 400 personnes et on l’a doublé cette année. Un deal est passé, les campeurs doivent signer une convention, c’est vraiment zéro déchet. Il y a une espèce d’autodiscipline entre festivaliers que l’on essaie de motiver avec des apéros, des produits locaux mais en tout cas, il y a une vraie conscience écologique.

MiB: Est-ce que les gens mordent ?

DS: Ah oui, complètement. L’année passée, cela a été sold out assez rapidement. Cette année, on a doublé le volume et cela fonctionne hyper bien. Puis il fait vraiment très très calme, il y a même un jacuzzi en plein milieu.

AS: Il fait calme mais on peut quand même faire la fête ?

DS: Tu peux faire la fête mais sans pollution sonore. Pas de risque d’avoir un stand de drum ‘n’ bass à côté alors que tu veux dormir.

MiB: Pas de DJ camping alors…

DS: C’est tout à fait ça. Il y a une sorte de respect et d’autogestion qu’il n’y a pas forcément dans les autres campings où aucune convention n’est signée.

MiB: C’est vrai que la seule fois que j’ai campé, je me souviens avoir fait la file au bar du camping à 5h du matin.

DS: On propose des formules pour tous les âges et tous les profils du festival. S’il y en a qui veulent venir faire la fête jour et nuit, ils ont la possibilité de le faire. Mais il y en a d’autres, peut-être un peu plus âgés, qui ont envie d’un confort, qui veulent être en Festihut ou à l’hôtel.

MiB: À l’hôtel ?

DS: Oui, on collabore avec un hôtel à Valenciennes, qui est à distance quasi équivalente de Mons. Il y a des formules deux, trois ou quatre étoiles, avec des navettes pour conduire les gens. Pour tous les budgets.

MiB: Pour rire, vous n’avez pas envisagé de faire jouer un des artistes qui était présent lors de la première édition ?

AS: On en a parlé mais comme Dour est un festival qui réussit toujours à se renouveler et à surprendre, un festival qui s’adresse à la prochaine génération mais aussi aux plus anciens curieux ou ouverts d’esprit, cela n’avait pas beaucoup de sens. Après, on a quand même programmé quelques groupes un peu nostalgie par rapport à l’histoire du festival : Ministry, Atari Teenage Riot dans la Caverne, la soirée Dave Clarke dans la Balzaal le samedi. En résumé, il y aura des souvenirs mais du renouveau aussi.

MiB: C’est vrai qu’avoir Bernard Lavilliers à l’affiche, cela n’aurait pas été très pertinent.

AS: N’empêche, Bernard Lavilliers, il faut le remercier aussi car quand un gars d’un petit village du Hainaut l’a appelé pour venir jouer à un festival dans son jardin alors qu’il n’avait aucune référence, il lui a fait confiance. C’est lui qui est venu pour la première fois et qui a ramené un peu moins de 1000 personnes. Après trente ans, le festival a évolué mais si lui n’avait pas pris le risque au départ, on n’en serait pas là aujourd’hui.

MiB: Conclusion, on ira le remercier en personne le 19 octobre à l’AB. Merci les gars, et rendez-vous sur la plaine de la machine à feu… avec la roue de feu.


Le Dour Festival se déroulera du 11 au 15 juillet. Infos et tickets sur le site officiel de l’événement.

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