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OZARK HENRY - The Soft Machine
/ paru le 03-10-2006 /

Comment rester objectif quand on est un inconditionnel d’un artiste ? Pourquoi résister quand, après trois notes, on est emporté par la musique et que l’on vogue déjà, au son de la sirène, vers des horizons lointains ? Pourquoi résister quand, sans l’aide du moindre produit psychotrope, on retrouve un environnement musical onirique capable de plonger l’auditeur dans un état second ?

Grand par la taille et par le talent, Piet Goddaer aime fantasmer ses chansons ; ensuite, cet homme d’images et de sons travaille d’arrache-pied pour les rendre conformes à ce qu’il a vu et entendu dans son rêve éveillé. Son talent, c’est de communiquer ses impressions et, comme les plus grands artistes, de les faire partager par les cognoscenti.

Mais ce qui peut paraître simple nécessite de larges connaissances musicales et picturales, un très grand savoir-faire et une bonne dose de créativité. « Faire simple, c’est ça qui est difficile », disait P. L., un gestionnaire, manager dans une grande entreprise de la région liégeoise. Ce qui est vrai dans le monde des affaires l’est aussi en musique. Parfois décrié parce qu’il fait de la musique pop, Piet Goddaer s’y entend comme personne pour emmener ses auditeurs les plus sensibles et les plus réceptifs vers des contrées lointaines, grâce à des sonorités qui évoquent les grands espaces et le grand large et sont destinées à les faire rêver. Ce n’est pas à la portée du premier venu et cela exige des qualités largement au dessus de la moyenne.

La mer et les embruns tonifiants, Piet Goddaer connaît et aime ça depuis sa plus tendre enfance. S’il reproduit le son des sirènes, des cornes de brume et le chant des mouettes, c’est parce que, comme François Truffaut dans « Les 400 coups », il voit la mer comme un symbole de liberté. Ce thème de la mer est évident sur l’album précédent, dont le titre est suffisamment explicite pour éluder tout commentaire superflu (voir notre chronique "The Sailor Not The Sea"). Il l’est tout autant sur cet album qui s’inscrit dans la continuité du précédent, avec la complicité de Marc François aux manettes. Piet Goddaer sait où il va et il franchit ici un pas supplémentaire dans son évolution musicale.

Le premier titre de l’album, « These Days », fait penser à U2. C’est l’un des morceaux les plus rythmés jamais composés par le citoyen de Kortrijk et il commence par les bruits issus de la mer. Sur ce titre, il se paie le luxe d’utiliser deux batteurs et déjà, les sons venant du grand large interpellent. Il poursuit son travail d’orfèvre avec l’aide de ses musiciens habituels sur « Christine », qui rappelle « Jocelyn, It’s Crazy We Ain’t Sixteen Anymore » par ses intonations, son climat doux amer et la prédominance de la ligne de basse. La présence de Audrey Riley au violoncelle apporte un plus incontestable et celle de Stef Catteeuw, toujours aussi sobre à la guitare, est un gage de qualité. Malgré l’absence de Jah Wobble et Jaki Liebezeit (Can), Piet parvient à recréer l’ambiance envoûtante de l’album précédent. Il a bien assimilé leur façon de travailler et peut maintenant se passer d’eux. En l’absence de Nina Babet, il assume seul les parties vocales.

On retrouve le trio magique Goddaer - Riley - Catteeuw sur « We Were Never Alone », un titre lazy nostalgique au tempo assez lent et beau à pleurer, de sorte que l’envoûtement est déjà bien présent quand débute « Splinter », de nouveau avec deux batteurs. On peut y trouver une certaine ressemblance avec le trip hop de Massive Attack quand il était au top mais Ozark Henry garde une façon bien à lui de percevoir et de décrire les situations en utilisant les moyens techniques les plus sophistiqués mis à sa disposition et en les intégrant dans sa technique de travail. Difficile après ce morceau d’anthologie de redescendre sur terre sans trouver presque banales les plus belles estampes de Katsushika Hokusai (ben oui, vous tombez en pleine minute culturelle).

Audrey Riley réapparaît avec les deux batteurs sur « Play Politics », au tempo plus appuyé et au climat plus positif, qui trouve sa place de manière naturelle dans cet ensemble varié mais très cohérent. Par contraste, « Weekenders » comporte son lot de nostalgie. Piet, le surdoué timide, baigne dans la belle musique depuis sa plus tendre enfance. Il a une vision personnelle des situations les plus courantes et manie les contraires avec maestria. Fasciné par les grands espaces et allergique à tout ce qui est étriqué, il reste fidèle à son univers psychologique et surfe parmi les vagues des sons électroniques, au milieu des atmosphères feutrées de ses compositions. Il mélange les rythmes et les émotions selon les caprices de son inspiration.

L’instrumental up tempo « Echo As Metaphor », avec la basse et le violoncelle électrique bien mis en exergue, entrecoupé de temps en temps par des cris venus de nulle part qui rappellent la présence humaine, est un autre moment fort. Il enfonce le clou et s’inscrit dans le contexte très cohérent de l’album qui prend par moments des accents jubilatoires. « Cincinatti » est du même tonneau. Son mid tempo appuyé par la basse et le violoncelle, les samples, la voix de Piet et la mélodie imparable en font un des morceaux les plus attrayants de ce CD. Le résultat est littéralement sublime !

Avec ses bruitages qui appellent à l’évasion et incitent au voyage, ses claviers omniprésents et un jeu de guitare plus appuyé, « Morpheus » se coule lui aussi dans le contexte de l’album sans nuire à sa cohérence globale, avec une nouvelle fois le violoncelle en vedette. L’envoûtement se poursuit sans heurts et emporte les dernières réticences en face de ce voyage initiatique au pays des rêves. Même si son climat est sombre, « Sun Dance » est un hymne hédonique à la vie mais l’optimisme est tempéré par les séparations et il subit les effets néfastes du temps qui passe et nous emporte avec lui. Le duo Riley - Goddaer se surpasse et, sous l’impulsion des dialogues entre les claviers et le violoncelle, la musique atteint des sommets de beauté indicible.

« Le temps qui reste » continue cette impression de mélancolie ambiante et distille ses propos nostalgiques tempérés par les samples et la beauté de la musique. La voix se fond avec bonheur dans ce merveilleux morceau triste à pleurer. Enfin, « Jailbird » entame une réflexion plus neutre sur les origines personnelles et leur rapport avec le sens de la vie. Comment trouver sa voie quand on a tellement changé, qu’on ne sait plus qui on est ni d’où on vient et que l’on se sent à l’étroit ? Le grand Piet nous fait ainsi partager ses interrogations à caractère philosophique.

Cet album a du génie et s’écoute d’une traite comme la bande originale d’un film, avec les images qui défilent au gré de la musique. Le talent du maître d’oeuvre est tel qu’il emporte l’adhésion immédiate et sans condition. A écouter de préférence la nuit, quand la disponibilité est totale. Plus question de faire autre chose après avoir entendu ça et redescendre parmi les vivants demande une longue période de décompression. Un nouveau chef-d’œuvre qui donne ses lettres de noblesse à la musique pop intelligente !

MM
Pays: BE
Sony BMG 82876883422
Sortie: 2006/09/11


Lu: 6338
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VOS COMMENTAIRES

philbloc
le 03/10/2006 | mon évaluation:
Le premier morceau ne fait penser à U2 mais bien à Coldpaly je trouve.
Sinon, bon article.

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