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Concerts: compte-rendu
Kevin COYNE au Spirit of 66, Verviers – le 27 Mars 2004
/ paru le 30/03/2004 /
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La dernière fois que j’ai vu Kevin Coyne au Spirit of 66 de Verviers, c’était le 9 novembre 2002 avec Brendan Croker. Un magnifique concert intimiste relaté avec brio par DD sur le site du 66.

Cette fois, Kevin Coyne est venu avec The Band, composé de Andreas Blüml, guitare, Harry Hirschmann, basse, et Werner Steinhauser, batterie, tous plus brillants et sympathiques les uns que les autres.

Quand Kevin entre en scène vers 21 h 40, il est très applaudi par le public de ses vrais fans, qui pourraient, qui devraient être plus nombreux. Quand on pense que des débutants remplissent Forest National sous prétexte qu’ils sont passés dans une émission télé à succès, on se dit que quelque chose ne tourne plus rond dans ce bas monde. Mais passons …

Kevin plaisante, comme à l’habitude, entre chaque morceau. Il prend la peine de parler plus lentement pour le public francophone (tout théorique, d’ailleurs : ils viennent de Hollande, d’Allemagne, de France – merci Pascal – et même d’Espagne !) et annonce chacune des chansons avec beaucoup d’humour.

Le show démarre par la partie acoustique : « Smile Right Back », extrait de son nouvel album, « Donut City ». L’homme est transformé dès qu’il commence à chanter. Il enchaîne avec « My Wife’s Best Friend », où il conte les vicissitudes de la vie en couple. Le Band a l’air en forme, notamment Werner Steinhauser, bien abrité derrière ses fûts.

« I Hear Voices » marque l’entrée dans son univers habituel de « fous ». Ici, celui qui entend des voix voudrait être comme tout le monde. Comme ce n’est pas possible, il exprime la souffrance qui en découle. C’est aussi un extrait de son nouvel album. « Really In Love » est une chanson d’amour composée avec Henry Beck. D’emblée, l’émotion passe. Il me dira plus tard à quel point il aime se produire dans des endroits comme le Spirit, où l’accueil et le matériel sont toujours au point et permettent aux artistes de s’exprimer en toute liberté. Il y a quelques mois, Elliott Murphy, une autre grande pointure, nous disait la même chose, à Jean-Pierre et à moi. Il y a donc une constante …

Puis vint un grand moment : quand les musiciens ont changé de matériel, passant de l’acoustique à l’électrique, Kevin nous a dit, toujours pince sans rire : « Cela ne va pas changer grand-chose. Cela va juste faire un peu plus de bruit. ». Et de commencer à chanter « Burning Head », un titre de 1992 absolument imparable, un de mes favoris (encore merci, Pascal ; qui se reconnaîtra et saura pourquoi). L’ambiance est montée d’un cran dans la salle ; ça ne fait pas « juste un peu plus de bruit », c’est un moment de pur bonheur et de communion intense entre l’artiste et ses fans.

« Locked Out » et son climat oppressant, magnifiquement rendu par le combo (merci, DD), raconte l’histoire d’un homme victime de sa femme, de son ex-femme, dira Kevin, peur sans doute que « Helmi », sa dulcinée, en l’apprenant, ne prenne ombrage. « Sunday Morning Sunrise » est une chanson d’amour, un « vieux » standard, classique parmi les classiques, que Kevin affectionne particulièrement. Et il l’interprète avec maestria (je fais comme Hitchcock, je laisse une trace). Quand Andreas Blüml s’attarde un peu dans son solo, Kevin lui fait un petit geste ferme de la main ou le regarde d’un air goguenard ! Quel personnage !

« The Wobble » apporte un peu de joie car Kevin demande au public de lever les bras. Comme toujours, ça donne un résultat désastreux que feint d’ignorer l’artiste, qui remercie le public. « Marlene » date aussi de sa période « Marjory Razorblade ». C’était il y a plus de 30 ans. Et l’artiste est toujours bien là, diminué par la maladie, sans doute, mais toujours prêt à jouer les showmen. Il parle de la misère, de la folie, de l’amour déçu et le fait avec talent, simplicité et humour.

Chez lui, c’est un besoin irrépressible et ça le guérit de TOUT. Il a remarqué que je prenais des notes et, avec un sourire qu’il m’adresse, il mime ma façon d’écrire. Le public se tourne vers moi, j’ai horreur de ça. Je lui rend son sourire et tout le monde est content. Un grand monsieur, ce « happy little fat man », comme il aime à se définir.

Quand il entame « Saviour », un de ses titres favoris, il a une pêche d’enfer. Mon ami Pascal, qui s’est fait d’autres amis à Verviers, me dira qu’il ne l’a jamais interprété ainsi. C’est extraordinaire, au sens premier du terme. Il lorgne vers son appareil respiratoire mais détourne vite le regard : il ne s’en servira pas pendant tout le concert. On a sa fierté, non ? Déjà, « House On The Hill » se profile à l’horizon. Un univers glauque et une chanson pessimiste à pleurer. Mais l’artiste est là pour nous guider et sublimer chacun des instants bénis de ce concert. Il enchaîne avec « Party Party » et apporte un peu de joie larvée mêlée de nostalgie. Tout le monde danse pour s’abrutir mais ça sert à quoi ?

