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COCTEAU TWINS - From Lullabies To Violaine Volume 1
/ paru le 20-03-2006 /

Pour qualifier en quelques mots la musique de Cocteau Twins, il convient d’utiliser avant-garde, créativité, bon goût et qualité haut de gamme gratinée d’un élitisme impénétrable (destiné aux spécialistes, un forum sur le net est d’ailleurs consacré à une tentative d’explication des expressions hermétiques utilisées par le groupe).

C’est bien à cela qu’il faut s’attendre sur ce double album, première étape d’un ensemble qui, en édition limitée, a donné lieu à la sortie d’un coffret de quatre CD dont l’emballage a un aspect « laiteux » qui le rend fragile, paraît-il. Ce double album est le premier volet du contenu de ce fameux coffret. Le contenant, très classe et très dépouillé à la fois, n’est pas mal non plus, merci. La différence doit se situer au niveau du livret, informatif et complet sur l’édition limitée et un peu spartiate sans être indigente dans la version présentée ici.

La scène alternative doit beaucoup à ce groupe écossais forcément peu populaire mais néanmoins essentiel. Il souffre pourtant du « syndrome des années 80 », prouvant ainsi le manque de pertinence de la classification en décades, sommaire et un peu ridicule, que nous utilisons tous. C’est un peu comme si le Family et les Sex Pistols avaient produit la même musique, sous prétexte qu’ils appartiennent à la même décade. C’est mettre dans le même panier le progressif et le punk, alors que tout les oppose.

Ce préambule énoncé, place à la musique. Et là, il faut s’accrocher : la musique de Cocteau Twins est tout sauf facile à décrypter, un peu comme celle de Can, de Sonic Youth, de Dead Can Dance ou de Whirlwind Heat, pour ne citer que des exemples très connus. Le plaisir que l’on en retire est à la mesure des efforts consentis pour tenter de comprendre. Mais point n’est besoin de tout comprendre, finalement, pour apprécier. Il suffit de se laisser aller à ses perceptions sonores. Cocteau Twins, c’est l’antre du légendaire, du mystérieux et du sensoriel, où les borborygmes, les cris, les mots tronqués ou déformés et les sons abstraits prennent souvent le pas sur le discours intelligible. Quand on interroge Elizabeth Frazer à ce sujet, elle élude la question. On doit donc se contenter d’approximations.

Cocteau Twins, c’est un peu la revanche du rêve et de l’hypersensibilité sur la rationalité froide et inhumaine. Dans ce sens, c’est une œuvre de visionnaires et le terme « avant-garde » prend ici tout son sens. Pas besoin non plus de substances psychotropes pour voguer dans une sorte de « no man’s land » entre raison et folie douce : la musique suffit amplement au voyage. Une basse proéminente, une guitare distordue et une voix céleste sont les atouts majeurs du trio. Ces ingrédients, assaisonnés aux tape loops, echo boxes ou drum machine, donnent naissance à un véritable festin gastronomique qu’il suffit de déguster à son propre rythme.

En 1979, Cocteau Twins, c’est au départ Robin Guthrie (guitare, tape loops, echo boxes) et Will Heggie (basse), rejoints un peu plus tard par la petite amie du premier, Elizabeth Frazer, dont l’apport vocal cristallin et éthéré s’avère rapidement indispensable. L’art de la chanteuse consiste à transposer ses émotions en paroles, ou plutôt en sons, créant ainsi un langage original exploité plus tard et transformé à sa façon par Björk, une artiste qui s’est inspirée des Ecossais. Ceux-ci ont défriché le terrain et créé des brèches. Les membres de l’entité Cocteau Twins n’ont pas de batteur. Ils utilisent à profusion mais avec discernement une drum machine.

Le trio signe un contrat avec 4AD en 1982 et sort un EP intitulé « Lullabies », rapidement suivi par l’album « Garlands » puis par un autre EP, Peppermint Pig (1983). Sans doute un peu tenu à l’écart par les amoureux, Will Heggie quitte le groupe peu après la sortie de cet EP et forme Lowlife avec le chanteur écossais Craig Lorentson.

