Le phénomène EIFFEL remplit l'Atelier 210 à Etterbeek
Date: 10/02/2010 à 00:05
Catégorie: Concerts

Un public de tous âges se pressait aux portes de l'Atelier 210 bien avant l'heure de l'ouverture des portes. Le concert était sold out depuis un bon moment déjà. On remarque un peu de chaos au niveau de l'organisation, la configuration de la salle est plus orientée théâtre que concerts, mais on finit par entrer dans l'arène, et votre serviteur arrive à se caler contre une petite estrade près des baffles, bien pratique pour prendre un peu de hauteur et pouvoir shooter à l'aise.

La première partie est assurée par l'assommant Who & Who (solo), mais n'a pas découragé l'audience qui était là pour en découdre avec les guitares et savourer les textes des toulousains d'Eiffel.

Au terme d'une demi-heure de sound checks, le groupe investit enfin la scène. « Minouche », titre d’ouverture du dernier album du groupe, démarre également le concert. Malheureusement, la voix n'est quasi pas discernable. Il faudra attendre la fin de ce titre pour que les techniciens arrivent à la poser plus correctement. Les secondes voix resteront quant à elles inaudibles jusqu'à la fin du concert. Les titres défilent sans presque aucune intervention de Romain. Nicolas, à la batterie, a visiblement de l'énergie à revendre et son homonyme à la guitare n'est pas en reste lui non plus. Régulièrement ces deux-là se livrent des duels sur scène qui compensent le relatif manque de charisme de Romain. De temps à autre, Estelle armée de sa basse, les rejoint elle aussi. De manière générale, la voix de Romain passe moins bien sur la scène de l’Atelier 210 que sur CD, mais le mixage laissait à désirer.

Le public est enthousiaste et les quelques pogos d’un petit groupe d’excités et passablement imbibés sont un peu déplacés parmi l’audience très sage présente ce soir… Le très attendu single « A tout moment la rue » passe très bien sur scène, mais les fans semblent lui préférer des titres plus anciens, musicalement plus agressifs. Quelques morceaux d’anthologie pimentent le set : « Saoul », « Je m’obstine », « Disperses », « Inverse-moi »

Un premier rappel nous offre « Search & Destroy » des Stooges et « Hype », avant que le groupe ne se retire une nouvelle fois en coulisses. Avant le retrait définitif des troupes, Eiffel revient une dernière fois sur scène pour nous offrir un texte de Boris Vian : « Je voudrais pas crever » qui nous démontre une nouvelle fois que ce groupe a des lettres. Humblement, Eiffel applaudit son public et le remercie avant de se retirer définitivement en toute simplicité.
Les autres photos de Eiffel
Photos © 2010 Bernard Hulet


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