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BARON, Erik | d-zAkørd - De Futura (Hiroshima)
/ paru le 17-10-2007 /

Toujours à la recherche de sons nouveaux, le bordelais Erik Baron est un musicien qui ne se repose jamais sur un acquis. Quand il ne compose pas lui-même, il cherche à renouveler des œuvres passées pour leur rendre la jeunesse et en faire découvrir les immenses qualités mais en y imprimant sa propre personnalité. Que ce soit avec ses projets Pseu, DésAccordes ou d-zAkørd, il compose lui-même ou transforme des chefs-d’oeuvre en d’autres chefs-d’oeuvre mais en y laissant des traces par le biais des arrangements et en y imposant sa vision originale de l’œuvre, enregistrée ici par / et mixée avec l’aide de Thierry Payssan.

Ici, Erik Baron prend des titres d’une oeuvre de musique zeuhl d’un album de Magma intitulé « Udü Wüdü » datant de 1976. Il y ajoute des oeuvres de son cru, dont « Pandora », une oeuvre abstraite assez courte mais bien vivante à la fois par le mélange des instruments (six basses, six guitares et un batteur) et par leurs interactions qui se déroulent sur un fond sonore en apparence très simple mais élaboré et organisé de main de maître. Comme toujours avec Erik Baron, et c’est peu dire, on est d’abord surpris. Ce n’est pas différent avec cette pièce faite de drones et de bruitages programmés savamment organisés autour d’un thème principal qui sert de fil conducteur.

La première oeuvre plus conséquente s’intitule « La musique des sphères ». Elle a été composée par Jannick Top et elle est également faite de bruitages, de percussions et d’un thème récurrent joué en catimini mais qui constitue en quelque sorte aussi le fil conducteur du morceau. On imagine un lieu futuriste avec des bruitages simulant des instruments qui rappellent les palpitations du cœur humain, quand soudain le paysage musical change sous l’impulsion des percussions syncopées pour faire place au même leitmotiv en forme de drone qui revient de manière récurrente et qui ressemble pendant un moment au bruit que fait une machine à vapeur. Mais chacun, et c’est une des richesses de l’œuvre, entendra des choses différentes selon le moment où il l’écoute, selon sa disponibilité, selon ses propres perceptions et selon sa propre interprétation. Quand les percussions cessent peu avant la fin, on n’entend plus qu’un long sifflement strident qui transperce une tempête virtuelle créée de toute pièce. Il en ressort une œuvre originale à part entière.

« De Futura #1 » est son interprétation très libre d’un autre extrait de l’œuvre de Jannick Top. Le morceau est introduit par des percussions d’abord espacées puis par un thème joué et répété à foison. Les sonorités diverses des basses et des guitares se superposent et s’entrecroisent selon un schéma rigoureux qui ressemble à un rituel mais qui, comme à l’habitude, laisse un certain espace de liberté aux musiciens. Comme toujours, les bruitages foisonnent pour donner libre cours à l’inspiration du disciple de Jon Hassell et lui donner une couleur différente. Il définit ses propres arrangements mais on y reconnaît les différents thèmes joués avec parfois de légères variations de rythme, de fréquence et d’intensité qui diversifient le propos. Après un break, on assiste à un autre changement de rythme mais aussi à une coloration sonore plus sombre où les basses prédominent. A chaque fois, une guitare, ou une basse, vient se greffer sur les autres pour habiller le morceau de sons durables et lui donner de l’ampleur par le jeu de sonorités surprenantes jusqu’à une fin beaucoup plus apaisée qui fait penser à un son de cloche qui émerge dans le lointain.

On se dirige ainsi vers « Le drone du milieu », sorte de transition en forme de bourdonnement continu qui frise l’hypnotisme mais où apparaissent petit à petit d’autres sonorités et d’autres couleurs pour mener à « De Futura #2 », la très longue deuxième partie de l’œuvre de Jannick Top au sein de Magma. Grâce à Erik Baron et à d-zAkørd, cette œuvre vieille de trente ans est dominée par les basses et les guitares utilisées avec discernement. L’œuvre retrouve ainsi une deuxième jeunesse. De nouveau, on se trouve en présence d’un thème récurrent subitement enrichi d’autres tonalités après un break par définition inattendu. Le rythme imprimé par la batterie s’accélère et fait place à d’autres couleurs sonores et à un jeu fait de virtuosité et d’improvisations sur un autre thème toujours plus rapide qui revient en leitmotiv. Au fil du temps, ce crescendo est poussé à son paroxysme par des guitares débridées. Le changement de thème et de rythme vient brouiller les pistes pour désorienter l’auditeur et lui rappeler qu’il est partie prenante dans les expérimentations d’un auteur doté d’une oreille absolue et servi par une compréhension brillantissime de la musique. Il se surpasse et galvanise ses accompagnateurs pour en tirer le meilleur jusqu’à une fin plus apaisée. Pour terminer l’album, « De Profundis » est un titre presque silencieux destiné à susciter le recueillement. Les morceaux composés par Jannick Top sont en quelque sorte englobés dans l’œuvre de Erik Baron.

Une fois de plus, on ne peut qu’admirer la créativité de l’auteur tant sur les titres de Magma que sur ses propres créations. On mentionnera aussi les musiciens qui se plient parfaitement aux injonctions du leader, le tout dans un climat positif et sans doute jubilatoire comme dans les autres albums de Baron. Un must pour les esprits curieux amateurs de très bonne musique expérimentale mais qui demande plusieurs écoutes attentives, une disponibilité et une concentration maximales pour en tirer la quintessence.

MM
Pays: FR
Musea Records FGBG 4717.AR
Sortie: 2007/07


Lu: 1857
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