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Concerts: compte-rendu
dEUS ne dÉÇOIT jamais
/ paru le 13/12/2008 /
S'il y a bien un groupe qui a dominé le paysage musical belge en 2008, il s'agit de dEUS. Un excellent cinquième album ("Vantage Point"), la tête d'affiche du festival de Werchter et, histoire de clôturer l'année en beauté, deux Forest National complets, dont la première date avait lieu le mercredi 10 décembre.

Une performance qui n’est toutefois pas exceptionnelle pour eux, puisqu’ils avaient déjà rempli deux soirs d’affilée la salle de l’avenue Victor Rousseau en mars 2006 avec, pour ceux qui s’en rappellent, deux premières parties prestigieuses: Elbow et le lendemain Snow Patrol… Cette fois, c’est un groupe encore inconnu dans nos contrées que Tom Barman a été dénicher. Et il ne s’est pas arrêté à nos frontières puisque c’est de Sydney que Expatriate est originaire (tiens, tout comme Howling Bells, le groupe qui avait ouvert pour Mercury Rev voici une quinzaine de jours).

Les quatre australiens arrivent sur scène sous des allures de boys band (surtout le chanteur et le bassiste qui auraient bien pu faire partie des 2Be3, avec leurs cheveux longs soignés et des biceps que leurs singlets judicieusement choisis une taille en dessous laissent apparaître. Par contre, musicalement, cela n’a rien à voir avec de la pop pour jeunes filles. Cela va fort. Tellement fort d’ailleurs qu’au premier coup de batterie, j’en suis arrivé à regretter de ne pas avoir acheté des bouchons (ergonomiques et dernier cri) pour les oreilles à une demoiselle qui nous avait pourtant prévenus que l’on allait assister à une avalanche de décibels…

Le chanteur a le timbre de voix d’Alex Kapranos (Franz Ferdinand) mais la comparaison s’arrête là. Ils ont un son beaucoup moins poppy et beaucoup plus puissant, à la manière d’un U2 par exemple. C’est en tout cas la référence qui m’a sautée aux oreilles tant ils sont au point et à l’aise sur scène. Si l’on ajoute quelques pointes plus sombres à la Echo & The Bunnymen, on obtient la marque de fabrique de ces expatriés qui ont terminé avec un titre qui, à première écoute, mérite d’être un single tellement il est efficace malgré sa longueur. Cela dit, leur set a toutefois été assez linéaire et on ne peut pas dire qu’ils ont déchaîné les passions au sein d’un public présent d’abord et avant tout pour applaudir le joyau belge du rock indépendant.

D’ailleurs, au fur et à mesure que les roadies s’affairent pour préparer la scène, l’ambiance grimpe et c’est l’hystérie lorsque les cinq rockeurs prennent possession de la scène de Forest National, Tom Barman en tête, qui filera systématiquement sa cigarette à peine allumée à un homme de l'ombre. Comme c’est le cas depuis le début de leur tournée en avril dernier, le show débute avec "When She Comes Down", la très bonne plage d’intro de leur dernier album. On les sent très concentrés, ce qui va quelque peu altérer la magie des premiers morceaux. En plus, la balance n’est pas extrêmement bien réglée et, contrairement à la première partie, on ne rechignerait pas sur quelques décibels supplémentaires. Les choses allaient toutefois s’arranger avec "Everybody’s Weird" et surtout "Fell Off The Floor, Man", qu’on n’attendait peut-être pas aussi tôt dans la soirée. Ils avaient décidé de commencer fort, et on ne s’en plaindra pas. Par contre, on aurait préféré un peu plus de calme durant les interventions de Tom Barman entre les morceaux, qui, à défaut de parler, hurlera dans son micro au point de faire sursauter l’assemblée. Par contre, au chant, il est parfait. Il n’a peut-être jamais aussi bien chanté. Mauro Pawlowski, quant à lui, est devenu incontournable dans le groupe. Ses parties de guitare sont parfaites, sa voix complémente à merveille celle du leader et surtout, il a la classe et le look. Klass Janzoons, multi instrumentiste hors pair, se (et nous) régalera en passant du violon aux claviers, ou à un tambourin et à des petits gadgets qui, au premier abord, paraissent inutiles mais sans lesquels il manquerait sans doute un petit quelque chose. Alan Gevaert, le bassiste, bien que discret, amène sa pierre à l’édifice tandis que le batteur Stéphane Misseghers fait le boulot. Bref, l’osmose du groupe est à son apogée.

C’est clairement l’album "Vantage Point" qu’ils sont venus défendre ce soir, puisque "Slow" et "Smokers Reflect" (le nouveau single) sont ensuite au programme. Mais malheureusement, l’intensité est retombée d’un cran. Cela dit, et, contre toute attente, ce n’est pas "Theme From Turnpike" (beaucoup moins flippant que d’habitude), qui va remettre les choses en place, même si la partie vocale de Mauro est parfaite. "The Architect" va booster l’ambiance mais c’est surtout après une version loupée (un constat malheureusement récurrent sur cette tournée) de "Nothing Really Ends" que l’on va atteindre un moment de grâce. Trois titres parfaits: "Bad Timing" avec son impeccable montée crescendo, "If You Don’t Get What You Want" dans une version survitaminée et "Instant Street" au final aussi décoiffant qu’accéléré. Un triptyque intense rarement entendu dans les salles de concerts cette année… Le classique "Suds & Soda", un des deux extraits de "Worst Case Scenario" (l’autre étant "Morticiachair") va clôturer le set principal et déclencher dans la foulée une mini émeute. Dès les premières notes au violon, des milliers de paires de pieds vont sauter à l’unisson tout en formant une forêt de bras tendus vers le ciel. Toutefois, à ce moment-là, on ignorait que l’on était encore loin de quitter la salle…

En effet, le groupe a régalé le public en proposant un premier rappel, qui a débuté calmement avec "Eternal Woman" (malheureusement sans la voix de Lies Lorquet, la chanteuse de Mintzkov) avant de monter en puissance sur "Little Arithmetics" (qu’ils ne jouent plus tellement ces jours-ci) et "Oh Your God". Bizarrement, c’est sur un assez calme "Serpentine" (extrait de "In A Bar, Under The Sea") qu’ils prendront congé du public bruxellois. Mais ce n’était pas encore fini pour autant… Ils reviendront une dernière fois pour une époustouflante version de "Roses", ponctuée par un "Thank You" à double sens qui venait vraiment du cœur…

En conclusion, on a assisté à un très bon concert (rien à redire), très généreux (1h50 de show) mais sans réelle surprise. Leur concert à l’Eden de Charleroi en mai dernier m’avait autrement impressionné…
Les autres photos de
dEUS | Expatriate
Photos © 2008 Olivier Bourgi

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VOS COMMENTAIRES

patschu
le 13/12/2008 (Profil Utilisateur | Envoyer un message)
Le concert du jeudi était en tous points semblable à celui commenté ici.
Je comprends d'autant moins la critique de la DH de vendredi qui en substance disait le groupe fatigué et peu motivé ainsi qu'une ambiance très soft. Nous n'avons sans doute pas vu le même concert.

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