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Concerts: compte-rendu
DOUR FESTIVAL 2008 (jour 2) avec e.a. Jeronimo, The Germans et Arid
/ paru le 26/07/2008 /
Deuxième jour du Dour Festival avec une affiche intéressante et une programmation qui allait tenir toutes ses promesses… et quelques pointures belges telles Arid et Jeronimo, The Germans ouvrant les hostilités.

C’est sous le Club-Circuit Marquee que notre journée a débuté avec The Germans, le quatuor qui avait fait forte impression en première partie de The Kills à l’Ancienne Belgique en mars dernier. Le quatuor de Dikkelvenne (une bourgade dans les environs de Gand) a sorti un premier album, "Elf Shot Lame Witch", qui a récolté bon nombre de critiques positives. Un album qui fait penser aux débuts de dEUS mais avec des guitares plus cinglantes et un son plus crasseux. C’est toutefois sur scène que les influences du groupe ressortent le mieux. En effet, si on ne peut s’empêcher de penser à Tom Barman lorsque Jakob Ampe chante les parties calmes (ce qui est assez rare, avouons-le), leur set regorge de références toutes plus intéressantes et noisy les unes que les autres: Suicide, Liars (dont le batteur porte d’ailleurs un t-shirt), Velvet Underground, Sonic Youth et, sur le final d’une bonne dizaine de minutes de délires sonores, The God Machine.

Même si à l’heure de l’apéro, ce genre de trip peut paraître indigeste, ce n’est pas du tout le cas. Les musiciens font leur boulot de bien belle manière et se donnent à fond. On a une fois de plus ramassé une belle claque dans la figure. Entre morceaux déstructurés, les grondements brutaux succèdent aux parties acoustiques avant de reprendre de plus belle. Mention à Jakob qui arrive à jouer de la guitare et du synthé tout en assurant les vocaux. dour0807a.jpg" width="340" height="248"> En se dirigeant vers La Petite Maison Dans La Prairie, on a aperçu au loin (difficile de faire autrement avec leurs accoutrements orange) Poulycroc qui distillait ses mélodies ringardes avec un certain succès (par exemple leur cover des Forbans en version ska punk) mais difficilement digérables.

Par contre, la suite allait nous déboucher les tympans pour le reste du festival… En effet, les liégeois d’Ultraphallus se déchaînaient. On n’a vu que deux titres (dont un qui a duré pas loin d’un quart d’heure), mais quelle pêche… Un rock bien lourd et un chanteur qui s’époumone tant qu’il peut. Chapeau au batteur qui tient le rythme sans jamais faillir (et qui doit avoir des bras de bodybuilder tant il frappe fort). Par contre, on n’a pas trop compris ce que le saxophoniste est venu faire sur scène (le son de son instrument était noyé dans la puissance sonore ambiante). Pour moi, ils peuvent changer de nom et s’appeler Explose-tympanus… dour0807b.jpg" width="340" height="248"> Retour sous le Club-Circuit Marquee avec Future Of The Left, le trio né du split de deux groupes (McLusky et Jarcrew). Malgré leurs têtes de gentils, la musique qu’ils jouent l’est beaucoup moins. Agressive juste ce qu’il faut, les trois musiciens vivent leur musique à fond et n’hésitent pas à donner de la voix (pour ne pas dire gueuler). Andy Falkous, le chanteur guitariste n’a même pas bronché lorsqu’il a remarqué que le micro devant son synthé avait des problèmes. Il en a attrapé un autre afin de se lancer dans "Manchasm", le titre de leur set qui a mis le plus d’ambiance. Par moments, on a pensé à un mélange improbable entre les Beastie Boys de la fin des années 80 et Green Day. Un final en tout cas bien hilarant, vu que le roadie (un géant rasta black avec un kilt) est arrivé sur scène pour démantibuler la batterie pendant que le batteur continuait à frapper sur les parties qui lui restaient.

