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DAVIES, Ray - Other People's Lives
/ paru le 24-02-2006 /

Retracer une carrière de plus de quarante ans en quelques lignes relève de la gageure ; la résumer laisse nécessairement une impression d’imprécision ou même de frustration. Pour faire court, le leader des Kinks est sans doute le meilleur observateur rock de la vie sur l’île britannique, un peu par la force des choses. En effet, il a mis très longtemps avant de conquérir les Etats-Unis où il était interdit de séjour pour des raisons peu claires.

Au début de la British invasion, les Beatles et les Stones sont beaucoup plus médiatisés et, contraints et forcés, les Kinks se contentent d’aller leur petit bonhomme de chemin. Intelligent et talentueux, Ray Davies, conscient de sa valeur, en garde une certaine rancoeur. Le ton caustique de ses paroles et l’humour sont toujours présents dans ses textes, assez superficiels au début pour devenir plus profonds par la suite.

Le manque de succès le rend difficile à vivre et ses rapports avec son frère notamment sont empreints d’amour - haine. De plus, ses relations avec les gens du métier se dégradent quelque peu, ce qui n’arrange rien. A part le caractère, on pourrait le comparer à un autre grand, Ian Hunter (Mott The Hoople), également apprécié par la critique mais boudé par le public.

Certains ont vu en eux les précurseurs du heavy metal. Les riffs de « You Really Got Me » sont très durs et à leurs débuts, on les a opposés aux Rolling Stones. C’était tout sauf pertinent tant leur univers est différent. C’est dans ce contexte qu’ont débuté les Kinks de Ray et Dave Davies en 1963, après avoir porté plusieurs autres noms. Ray Davies a pris ses distances vis-à-vis du groupe depuis longtemps pour s’adonner à d’autres passions et ceci constitue son premier album solo officiel, si l’on ne tient pas compte de ceux qu’il a écrits en 1985 (« Return To Waterloo ») et en 1998 (« The Storyteller »). Ils étaient destinés à accompagner les œuvres du même nom.

L’écriture, la radio, la télévision et le cinéma ont été d’autres sources d’inspiration pour lui, comme l’opéra rock (Village Green Preservation Society notamment, où il fait de l’écologie longtemps avant qu’elle ne devienne une mode). Ce qui est sûr, c’est que de grandes pointures comme Paul Weller (The Jam), Morrissey (The Smiths) et Damon Albarn (Blur) lui doivent beaucoup. Même Pete Townshend (The Who) lui doit beaucoup ainsi qu’aux Pretty Things pour son opéra rock « Tommy ».

Si Raymond Douglas Davies a perdu de sa causticité, ses textes acerbes font partie du haut de gamme. Une fois de plus, il a vu juste : l’album « Other People’s Lives » n’est en aucun cas un concept album mais il est excellent. Sur cet album empreint de simplicité musicale, Raymond Douglas Davies utilise un ton sarcastique teinté de mélancolie pour nous offrir de magnifiques mélodies dont certaines sont influencées par son séjour à la Nouvelle-Orléans. Pour ce compositeur impénitent dont la voix défie le temps, tout est bon pour alimenter l’inspiration. Il aime répandre sa verve parolière impertinente en s’inspirant des travers de ses contemporains, parfois avec virulence.

La presse people notamment en prend pour son grade dans « Other People’s Lives », où il fustige aussi l’attitude des lecteurs. Jugez plutôt :

Eat it up, take a bite/Feed the reader's appetite/They'll swallow anything you write/As long as it's in black and white/And full of titillation.

Donnez aux gens ce qu’ils veulent/Du moment que c’est écrit noir sur blanc et croustillant, ils gobent tout.

C’est une traduction libre mais elle correspond au sens profond des paroles. Il fustige autant le goût de ses contemporains pour le sensationnel que l’attitude des media exploitant leurs penchants. Pour ce septième enfant d’une famille de huit né dans la banlieue de Londres, la vie n’a pas toujours été facile et il en a gardé un certain mépris de la médiocrité.

Mais place à la musique. Sur une très belle mélodie, avec trois guitares, « Things Are Gonna Change (The Morning After) » parle des bonnes résolutions que l’on prend après une nuit arrosée. Lui, cela concerne plutôt sa vie ou sa carrière. A partir de maintenant, il va voir les choses autrement, dit-il. Les riffs de « After The Fall » sont appuyés et le morceau a un petit air de Tom Petty pour nous laisser écouter un des plus anciens titres, conçu alors que les Kinks existaient toujours. Après la chute, on ne peut compter sur personne, il faut se débrouiller. La honte est à la mesure de l’importance que l’on accorde à son ego et la chute est d’autant plus dure mais heureusement, il y aura toujours des jours meilleurs.

