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CHRONIQUES

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BOWIE, David - Reality
/ paru le 24-09-2003 /

La sortie d’un nouvel album de David Bowie crée toujours l’événement et ne manque pas de susciter la controverse. Admiré ou détesté, celui qui illustre le slogan de la pub Evian : “chaque jour une autre vie” ne fait vraiment rien comme tout le monde. Il affirme avoir voulu donner un éclairage personnel aux événements qui se sont produits il y a deux ans à New York City en leur donnant un sens poétique, décrivant les joies et les peines des autochtones dont il fait partie. Son précédent album, « Heathen », enregistré avant le 11 septembre 2001, « contenait déjà son lot de tension et de stress », nous dit Bowie. « On sentait qu’il allait se passer quelque chose mais on était bien loin d’imaginer cela ».

La pochette et le livret de l’album « Reality », produit par Tony Visconti, sont de toute beauté (ils sont signés Rex Ray). Même les deux disques sont recouverts de motifs multicolores de très bonne facture, où dominent alternativement l’orange et le vert. Cela laisse bien augurer du contenu et on n’est pas déçu !

« New Killer Star » est une véritable symphonie urbaine faite de sonorités musicales, de couleurs, de bruits et de fureur, à l’image de Big Apple, « coupée en deux par une ligne noire depuis le drame », dixit Bowie. « Pablo Picasso », reprise d’un titre punk de Jonathan Richman est agrémenté de passages “flamenco”. On reconnaît l’un des procédés favoris de Bowie : transposer un passage musical dans un environnement différent propre à générer un résultat inattendu et à créer du neuf. Parfois c’est génial, parfois ça sonne faux. Ici, ce n’est pas mal du tout et l’apport de sons modernes sur ce titre ancien est enrichissant et revigorant.

« Never Get Old » est, de l’avis de l’auteur, une simple blague : c’est l’expression d’un gosse furieux qui ne veut pas vieillir. Mais on ne peut s’empêcher de voir David Jones apparaître en filigrane dans cet enfant décidé à rester jeune et, qui sait ?, immortel. « The Loneliest Guy » nous plonge dans le mode low key en nous suggérant de nous apitoyer sur le sort des laissés pour compte. Tout concourt à ce résultat : la musique aux allures classiques presque funèbres et les paroles d’une tristesse rare. Même s’il nous dit qu’il est le « luckiest guy », cette appréciation de lui-même n’apparaît vraiment pas dans cette plage très raffinée mais d’une noirceur totale.

« Looking For Water » repart de façon beaucoup plus gaie et nous parle un autre langage. Nous sommes à la recherche de l’essentiel, « l’eau » n’étant ici qu’une image de la vie. D’après lui, il « soigne davantage ses paroles pour que ses enfants ne puissent l’accuser plus tard de désespérance ». Mais il y a toujours en surimpression ces regards tristes de ceux qui ont tout perdu ...

« She’ll Drive The Big Car » nous raconte l’histoire d’une femme déçue par les promesses qu’on lui a faites et qui n’ont pas été tenues. Alors, pour tenter d’oublier, elle augmente le volume de la radio … On peut y voir la métaphore que l’on veut : tous autant que nous sommes avons tôt ou tard été confrontés à des promesses non tenues, dans notre vie professionnelle ou privée. Sur un plan plus général, on peut y déceler une insatisfaction devant la vie que l’on nous fait mener. Toutes les interprétations sont permises. Et le symbole de la radio suggère la solution individuelle que nous trouvons à notre problème particulier.

La très belle mélodie de « Days », qui baigne dans une certaine langueur, va le propulser à la tête des charts avant longtemps. Trouver l’amour quand le désespoir est proche est LA solution, tel est le sens de ce number one en puissance. La simplicité des moyens employés contraste avec le reste de l’album et apporte une fraîcheur plus que nécessaire à cet opus. Ironie suprême, « Fall Dog Bombs The Moon » est nettement plus tonique : “je suis riche et je gagnerai de toute façon” est le message apparent. C’est une allusion à George W. Bush, décidément plébiscité, « qui a les mains pleines de pétrole ». « Un diable est présent : il y a toujours quelqu’un à haïr » est aussi une réflexion sur les événements auxquels il faut bien imputer un responsable que l’on puisse diaboliser pour les rendre supportables.

Lui succède « Try Some, Buy Some », un titre composé par George Harrison revisité par DB qui garde scrupuleusement la mélodie, voire certains arrangements, mais apporte une touche personnelle qui rappelle un peu la fête foraine et ses flonflons. Un remake d’une originalité désarmante : la patte du maître … « Reality » renoue avec tout le punch dont Bowie est capable, les distorsions en plus. Toute l’énergie et la folie de New York, ville tentaculaire, transpirent ici par tous les pores de la peau. Du grand Bowie !

Le très beau et très stylisé « Bring Me The Disco King », sublimé par les passages accentués par le jeu subtil du piano, clôture l’album sur un tempo très jazzy et a des relents mélancoliques indéniables qui rappellent le raffinement de Sade et évoquent la mort. L’optimisme que le « thin white duke » veut afficher pour ses enfants ne serait donc qu’apparence ? Il y a ce que l’artiste dit ou veut faire apparaître, et puis il y a son œuvre qui, une fois diffusée, ne lui appartient plus. En tout cas, le climat qui ressort de ce CD qui se voudrait porteur d’espoir est la nostalgie d’un paradis perdu à jamais.

En bonus tracks dans cette série limitée, « Fly », « Queen Of All The Tarts (Overture) » et « Rebel Rebel », très différent de celui de « Diamond Dogs » et complètement transformé, sont plutôt hors contexte et n’apportent pas grand chose à l’ensemble, si ce n’est un peu plus de tonicité et d’optimisme. Pour d’autres artistes, ils seraient considérés comme des pièces maîtresses. Pour Bowie, c’est presque quelconque. La rançon de la gloire, sans doute …

MM
Pays: EU / USA
ISO / Columbia 512555 9
Sortie: 2003/09/16


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