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CHARALAMBIDES - Likeness
/ paru le 08-11-2007 /

Comme Spoon, …And You Will Know Us By The Trail Of Dead et The American Analog Set, Charalambides vient du Texas. Le groupe existe depuis une quinzaine d’années mais la musique underground met du temps à se faire connaître du grand public. Le duo de Houston est la bonne surprise de cette année très fertile sur le plan des découvertes avec The Big Sleep, en tout cas dans le style expérimental.

Sur « Likeness », sept des neuf titres sont des morceaux traditionnels complètement transformés par Tom et Christina Carter mais la base vient du folk américain. Le très long « Uncloudy Day » débute très lentement par la guitare seule. Après quelques secondes, la voix émet et module des sons aériens plutôt que des paroles. La voix très haut placée de Christina Carter adopte le rythme très lent de la guitare qui, elle, émet des sons récurrents souvent très aigus selon un embryon de mélodie. Ceci donne à ce morceau une dimension expérimentale évidente. En deuxième partie du morceau, le dialogue guitare - voix continue de plus belle pour étoffer progressivement la musique.

« Do You See? » continue selon le même schéma sonore mais cette fois, la voix se rapproche plus du chant. La partition jouée à la guitare guide le chant dans des méandres savants connus du compositeur. Un peu plus court, « Figs And Oranges » est aussi un long dialogue entre voix et guitare, très loin d’une construction classique. Les improvisations de la guitare sont immédiatement relayées par cette voix aérienne magnifique, qui donne une certaine ampleur à cette composition très élaborée.

Sur un rythme qui prend son temps, « Memory Takes Hold » débute en catimini par des sons déformés émis par la guitare électrique. S’ensuit une variation sur un thème improvisé qui demande une concentration maximale. Tout l’album s’inscrit en effet dans une démarche qui dure depuis seize ans et chaque album apporte une orientation nouvelle à un parcours musical très cohérent. La voix rejoint l’instrument dans un échange de sons inédits de plus en plus bizarroïdes. Parfois, les guitares émettent des sons qui font penser à d’autres instruments. Le rythme s’étire ainsi tranquillement et les variations subtiles de la guitare et de la voix se marient en un mélange harmonieux bien que parfois distordu. Par moments, on dirait presque que l’on a affaire à de la musique indienne ; à d’autres moments, la structure très libre fait penser au jazz.

« The Good Life » est à tendance folk et la voix féminine se fait plus présente. Elle est toujours accompagnée par une guitare jouée de façon très différente de la normale, notamment dans le rythme et dans la richesse des accords. Le dialogue se poursuit ainsi tranquillement et sans à-coups. La voix émet des mots presque inintelligibles au lieu de proférer des sons. « Saddle Up My Pony » est plus rythmé et l’autre guitare émet une mélodie non conventionnelle qui pimente le propos quand soudain, la voix intervient dans ce dialogue impromptu entre les guitares pour en infléchir le rythme et le thème proposé. On se rapproche du rythme psychédélique des sixties et des seventies, la voix se fait oppressante et crée une tension à peine démentie vers la fin.

C’est la voix aérienne qui emporte « Feather In The Air » vers des sommets sur une musique qui évoque de très loin Sonic Youth et ses élucubrations expérimentales, toujours sur un rythme très lent où le temps semble ne pas compter et où on se sent flotter, avec une voix presque divine qui sort de nulle part. « Walking Through The Graveyard » débute aussi de façon aérienne avec la voix douce de Christina Carter qui semble toujours très inspirée. La guitare reste discrète et un calme relatif règne tout au long de l’album et plus particulièrement sur ce morceau anormalement court par rapport aux autres.

« What Do You Do For Money » commence aussi par un jeu de guitare qui reste en retrait pour céder la place au chant cristallin qui distille des sons très doux et se mêle au jeu très innovant de la guitare, bientôt doublé par une autre guitare aux sons plus bizarres encore. Ce mélange de drones tenaces se poursuit ainsi, pendant que le ton de la voix se transforme en arrière-plan pour se diriger vers une fin surprenante.

Sur cet album magnifique qui dure 70 minutes et ne ressemble à aucune musique connue, Christina Carter joue de la guitare électrique, de la guitare acoustique et de la voix, pourrait-on dire, sa voix étant utilisée comme un instrument de musique. Tom Carter joue de la guitare électrique, de la lap steel guitare et de la guitare acoustique. A deux, ils emmènent les auditeurs hors des sentiers battus vers des contrées inconnues dans une direction connue d’eux seuls.

MM
Pays: US
Kranky Krank113
Sortie: 2007/10/22


Lu: 3047
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