Dans la tradition des Kinks, « Next Door Neighbour », relevé par une section de cuivres, parle de la vie des autres, de ses voisins, de ceux qui ont disparu de sa vie et il se demande ce qu’ils sont devenus. On sent perler un peu de nostalgie créée par le temps qui passe. « All She Wrote », un mid tempo marqué par la guitare acoustique, parle des gens qui sont passés dans sa vie et y ont laissé des traces, bonnes ou mauvaises. Toujours à la recherche de son identité, comme Robert Smith (The Cure), il ne sait toujours pas qui il est. Son passage par la Nouvelle-Orléans est salutaire dans la mesure où il lui fait voir les choses différemment mais il ne l’aide pas à définir son identité. C’est un excellent titre, un des meilleurs de l’album.

Sur « Creatures Of Little Faith », avec des cuivres bien présents mais non mentionnés et un mellotron joué avec beaucoup d’application, il nous dit qu’il y a toujours deux sons de cloche dans une histoire. La relation avec les autres est difficile mais un peu de confiance est de nature à améliorer les choses. « Run Away From Time » se déroule sur le thème de l’appartenance à un contexte social. On peut essayer d’échapper à soi-même mais nul ne peut se soustraire à ses origines. A remarquer l’utilisation de l’orgue Hammond suivi par un solo de guitare brillant.

Parti à la Nouvelle-Orléans parce qu’il aimait le jazz, il a aussi découvert le skiffle, le blues et la country. Ray Davies aborde sur « The Tourist », qui débute par des bruits de rue, le thème du dépaysement créé par les voyages et le changement de point de vue qui en découle. Il y découvre le vaudou, la magie, une ville consacrée au plaisir, une autre façon de voir les choses. Pourtant, plusieurs chansons qu’il a composées là-bas n’ont pas trouvé leur place sur cet album. On retrouve un peu l’émerveillement qu’éprouve un autre artiste d’origine modeste, Mark Knopfler, quand il découvre Philadelphie. Sans doute a-t-on présenté l’Amérique à ces enfants pauvres comme étant le paradis. C’était longtemps avant que l’équipe actuelle ne soit au pouvoir.

Il y a de nouveau trois guitares sur « Is There Life After Breakfast », un hommage au batteur des Kinks, Mick Avory. C’est une façon élégante de se rappeler leurs frasques quand ils étaient en tournée. C’est par la guitare, la dobro et la slide que débute « The Getaway (Lonesome Train) », le seul autre titre qui parle de son séjour à la Nouvelle-Orléans sur un air country rock. Il a été inspiré par les bruits de la ville, notamment les trains et les bateaux. Pour Ray Davies, le train de la solitude est un symbole et l’apanage de ceux qui ne savent pas prendre les décisions. Parfois, il faut changer d’air.

Isabel Fructuoso chante sur « Other People’s Lives » qui, sur un air espagnol, parle de la « culture » des tabloïds qui s’emparent de la vie privée des gens et la déforment. Toute cette presse à sensation ne se préoccupe que d’une chose : faire de l’argent, peu importent les conséquences sur les personnes concernées. Parfois, ça lui donne envie de vomir. « Stand Up Comic », qui rappelle Georgie Fame, parle du background tenace qui l’empêche de prendre une nouvelle direction. Il faut vivre avec, c’est ainsi, nous dit-il.

« Over My Head » apporte une note d’espoir et nous engage à accepter notre sort avec stoïcisme. Il faut être soi-même dans un monde gouverné par la haine. Il accepte le départ de l’être aimé et cherche les raisons qui l’ont poussée à partir. C’est aussi un excellent titre, un des meilleurs de l’album. Dans une atmosphère de fête très New Orleans, « Thanksgiving Day » est un titre caché qui vante les mérites des réunions de famille en Amérique ce jour-là, avec le renfort des cuivres et du Crouch End Festival Chorus.

L’un dans l’autre, « Other People’s Lives » est un excellent album sans point faible, intelligent et sensible. On retrouve un Ray Davies plus en verve que jamais. C’est une belle revanche pour cet homme intègre souvent blessé par la vie.

MM
Pays: GB
V2 VVR1035352
Sortie: 2006/02/06


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