Après l’entrevue avec les Germans (on en reparlera bientôt), on a appris l’annulation de The Enemy suite à une extinction de voix de Tom Clarke (le groupe était sur place). Une fois de plus. C’était déjà la raison pour laquelle ils avaient annulé au Bota en janvier dernier. Je me demande dès lors si je vais finir par les voir un jour, puisque c’était la troisième fois qu’ils font le coup au public belge.

Puisqu’ils n’étaient pas remplacés, la voie était libre pour aller voir Oxbow, le groupe emmené par un black baraqué abondamment tatoué qui est arrivé en costume complet et qui a bien vite entamé un strip-tease en règle. Une pièce vestimentaire enlevée après chaque chanson. Il s’est bien vite retrouvé en caleçon, usant et abusant de poses pas toujours très catholiques. Musicalement (oui, malgré le visuel, il fait partie d’un groupe de musique), c’est un genre de blues rock moderne avec une voix criarde. Marrant quelques morceaux, mais cela devient vite sans grand intérêt.dour0807c.jpg" width="340" height="248"> C’était ensuite au tour de Pinback de monter sur scène pour notre première visite du festival sur la Red Frequency Stage. Les vétérans californiens (quatre albums en dix années d’existence) ont enchanté le public grâce à des compositions entre pop et lo-fi à la Pavement (un groupe comme Hoobastank leur doit beaucoup). Le chanteur, genre de bûcheron barbu à la voix tendre lorsqu’il chante, peut aussi prendre une voix de hardeux entre les morceaux, ce qui a fait sursauter les gens. Mais toujours avec le sourire. Une bonne petite prestation qui n’aurait pas dépareillé dimanche dernier aux Ardentes après Nada Surf (qu’ils auraient aisément renvoyé à leurs études…).

Le début de soirée calme allait se prolonger avec la venue d'Arid, de plus en plus présent en Wallonie (ne commenceraient-ils pas à avoir plus de succès au sud du pays?). Comme d’habitude, ils ont assuré, Jasper Steverlinck en tête, même si il est parfois un peu trop prévisible dans ses interventions ("Héééé, merci", "Vous connaissez Arid?",…). Cela dit, il a toujours cette voix si caractéristique sans laquelle le groupe ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Peu de surprises au programme, tous les tubes ont été joués (sauf "Believer") avec une incursion plus profonde dans le dernier album, "All Things Come In Waves", sorti en janvier dernier. Apparemment, ils ont joué plus vite que prévu, car après "Life", le groupe a fait mine de sortir de scène avant de se raviser et de se lancer dans une magnifique version de "Me And My Melody" (qu’ils jouent trop rarement en concert) et de clôturer avec "Dearly Departed" et ce petit break instrumental à la fin pendant lequel Jasper a présenté son band. Prestation de qualité, certes, mais sans surprise… dour0807d.jpg" width="340" height="248"> Par contre, la suite allait nous en mettre plein la figure, contre toute attente… C’était en effet le retour de Jeronimo, dont le troisième album, "Mélodies Démolies", sortira fin septembre. Un Jeronimo qui repart sur de nouvelles bases (plus de détails d’ici quelques jours dans l’interview qu’il nous a accordée). L’occasion pour nous de faire connaissance avec une demi-douzaine de nouveaux morceaux (dont "Rendez-Vous Dans Ma Loge" et le futur single "L’argent C’est Bien") ainsi qu’une revisite complète de la plupart de ses tubes. En effet, dès le premier morceau ("L’Eté Inoubliable"), on est surpris par la pêche qui se dégage de son nouveau groupe (seul le batteur lui est resté fidèle). Impression confirmée avec "Ma Femme Me Trompe", "Les Mains Qui Tremblent" version Pixies ou "Ton Eternel Petit Groupe". Quelle énergie… Quant aux nouveaux titres, ils subissent le même traitement, mais avec encore plus de guitares froides et métalliques à la Sisters Of Mercy ou Cure du début des années 80. Un petit rappel acoustique de toute beauté a clôturé une prestation surprenante, à mille lieues de celle à laquelle on s’attendait. Une excellente surprise et un des grands moments du Dour Festival 2008!

