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COEM - Move/The Mountain
/ paru le 11-12-2006 /

Il y avait de bonnes choses sur le précédent album de C.O.E.M., ("Happiness etc."), sorti en 2004, mais il comportait aussi quelques faiblesses, notamment le chant. C.O.E.M. est un groupe belge formé à Hasselt en 1998. Malgré le départ de Pol Geusens fin 2004, le groupe, qui comprend maintenant Jo Wetzels (batterie, percussions), Patrick Calvelo (guitare, piano), Marc Wetzels (basse, chant, piano) et Stoffel Hias (guitare, vibraphone), s’est beaucoup amélioré. Gregor van Mulders, le producteur, manipule les sons et participe à l’élaboration de l’EP, tandis que Jo Taverniers s’est occupé du mini album.

D’emblée, en écoutant les premières notes du premier titre de l’extended play « Move », on se rend compte des progrès réalisés. « Reply » est en effet un morceau très bien joué, la cohésion du groupe est parfaite et le chanteur semble avoir beaucoup travaillé sa voix. En tout cas, le résultat est probant. Difficilement classable, la musique est un mélange de rock progressif et de jazz rock de très bonne qualité. Elle accroche d’emblée et « T (For Talking) », qui lui succède, confirme cette bonne impression, surtout sur le plan vocal. Le jeu des guitares est aussi particulièrement soigné et les riffs ne sont jamais envahissants. C’est un rock fait de nuance et de retenue.

Chantée sur le mode intimiste, « Come Home » est une très belle ballade mélodieuse et sa qualité est réelle. L’apport de la rythmique est pourtant essentiel et contribue à la réussite générale. « Giv’ In » est aussi un rock élaboré qui met en valeur le savoir-faire et l’enthousiasme de musiciens qui se connaissent depuis des années et savent ce qu’ils peuvent attendre de leurs partenaires. Patrick Calvelo, le petit nouveau, s’intègre parfaitement dans ce groupe limbourgeois performant qui a progressé grâce à ses nombreuses prestations scéniques en Belgique et dans les pays limitrophes.

« Leave This Town » démarre par une ligne de basse imparable, bien relayée par des guitares énergiques utilisées avec beaucoup de sobriété et de goût. Le chant est tout à fait convenable et participe à la réussite globale de ce morceau musclé. « Move On » est un morceau expérimental qui démarre en catimini par des percussions pour se diriger progressivement vers un rock répétitif incandescent qui, par moments, fait penser à Sonic Youth, Pavement ou Torpid. L’utilisation des guitares est très particulière et digne des modèles.

Autre coloration pour l’album « The Mountain », qui promène son spleen au milieu d’instrumentaux très travaillés où la place réservée à la voix est pour le moins ténue, sauf sur le dernier titre. C’est au piano que débute « Thoughts Like Mountain », soutenu par une batterie métronomique. On entend par-ci, par-là, entre les sons produits par la guitare acoustique et le piano, le son pur du vibraphone. Dans sa globalité, le titre exhale un réel parfum de nostalgie.

Le jeu de batterie et les guitares arpégées viennent ciseler un travail d’orfèvre par leurs évolutions empreintes de mélancolie sur « Climb The Mountain », un morceau doux amer qui s’écoule au rythme des percussions et de la basse. Le rythme s’énerve vers la fin, comme pour faire cesser un moment de cafard tenace.

Ce n’est pas le cas de « Mountain In Sea », avec son tempo lent et son caractère paresseux. La basse imprime sa griffe sous les coups de boutoir d’une batterie discrète qui joue parfois à contretemps. L’ensemble dégage pourtant une grande unité de ton et le climat général, qui fait penser au crachin plutôt qu’à une journée ensoleillée, est plutôt à la tristesse qu’à l’euphorie. Le très beau « Mountain Fighting Cities » débute en sourdine par des percussions et semble vouloir grimper la pente selon un crescendo ponctué par l’ensemble basse - batterie - guitare. Son tempo répétitif en fait un morceau envoûtant et empreint de mystère qui fascine. Remarquable ! On doit « Breakfast In Vegas » à Praga Khan. C’est le seul morceau qui est chanté et qui n’est pas de C.O.E.M.. Il s’intègre pourtant parfaitement dans le tempo et l’atmosphère générale par son aspect mystérieux et envoûtant.

Cet album très réussi représente, par ses deux facettes distinctes, un « gap » dans le parcours du groupe et mérite une mention particulière pour son évolution positive vers un style élaboré plus expérimental. De prometteur, le groupe passe au stade de la confirmation.

MM
Pays: BE
Kinky Star Records KS053
Sortie: 2006/11/17


Lu: 1763
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