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COCOROSIE - The Adventures Of Ghosthorse And Stillborn
/ paru le 31-05-2007 /

« La maison de mon rêve », le premier album de CocoRosie sorti en 2004, était plein de fraîcheur et annonçait déjà un duo innovant. Le deuxième, « Noah’s Ark », sorti en 2006, tout en conservant ce style original, a surpris par son côté sombre. Le troisième, qui s’appuie sur le hip hop, le chant lyrique, le folk et la musique expérimentale, maintient l’équivoque entre rêve et réalité, entre enfance et âge adulte. Il ouvre ainsi des perspectives nouvelles.

Cependant, il ne faut pas commettre l’erreur de confondre Sierra et Bianca Casady, respectivement Coco et Rosie, avec des oies blanches : elles ont horreur de ça. Il y a beaucoup de sensualité dans leur musique et elles font tout pour mieux séduire mais elles aiment le mélange des genres et les expérimentations. On pourrait oser la comparaison avec Björk, qui utilise un peu les mêmes procédés, mais ce sont elles qui s’inspirent de l’islandaise.

Le chant est très doux, les jouets d’enfants servent parfois d’instruments, la musique est à la fois douce et bizarre, voire parfois menaçante et tout se fait avec peu de moyens. Il en résulte un mélange détonant et très créatif. Avec elles, on entre dans un univers à la fois poétique et déjanté. Prière de laisser les préjugés au vestiaire et d’entrer sans frapper. Leur démarche relève à la fois de la musique, de l’écriture et du théâtre et, on peut en être sûr, elles n’en resteront pas là : à terme, leur ambition est de réaliser un opéra.

Le credo des sœurs Casady consiste à se plonger dans l’enfance pour en retenir l’essentiel : l’enfant, s’il ne subit pas de contrainte, dit spontanément la vérité, sans calcul et sans porter de jugement et cela participe à la construction de sa personnalité. On retrouve là un thème abordé par The Cure, sur son album éponyme, à travers le dessin d’enfant sur la cover. Robert Smith y voit un modèle pour son art, afin d’en préserver la spontanéité et l’authenticité. Pour CocoRosie, c’est plutôt un choix quasi philosophique ; issues d’un mélange de sagesse indienne et d’américanisme moderne, elles ont eu des parcours très différents mais ensemble, elles entrent en osmose parfaite et la fusion artistique entre les deux sœurs est totale.

Le plus beau morceau, « Japan », est de nature à susciter la controverse. C’est un mélange de voix d’opéra, de toy piano, de chœurs d’enfant, d’instruments japonais et de musique orientale. La musique prend parfois un ton martial et le chant a des velléités hargneuses. Quand la voix se fait suave et atteint un paroxysme de beauté, on touche au sublime. Cette richesse bi-culturelle est décidément un plus incontestable.

Un autre titre qui mérite la citation est sans conteste « Sunshine », qui comporte une très belle mélodie et laisse apprécier une voix haut perchée sur un rythme ultra lent. Pour le reste, ce sont des morceaux d’une grande fraîcheur dont la finalité n’est pas toujours parfaitement claire. Mais Saint-Exupéry n’a-t-il pas fait dire à l’un de ses personnages : « L’essentiel est invisible pour les yeux. On ne voit bien qu’avec le cœur » ?

C’est le cas sur « Black Poppies », qui mélange voix d’enfants et cris d’animaux pour en faire une berceuse qui se déroule sur un rythme très lent, avec des paroles peu intelligibles et une voix de bébé. C’est un chant plein de tendresse qui nous promène dans un monde imaginaire où règne l’harmonie et la beauté.

C’est le cas aussi sur « Animals », qui suggère en quelques notes un anniversaire, où on entend une voix d’enfant enjouée, des sonnettes de bicyclette, des percussions qui baignent dans les bruits domestiques et une litanie soutenue par une note jouée au synthé et répétée à foison sur un rythme hip hop. On obtient ainsi des tranches de vie descriptives qui touchent au génie.

Après un tel voyage initiatique parsemé de trouvailles et de surprises agréables, il appartient à chacun de juger mais on ne peut s’empêcher de retenir cet album comme un des meilleurs de cette première moitié d’année, tant pour son côté créatif que pour sa fraîcheur. Dans ce monde de brutes, cet album constitue un moment de respiration indispensable.

MM
Pays: CA
Touch And Go / Konkurrent TG306
Sortie: 2007/04/09


Lu: 2056
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