C’est de cette période et de « Lullabies » que sont extraits « Feathers-Oar-Blades », qui annonce le futur « In Our Angelhood » (« Head Over Heels ») par son rythme rapide et saccadé, son aspect mélodique et ses percussions irrésistibles, « Alas Dies Laughing », plus lent et marqué par le jeu de la guitare basse de Will Heggie, ponctuée par la guitare de Robin Guthrie, et « It’s All but an Ark Lark », un morceau aux riffs de guitare alternés qui, combinés à la ligne de basse et aux percussions issues de la drum machine, fusionnent avec les sons émis par la voix féminine en un magma sonore absolument génial.

C’est de la même période et de « Peppermint Pig » que sont extraits « Peppermint Pig », fort agréable en version 7”, « Laughlines », morceau répétitif à caractère hypnotique, et « Hazel », court morceau innovant et atypique par la prédominance du rythme. La version 12” de « Peppermint Pig », destinée aux pistes de danse, est laissée de côté ; l’expérience n’a pas été renouvelée. Même les plus grands doivent parfois faire face à l’échec.

Signé par le duo, l’album « Head Over Heels » sort en 1983, bientôt suivi par l’EP Sunburst And Snowblind. De cet EP figurent tous les titres : « Sugar Hiccup » en version 12”, qui met en valeur le travail de Robin Guthrie, « From The Flagstones », porté par le rythme de la drum machine, qui enveloppe littéralement la voix, « Hitherto », avec une contre mélodie signée Guthrie, et le magnifique « Because Of Whirl-Jack », dont le rythme rapide rappelle « Feathers-Oar-Blades » et « In Our Angelhood », malheureusement non repris ici.

A la fin de l’année 1983, ils sont rejoints par le londonien Simon Raymonde (Drowning Craze) dont l’aide à la composition s’avère progressivement un plus incontestable. Ses arrangements et sa participation à la production deviennent vite indispensables. C’est bien l’homme de la situation.

En 1984, ils sortent d’abord l’EP « The Spangle Maker », repris ici. « The Spangle Maker » débute par des percussions mates et métronomiques, avec un timbre de voix qui rappelle un peu Stevie Nicks (Fleetwood Mac), mais le style des deux chanteuses n’est pas le même. L’une joue en Champion’s League et l’autre en deuxième division. Sur « Pearly-Dewdrops’ Drops (alternate version) », la voix irréelle de Elizabeth Frazer vous conduit en douceur vers de lointains pays de rêve, et le très doux « Pepper-Tree » vous donne envie de vous y installer pour toujours.

L’album « Treasure » (1984), entre ambient et dream pop, est une réussite majeure et porte bien son nom. Le chant d’Elizabeth Frazer y atteint des sommets. Dans la foulée à dominante creative, 1985 voit la naissance de « Aikea-Guinea », un EP repris sur le premier CD. « Aikea-Guinea », en version alternative, permet d’écouter en silence, presque religieusement, la voix éthérée de l’énigmatique Frazer, littéralement en état de grâce. Sur « Kookaburra », la voix se fait plus douce, la basse se faufile dans l’ombre, les percussions se font plus feutrées pour laisser place à la guitare. Sur « Quisquose », c’est le piano qui se fait entendre, ponctuant dans une palette très colorée un chant qui alterne douceur et démence. Enfin, « Rococo » parachève l’impression de chef-d’oeuvre par un côté majestueux largement déployé, avec la basse en vedette.

C’est par un autre EP sorti en 1985 que débute le deuxième CD. Il s’agit cette fois de « Tiny Dynamine », qui reprend >« Pink Orange Red », un morceau qui présente la particularité de se dérouler sans anicroche en illustrant la versatilité tranquille de la chanteuse, dont l’entente avec ses comparses est propice à la création pure. On retiendra la ligne de guitare de Robin Guthrie et les arrangements de Simon Raymonde. Il n’est pas étonnant qu’ils aient souvent joué ce titre en public. L’instrumental « Ribbed And Veined » commence par un jeu de guitare très clair, au milieu d’un torrent de percussions discrètes, tandis que « Plain Tiger » est orienté chant, avec un changement de rythme à chaque refrain, et que « Sultitan Itan » s’aventure dans un parcours tortueux à travers le « chant » ponctué de salves de guitare et d’un accompagnement rythmique remarquable.

