Interview de Leo Leoni
Date: 16/01/2018 à 00:00
Catégorie: News

Grâce à une synergie avec le fan-club officiel du groupe suisse Gotthard (site officiel du groupe), Music In Belgium vous propose de découvrir une interview inédite de Leo Leoni, guitariste du célèbre groupe tessinois et fondateur du projet Coreleoni. Cette interview a été publiée initialement dans le magazine réservé aux membres du fan-club officiel (All Access, n° 70, janvier 2018).

Quand et comment t’es venue l’idée de monter un projet basé sur les titres des trois premiers albums de Gotthard?

Leo: L’idée m’est venue pendant la tournée «Open». Diverses circonstances ont cependant fait que l’idée a mis un certain temps à mûrir et quand j’ai décidé de me lancer, nous étions en 2010, juste avant que Steve parte en vacances. Nous avons eu une discussion au sein du groupe et les autres voulaient faire «Defrosted II». Je leur ai donc dit que s’ils voulaient faire un «Defrosted II», je souhaitais pour ma part faire un break pour faire d’abord mon album solo avant d’en revenir à «Defrosted». Mais après cela, il y a eu la disparition de Steve, mon premier album solo a été mis en attente et nous avons commencé à travailler sur «Firebirth». Lorsque le concept de «Defrosted II» a été remis sur la table durant la tournée «Silver», j’ai décidé que le moment était venu de rendre hommage aux morceaux que j’aime. C’est là où est mon cœur et c’est la base de tout. C’est là que tout a commencé.

Avant tout, et c’est très important, j’ai demandé à tous mes amis du groupe s’ils souhaitaient participer à ce projet. J’ai expliqué à Nic (Maeder) que je ne pouvais difficilement l’inviter parce que cela aurait été Gotthard qui joue des morceaux qui ne figurent pas à notre répertoire. Marc et Freddy ont décliné, car ils trouvaient que ce serait trop proche de ce que nous faisons avec Gotthard. J’ai donc commencé à sélectionner les membres de mon projet et je savais que je voulais avoir Hena (Habegger) à la batterie et Igor (Gianola) pour m’accompagner à la guitare. En 1994, nous avions passé un excellent moment sur la tournée «Dial Hard» et nous sommes des amis d’enfance. J’ai demandé à Igor s’il connaissait un bassiste: «Quelqu’un entre Nikki Six et Lemmy», ai-je dit en riant. Mila Merker est venu aux répétitions, a branché sa basse et 5 minutes plus tard, il avait décroché le job.



Comment as-tu réussi à avoir Ronnie Romero, le chanteur? C’est un des vocalistes les plus demandés de la planète rock pour le moment.:

Leo: Nous avons rencontré Ronnie pendant la tournée «Bang!». Son groupe Lords of Black jouait en première partie avant nous. Au soundcheck, il a commencé à chanter «Neon Knights» de Ronnie James Dio et je suis littéralement tombé de ma chaise (rit de bon cœur). «Quel chanteur incroyable!». Par la suite, j’ai entendu que Ritchie Blackmore se préparait à faire son grand retour avec un set électrique après 20 ans d’absence et je me demandais qui serait au micro, car il a toujours su s’entourer de chanteurs immenses tels que Dio, Joe Lynn Turner et David Coverdale. Quand j’ai entendu dire qu’il avait fait appel à un jeune chanteur, j’ai tout de suite su que c’était Ronnie. À la fin de la tournée «Silver» à Lausanne, Francisco Maganto (qui était à l’époque le manager de Lords of Black) était présent et je lui ai demandé s’il était toujours en contact avec Ronnie, car je voulais lui demander s’il serait intéressé de participer à un projet avec moi. C’est alors que je me suis dit: «ça y est, je vais le faire». Détail amusant, quand j’ai rencontré Steve, j’étais supposé me présenter à une audition pour Ronnie James Dio…. Mais je n’y suis jamais allé parce que tout s’est mis en place avec Steve… En un certain sens, la boucle est bouclée...

D’où vient le nom Coreleoni?

Leo: Le «Core» vient du mot anglais qui désigne le noyau, l’essence, la base, et «Leoni» c’est moi… et j’adore le jeu de mot. C’est amusant.

Pourquoi faire un tribute band consacré à tes propres morceaux?

Leo: Il y a tant de tributes bands de Gotthard qui jouent tous ces fabuleux anciens titres. Pourquoi ne pas prendre mon pied en le faisant moi-même?

Tu as réenregistré les morceaux dans un album?

Leo: Oui, avec une énergie différente, une attitude différente, un style 2017. L’album contiendra des titres des trois premiers albums et un titre extrait de l’album «Open». Tous ces morceaux ont beaucoup d’importance pour moi. On va faire une espèce de remake de «All I Care For». J’adore ce que nous avons fait…

Tu as aussi ajouté 1 nouveau morceau intitulé «Walk on Water» qui sortira à la mi-décembre avec un clip vidéo. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet?

Leo: C’est une idée que j’avais proposée au groupe à l’époque et qui n’avait pas été retenue, peut-être à cause de son côté politique. Je l’avais donc rangée au fond d’un tiroir. Je l’ai ressortie et finalisée avec Danny et j’adore le résultat. Cela ne sera pas un clip vidéo traditionnel: il ressemblera à une succession de dias, mais sans accuser personne. Nous voulons juste exprimer l’idée que les choses peuvent être plus différentes qu’il n’y paraît.



Peux-tu nous révéler des détails sur la pochette de l’album et sur la raison de ce choix?

Le livret est magnifique; il ressemble à un conte de fées en bandes dessinées. Il était une fois dans un petit village du sud de la Suisse... car c’est là que tout a commencé. La pochette est simple et pas sombre. Le titre est «Greatest Hits part I» parce que nous envisageons de faire une «part II». Il y a assez de titres qui n’ont jamais été joués en public ou qui ne l’ont plus été depuis bien longtemps. Notre webmaster Paul Nielsen dit toujours qu’il voudrait tant entendre «Heal Me». Peut-être son vœu sera-t-il exaucé un jour prochain

Coreleoni donnera plusieurs concerts en fin d’année. Les fans pourront-ils voir d’autres concerts l’an prochain aussi? À quoi peuvent-ils s’attendre lors de ces concerts?

Leo: Du Rock‘n’roll… sans compromis! Et si ça joue trop fort…, pas de bol… (rit) Nous allons donner quelques concerts en décembre, en janvier et en février. Nous ferons aussi certains festivals. Je n’ai pas l’intention de laisser tomber ce projet.

Et Gotthard dans tout ça?

Leo: Gotthard est mon plus ancien bébé et je ne les laisserai pas tomber. Mais nous avons un peu de temps avant le début de la tournée «Defrosted II» et l’année a 365 jours, ce qui me laisse amplement le temps d’enfiler à nouveau ma tenue de scène en cuir, à dépoussiérer mes amplis Marshall et ma Les Paul avec CoreLeoni.


Source: All Access, n° 70, janvier 2018.

Pour plus d’infos sur Coreleoni


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