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DON NINO - Mentors menteurs !
/ paru le 28-10-2007 /

Cet album solo de Nicolas Laureau alias Don Niño rassemble des versions de morceaux composés par des artistes très variés et très connus qui sont censés faire sa promotion. Selon lui, le titre de l’album, « Mentors menteurs ! », est une évocation de la descendance, de la filiation et du rapport au père. On peut appliquer cette filiation aux chansons qu’il aimait quand il était jeune. C’est sa façon à lui de s’encanailler. Il dispose d’une solide formation musicale et il entreprend ici, et c’est une gageure, de revisiter des titres célèbres.

Pour faire cet album qui lui tient à coeur depuis longtemps, il s’est entouré à l’occasion d’un batteur, d’un guitariste et d’un joueur de tuba. On voit même apparaître la soeur de Lio, Helena Noguerra, sur le cinquième titre. Manifestement, Don Niño a un background très éclectique mais basé en partie en tout cas sur le jazz. Cela ne suffit malheureusement pas pour insuffler une âme à cet album ambitieux mais un peu raté. Il y manque surtout de l’enthousiasme.

L’album commence avec un titre de Serge Gainsbourg, « Ces petits riens ». Ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux mais sans doute Don Niño veut-il le réhabiliter ? Au lieu de ça, il en donne une version jazzy qui se veut dynamique mais qui est finalement assez mièvre. « Bela Lugosi’s Dead » est une composition de Bauhaus. Ici aussi, il insuffle une nouvelle vie fort différente de l’original. Ceci dit, sans valoir la version du groupe anglais, c’est tout sauf mauvais.

« Dominoes » est un morceau psychédélique de Syd Barrett et on peut dire qu’il l’aborde avec respect même s’il ne fait pas oublier la version originale. On lui reconnaîtra néanmoins une originalité soigneusement préparée pendant des années : il reproduit à sa manière les chansons populaires qui ont le plus marqué son enfance et son adolescence en jouant tantôt de la guitare, tantôt du piano mais parfois des instruments moins classiques. C’est The Cure qui a composé « At Night » et Nicolas Laureau en donne une version qui s’écarte résolument de la version d’origine.

C’est sur « Nenhuma Dor », une composition de Caetano Veloso, qu’intervient, très discrètement, Helena Noguerra. Pour le reste, on se situe bien dans l’ambiance de la bossa nova. « Kiss » est une composition de Prince et elle donne le change dans un style jazzy marqué par les percussions et une sorte d’imitation du style précieux du personnage. Pas mal du tout.

Ce sont les Beatles qui ont composé « A Day in the Life », un chef-d’oeuvre qui a révolutionné le monde du rock pour le meilleur ou pour le pire, les avis divergent. La version de cet album est plus sage et entachée de quelques défauts techniques. On arrive alors plus tôt que prévu sur « Porque te vas », une rengaine espagnole infectieuse qui a sévi pendant une année sur les ondes. Dans cette version, on devrait l’oublier très vite. « There Is a War » est un titre de Leonard Cohen à la sauce Laureau. Là non plus, on n’est pas très convaincu.

C’est pire avec « Express Way To Your Skull » de Sonic Youth. Autant c’est innovant avec le groupe de New York, autant c’est insipide ici malgré une tentative de diversification entachée d’un défaut technique aussi. « Mentors menteurs ! » est sa seule composition et le titre qui justifie la démarche générale de rapport au père, symbole de l’autorité qui depuis la nuit des temps a engendré son lot de conflits larvés ou très explicites. Enfin, « Like a Virgin », un morceau chanté par Madonna, est un peu dénaturé par le chant et la musique de Don Niño.

Voilà un album qui laissera de marbre les rockers purs et durs et risque de ne pas trop plaire aux autres mais c’était plus fort que lui, Nicolas Laureau a sans doute éprouvé le besoin impérieux de se vautrer dans ce bain de jouvence. Il sera à Lille le 17/11 au festival Tour de Chauffe.

MM
Pays: FR
Prohibited Records ICD 032
Sortie: 2007/09


Lu: 2138
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