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Concerts: compte-rendu
RICK VITO de retour au Spirit of 66
/ paru le 16/09/2003 /
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RICK VITO SPIRIT OF 66 VERVIERS 13 septembre 2003.

Retour d’un guitariste sage et flamboyant sur la scène du Spirit !

Rick Vito n’a pratiquement pas quitté l’Europe depuis l’été (passage remarqué le 28 juin au Harelbeke Rock « N » Blues) et commence à devenir un habitué de la scène verviétoise, d’autant qu’il adore le Spirit et qu’il s’est mis à la tarte au riz que Francis lui fit découvrir lors d’une visite précédente.

Ce brave homme se souvenait même de mon nom, c’est dire si je lui voue un respect et une sympathie sans bornes...

Je vous renvoie à mes précédentes livraisons en ce qui concerne la bio du binâmé gaillard mais je rappellerai toutefois que l’on n’est pas le guitariste de John Mayall, Roger McGuinn, Jackson Browne, Bonnie Rait, John Fogerty ou Bob Seger pour rien et, donc, que les qualités guitaristiques du gentil et doué Rick Vito se situent largement au-dessus de la moyenne et même franchement au sommet de la perfection.

Retour de la bande des joyeux sérésiens (Hub, Jack et consorts) toujours intéressés par les belles guitares et présence des vrais amateurs de blues comme Antoinette, Jacky, Gégé, Steph, ma cousine Dom (qui découvre l’endroit), Piero le mangeur de Pita et une bonne assistance d’autres convaincus... Petit démarrage entre amis avec le « Lucky Devils Boogie » qui préfigure l’album 2001 et donne déjà bien le ton de ce que sera le show : fin, chaleureux et d’une musicalité exemplaire.

Une nouvelle « réverb » que Francis couve de sa tendresse digitale apporte une divine coloration à un son qui est déjà tout bon. C’est dire si les conditions sont rêvées pour un set inoubliable.

Nouvel album oblige (Band Box Boogie/2003), « Last Chance To Mambo » et son intro chaloupée activent la température de quelques degrés. C’est chaud et de bon goût. Beaucoup de souplesse dans le jeu de guitare et une voix superbe couronnent un travail réellement ciselé. Voilà bien un bijou d’orfèvrerie musicale.

« Feels Like Home » de John Mayall accentue encore ce côté « hot » du versant blues-rock incandescent dans lequel Rick Vito excelle incontestablement. Ce garçon peut jouer des dix doigts, en piqué ou à plat, avec ou sans bottleneck (souvent à l’auriculaire d’ailleurs), high, loud ou low (à prononcer rapidement) et reste, de manière permanente, capable de surprendre par une vivacité de modulations étonnantes.

« I’m In The Mood » et « Albatross » rappellent le bon vieux temps de Fleetwood Mac (c’est entre autres avec lui que le groupe a repris cette dernière sur scène) et montrent qu’il n’est pas nécessaire de jouer fort pour donner du sens et de la puissance aux notes. J’ai toujours adoré la façon brillante avec laquelle Rick Vito parvient à jouer juste comme il faut, en fait, sans défaut !

« The Ways Of Sin » de Preston Smith est une pure merveille. Autant par la conviction vocale que R/V lui apporte que par ses longs solis latins sublimes qui l’enceignent et la fertilise littéralement (mon Dieu que mon style est beau...). Il y a un fun invraisemblable dans ce morceau et la version du disque vaut le détour aussi !

Comme il n’est jamais trop tard pour passer Mach One, retour au gros son rock and roll avec « Little Sheba ». Quand j’entends cela, je vois un gros Wurlitzer lumineux qui sourit de tous ses quarante-cinq tours et donne envie de danser. Magnifique chanson, vraiment. Congratulations Rick, you’re the best in this style !!! Ca sent le trip parfumé, la bonne soirée de plaisir et l’envie de donner du bonheur !

Moment d’anthologie pour clôturer la première partie : « Love Is Dangerous » (album Crazy Cool/2001), co-écrite avec Stevie Nicks, dépasse l’entendement. Ca a d’ailleurs un petit air de « Oh Well » dans les gimmicks d’intro... C’est vraiment du tout tout bon rock qui me fait dire sur place (à Gégé qui n’entend pas, parce qu’il mate une nana, encore !) qu’on pourrait l’appeler Rock Vito au lieu de Rick...

Break bienvenu pour écluser un gorgeon. Retrouvailles avec l’Homme de Nashville, dédicace, quelques mots utiles, pas trop de naninanères, puisqu’on s’est compris à travers la musique, la petite photo immortelle (merci Steph ! Tu es un chou, ne la trafique surtout pas celle-là... je la mettrai sur ma cheminée) et retour on stage...

Même si notre bonhomme avait décidé de respecter les horaires syndicaux aujourd’hui (je ne sais pas pourquoi, il ne me l’a pas dit), nous eûmes droit à un second set surmultiplié et même survolté par rapport au premier.

Gégé me fait remarquer que la guitare de Rick Vito a des couleurs de Cadillac, je lui réponds qu’il pense exactement comme Bonnie Rait qui a dit la même chose de sa musique. Je ne sais trop si elle fut inspirée par cette gratte mais il faut reconnaître qu’elle est sublime. Belle à regarder, belle à entendre (je parle de la guitare, banane ! Mais Bonnie Rait aussi, au fond...).

Un son velouté, sérénissime, cristallin mais burné quand même s’échappe des arpèges académiques et aériens que Rick Vito active délicatement par un phrasé digital prodigieux (...fort le style de Didi aujourd’hui, non ?).