Les musiciens s’en vont mais le public, chauffé à blanc par tant de talent, en redemande avec force ! Et Kevin revient, malgré la souffrance, pour nous interpréter « Baby Blue ». Oh baby baby ba-a-by blue ! Le public exulte, les artistes, visiblement satisfaits de l’effet qu’ils produisent sur le public, se remettent à l’ouvrage. Ce sera « Sugar Candy Taxi », sous l’ovation d’un public conquis d’avance, qui connaît ses classiques et sait apprécier ce qui mérite de l’être, depuis l’organisation jusqu’à la prestation irréprochable du groupe. Une version remarquable de Dynamite Daze terminera le show dans l’enthousiasme général. Encore encore encore ! Il faudra tout le bon sens de Francis Géron, le maître des lieux, pour ramener le public à la raison. Kevin ne reviendra pas. Il a chanté pendant une heure et demie, a accordé deux rappels en trois chansons. Dans son état, c’est déjà un exploit.

Quelques minutes plus tard, après avoir acheté son CD, je sursaute. Andreas Blüml, le guitariste, vient tapoter mon épaule. Il me demande de le suivre, puis me dit de descendre derrière la scène : Kevin Coyne accepte de me consacrer quelques minutes et je me retrouve en face de lui. Un tuyau passe devant sa bouche et l’appareil respiratoire dont il se sert tente de le remettre d’aplomb. Je cherchais un artiste et je trouve un homme dans toute son humilité et sa simplicité : la marque des grands !

Il me reçoit gentiment, simplement, avec beaucoup d’humilité, comme tous les grands, ne comprend pas bien mes questions, parce que, ému, je les formule mal, sans doute : je lui demande de me parler de l’album, que je n’ai pas pu écouter puisque je viens de l’acheter. Il me parle de « Donut City », la chanson. Il ne faut pas y voir de sens philosophique, me dit-il, ça vient comme ça. Et de m’expliquer ce qu’est un donut. Toujours modeste, le Kevin. Un peintre sur feuille d’or, Pierre Bastin, m’a dit un jour la même chose. « Vous intellectualisez trop. Je ne me pose pas toutes ces questions, je peins, c’est tout. »

En fait, ce « Donut City », c’est une critique acerbe de la société de consommation, un jugement de valeur sur notre façon de vivre. Quand il compose, part-il de la musique ou des paroles ? Toujours la musique ! Les paroles n’ont pas d’importance ; le plus souvent, elles sont improvisées. Toujours cette modestie ! Ses paroles sont de petits joyaux, croyez-moi. Isn’t it, Robert ? Pas vrai, Pascal ?

Et sa firme de disques ? Est-elle destinée à tenter de récupérer ce qui est en possession de la firme Virgin, toutes ces merveilles bloquées par la volonté d’une firme ? Il a fondé avec sa femme un nouveau label. Son fils Eugène participe-t-il à cette tentative de négociation. Ma question le surprend. Eugène ? C’est l’aîné de ses fils. C’est un « personnel officer ». J’attends toujours que mes amis Anglais du forum me disent ce que c’est.

Son fils Robert, lui, joue de la musique. C’est un avocat qui s’occupe de cela, pas son fils. Et sa peinture ? Interfère-t-elle avec sa musique ? Quand il a un problème avec une chanson, peint-il pour trouver la solution ? Non. Il y a une connexion, bien sûr, mais sans plus.

Selon mes renseignements, vos derniers concerts, dont La Haye et Lierre, étaient particulièrement réussis. Avez-vous signé un pacte avec le diable, pour rajeunir ainsi ? Il sourit gentiment et répond « Non, pas de pacte avec le diable ». Après lui avoir serré la main et lui avoir souhaité bonne chance pour le concert d’Ostende, je l’ai quitté.

Voilà comment j’ai rencontré l’un des plus grands. Merci, Francis, de l’avoir fait venir. Merci d’en accepter les conséquences. Un autre grand monsieur, ce Francis.

Set list

  • Smile Right Back (Donut City, 2004)
  • My Wife’s Best Friend (Sugar Candy Taxi, 1999)
  • I Hear Voices (Donut City, 2004)
  • Really In Love (Tough And Sweet, 1993)
  • Burning Head (Burning Head, 1992)
  • Locked Out (Donut City, 2004)
  • Sunday Morning Sunrise (Matching Head And Feet, 1975)
  • The Wobble (Carnival, 2002)
  • Marlene (Marjory Razorblade, 1973)
  • Saviour (Matching Head And Feet, 1975)
  • House On The Hill (Marjory Razorblade, 1973)
  • Party Party (Carnival, 2002)
------- rappels -------
  • Baby Blue (Tough And Sweet, 1993)
  • Sugar Candy Taxi (Sugar Candy Taxi, 1999)
  • Dynamite Daze (Dynamite Daze, 1978)

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