Après cette claque, on s’est dirigés vers la Red Frequency pour la prestation de The Notwist, qui étaient déjà là l’année dernière mais qui n’avaient pas réussi à nous accrocher. Ce n’est pas encore cette année qu’ils vont nous prouver le contraire. Peut-être est-ce dû au fait que l’on était un peu trop loin de la scène ou que l’on ne maîtrisait pas trop le dernier album ("The Devil, You + Me"), je n’en sais rien, mais je n’ai en tout cas pas reconnu le groupe qui m’avait enchanté au Pukkelpop en 2002 (du temps de leur excellent album "Neon Golden"). On ira se rattraper en salle à l’Ancienne Belgique le 11 décembre prochain. dour0807e.jpg" width="340" height="248"> Par après, on a voulu aller jeter un œil curieux à Ice Cube. Pas que l’on soit amateur de rap et de hip hop (loin de là, même…), mais c’est toujours une expérience assez intéressante que d’avoir devant soi une légende du Gangsta Rap. Sur scène, il ne se passe pas grand-chose (un DJ et deux rappeurs qui courent d’un bout à l’autre de la scène, mais aussi, plus bizarrement, deux molosses gardes du corps…). Musicalement (si l’on peut dire), cela ne vole pas bien haut non plus avec des jurons en veux-tu en voilà et des samples pompés à profusion (par exemple "The Message" de Grandmaster Flash). Mais, le pire, c’est que cela a rameuté une foule pas possible… Les kids évoluent…

Mais bon, nous aussi on évolue, mais pas dans le même sens… On est donc retournés sur la Red Frequency (et sous la pluie) pour le set de Battles. Eux aussi étaient déjà venus l’année dernière (ainsi qu’au Pukkelpop) mais j’avais tellement été déçu par leur album ("Mirrored") que j’avais volontairement laissé tomber le live. Cependant, les échos que j’en avais eus étaient tellement positifs que je ne pouvais plus les rater cette année. dour0807f.jpg" width="340" height="248">Je ne vais pas dire que j’ai été déçu, mais je n’ai pas non plus été emballé. Bon, d’accord, les quatre musiciens sont des virtuoses qui maîtrisent leurs instruments d’une manière époustouflante. Pas de voix, juste des murmures ou des sons trafiqués. Ils pratiquent un genre de musique hyper complexe (pour ne pas dire intellectuelle) uniquement déchiffrable par des mélomanes avertis. Un genre de free jazz avant-gardiste parsemé de sons électroniques. Un truc marrant, c’est qu’ils tiennent leurs guitares assez bizarrement, quasi à hauteur du cou. Et aussi que le batteur a une cymbale qui culmine à près de deux mètres.

Après une version kilométrique de "Atlas", on a eu notre dose et on est dès lors repartis vers de nouvelles aventures, non sans avoir patienté quelques instants après le Wu-Tang Clan qui, en tant que vedettes qu’ils sont, se sont fait désirer. On ne les a toutefois pas attendus, la foule encore plus compacte que pour Ice Cube s’en chargeant déjà. Et comme la journée s’apparentait déjà à une belle réussite, on n’a pas demandé notre reste… A demain pour la suite…

Jour 1
Jour 3
Jour 4
Les autres photos de
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Pinback | Oxbow | Future Of The Left
Ultraphallus | The Germans
Photos © 2008 Olivier Bourgi

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VOS COMMENTAIRES

Charlie
le 30/07/2008 (Profil Utilisateur | Envoyer un message)
"Oxbow, usant et abusant de poses pas toujours très catholiques", a-t-il montré son petit Jesus ? ;)

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