On aurait dû suivre imperturbablement une set list préparée de longue date mais l’ami Rick en a décidé autrement. Sorry, si je vasouille un peu, j’ai dû faire des efforts de mémoire importants pour m’y retrouver. Mais c’est à cela qu’on sert, non ?

« Money & Love » ça je suis sûr, quand même pas pousser, hein. Le beat de cette chanson est homérique et fait friser la crise de transes dès le départ. Co-écrite avec John Herron (son ami de toujours récemment décédé), c’est un peu ma chanson fétiche. On y retrouve avec plaisir toute la saveur de ce qui constitue le charme de Rick Vito : élégance, fermeté, classe dans les soli, voix divine, emballage musical parfait. Le son de la guitare me rappelle quelqu’un... Hum ! Fogerty, peut-être ?

Voici que survient la rareté de la soirée : « Rythm » est une composition de Wilbur Daniels. Amoureux du swing des années trente, Rick Vito se souvient des Spirits of Rythm qui ont bercé la jeunesse de ses parents. Ils faisaient probablement partie du répertoire des Band Box qu’on a trouvé durant les fifties dans les cafetaria ou les pizza corners. Ces petites machines constituées de figurines de musiciens pendues au mur s’animaient à l’introduction d’une pièce de monnaie et diffusaient les airs en vogue à l’époque de Louis Prima. Pour en revenir à « Rythm », on commence par une entame de drums énorme, un swing d’enfer succède à ce martèlement continu. C’est Tin Pan Alley en plein, le passage en revue atypique d’une époque ou le gros son orchestral primait sur le vedettariat individuel. Le public reprend en chœur le scat du beau Rick. Derrière le fun et la bonne humeur, ce morceau revêt d’incontestable qualités harmoniques. Petit clin d’œil à Francis, un couplet se terminera par « .../... we get a tarte au riz »

« Hungry Man » est tiré du dernier CD également et appartient à la catégorie des super-boogies-blues musclés et dynamiques comme on les aime. « Streamliner » et son gros son instrumental animent encore davantage l’audience qui ne demande qu’à bouger. Mais que c’est beau, ce gars joue de la guitare électrique exactement comme on joue de la guitare espagnole. Alternant la finesse et le muscle, il tire de son instrument un éventail de nuances inimaginables.

« Walk Another Mile » très roots a un côté sudiste indéniable qui fleure bon la route sixty six. Ce titre de King of Hearts, l’album 1992 donne l’occasion de mesurer l’excellente maîtrise du bottleneck dont dispose le citoyen de Nashville.

On reste dans le ton avec « I Would Not Lay My Guitar Down » de Eddie Harrington, véritable catalogue de l’immense capacité instrumentale de R/V. Ce morceau de bravoure n’aurait pas déplu à Chuck Berry lui-même. (NDLR : pile au moment où je dis cela à Gégé voilà que Rick se met à sautiller sur un pied comme Charles Edouard Anderson* lui-même dis donc !

Deuxième moment d’anthologie : « I Loved Another Woman » et ses effluves très santaniens est, en fait, une composition de Peter Green à qui on doit aussi « Black Magic Woman » de la même veine (d’où le lien avec Carlos) Inutile de Dire que Rick Vito y met du sien pour transcender le morceau et en faire un chef-d’œuvre inclassable.

C’est le quart d’heure ! « Rosie » (exactement «Carry It On Home To Rosie ») nous transporte en plein cœur de Nashville, cette root-song incontestable fait défiler devant nos yeux tout le Sud que Robert Altman savait si bien décrire. Il y a dans ce morceau un côté lyrique parfait et une grandeur intemporelle qui donne du cœur à l’âme comme disait si bien un de mes vieux amis. Le public réagit admirablement à cet appel incantatoire et hypnotique.

Voilà bien une mise en condition parfaite pour le terrible « Blues Town » (BBB/2003). Titre irrésistible s’il en est qui revisite toute l’histoire du rock en quelques accords bien tassés et démontre très bien, s’il le fallait encore, les immenses qualités de songwriter de Rick Vito.

Un seul rappel, ce soir (horaire syndicaux disions-nous...) « Come To Las Vegas » endiablé nous met définitivement sur le cul (ou le rectum si vous aimez mieux). Ouh ! Là qu’est-ce qu’il nous fait le brave homme. C’est du délire ! Un manieur de manche pareil...

Entouré de Rick Reed dont la qualité de frappe pure et musclée fut tout bonnement époustouflante ce soir (petite DW peut-être mais courageuse !) et de Charlie Harrison, à la basse (ex-Poco s’il vous plaît bien...) qui assuma à la perfection son rôle de booster de service en décuplant le beat, Rick Vito, pareil à lui-même, nous a donné une véritable leçon de guitare dont la dextérité ne fut jamais privée de sens ni d’émotion. Il est et reste plus que jamais un garçon merveilleux et attachant dont la simplicité et la gentillesse n’ont d’égal que son exceptionnelle virtuosité. Alliée à cette dernière, une exquise capacité de composition et une voix magnifique en font réellement l’un des rockers les plus intéressants du circuit !!!

Son dernier opus « Band Box Boogie », au son orchestral cuivré extrêmement léché est un petit chef-d’œuvre, distribué par Hypertension (hypertension-music.de), il est disponible, depuis peu, chez tous les disquaires un rien connaisseurs.

* vrai nom de Chuck Berry
Les autres photos du concert
Photo © 2003 Stéphane Pire

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