Sorti à moins d’un mois d’intervalle du précédent EP, « Echoes in a Shallow Bay » comporte aussi quatre titres : « Great Spangled Fritillary », tout en contraste avec le disque précédent, montre une autre facette plus aventureuse encore, le chant se faisant plus aérien pour séduire, sous l’impulsion de percussions lancinantes soulignées par une guitare que l’on croirait programmée en boucles régulières. « Melonella » possède un caractère plus abstrait et les sons émis par la chanteuse semblent tirés d’une langue latine. Chaque son est ponctué sur le même rythme par le piano. « Pale Clouded White » se déroule sur un chant plus classique en apparence mais il semble véhiculer une menace potentielle redoutée par tous. La guitare acoustique et la guitare électrique viennent se mêler à l’ensemble basse - drum machine. « Eggs And Their Shells » voit l’énigmatique chanteuse se comporter de façon plus calme, laissant l’initiative à la guitare et au piano.

Suivent successivement l’album acoustique « Victorialand » (1986) (avec Richard Thomas au saxophone et au tabla) et l’EP « Love’s Easy Tears », dont on reprend « Love’s Easy Tears », avec des arrangements brillants du bassiste attitré. « Those Eyes, That Mouth » est plus sautillant et frise la distraction futile mais la voix se fait soudain plus grave, comme pour rappeler les règles du jeu, en alternance avec des passages plus aigus. Par moments, la voix évoque paradoxalement celle de Russell Mael (Sparks). Plus doux, « Sigh’s Smell Of Farewell » ressemble un peu à une prière et le chant s’avère excellent. Le rythme de « Orange Appled » est plus saccadé. Il illustre la parfaite cohésion qui existe entre les vocalises de Elizabeth Frazer et les interventions de Robin Guthrie à la guitare. L’album « The Moon and the Melodies » (1986) (avec le claviériste / compositeur minimaliste Harold Budd, qui a travaillé avec Brian Eno) succède à cet EP et « Blue Bell Knoll » suit en 1988. Le single « Iceblink Luck », dont on peut entendre les trois morceaux, sort en 1990. Il comprend « Iceblink Luck », avec un chant plus classique, « Mizake The Mizan », avec la voix aigüe de Elizabeth Frazer, morceau lent très agréable à écouter, et « Watchlar », un hymne qui s’écoule sur des percussions tribales. Ce single représente une évolution du groupe vers encore plus de sophistication. Il précède de peu la sortie de « Heaven Or Las Vegas », son chef-d’oeuvre. Voir la suite sur «  From Lullabies To Violaine Volume 2  ».

Rappel des titres du CD 1:

  1. « Feathers-Oar-Blades »
  2. « Alas Dies Laughing »
  3. « It’s All but an Ark Lark »
  4. « Peppermint Pig (7” version) »
  5. « Laughlines »
  6. « Hazel »
  7. « Sugar Hiccup (12” version) »
  8. « From The Flagstones »
  9. « Hitherto »
  10. « Because Of Whirl-Jack »
  11. « The Spangle Maker »
  12. « Pearly-Dewdrops’ Drops (alternate version) »
  13. « Pepper-Tree »
  14. « Aikea-Guinea (alternate version) »
  15. « Kookaburra »
  16. « Quisquose »
  17. « Rococo »
Rappel des titres du CD 2:
  1. « Pink Orange Red »
  2. « Ribbed And Veined »
  3. « Plain Tiger »
  4. « Sultitan Itan »
  5. « Great Spangled Fritillary »
  6. « Melonella »
  7. « Pale Clouded White »
  8. « Eggs And Their Shells »
  9. « Love’s Easy Tears »
  10. « Those Eyes, That Mouth »
  11. « Sigh’s Smell Of Farewell »
  12. « Orange Appled »
  13. « Iceblink Luck »
  14. « Mizake The Mizan »
  15. « Watchlar »

MM
Pays: GB
V2 DAD 2513
Sortie: 2006/02/13


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