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FIERY FURNACES (The) - Widow City
/ paru le 09-11-2007 /

Avec le groupe américain The Fiery Furnaces, qui vit à New York, il ne faut pas s’attendre à de la musique construite selon un schéma classique. Ce serait aller au devant d’une grande désillusion. Le groupe fait partie du « creative side » de la musique rock. D’une certaine façon, il peut être catalogué comme expérimental avec une dimension arty. Le classer pop / rock est tout sauf pertinent et ressemble à un argument de vente. C’est pourtant ce que fait la firme de disques.

S’il fallait définir The Fiery Furnaces par un mot, on choisirait « fascination ». C’est en effet ce que l’on ressent en face d’un groupe qui ne fait rien comme les autres et n’est jamais là où on l’attend. La musique du groupe mélange des éléments de plusieurs genres mais surtout, les musiciens donnent l’impression de jouer chacun une partition différente et le paysage sonore devient imprévisible.

The Furnaces ont sorti l’excellent « Gallowsbird’s Bark », leur premier album, en 2003. « Blueberry Boat », tout aussi bon, sort l’année suivante puis vient un EP de huit titres dont des B-Sides au tout début de 2005, lui-même suivi la même année par « Rehearsing The Choir ». Le dernier, « Bitter Tea » est sorti en 2006. « Widow City » vient de sortir et il renoue avec la qualité des premiers.

Les compositeurs, Eleanor et Matthew Friedberger, sont frère et sœur et ils s’en donnent à cœur joie. Ils sont accompagnés par le batteur Robert D’Amico et le mixage de l’album a été réalisé par John McEntire (Tortoise). Matthew Friedberger joue le rôle du producteur.

Le très long « The Philadelphia Grand Jury » donne le ton de l’album par son caractère saccadé et l’imagination débordante qui règne sur les compositions du duo qui s’exerce tant sur le rythme que sur les sons, les bruitages et la voix. On entend même parfois un semblant de mélodie vite réprimée : il ne faut pas donner de mauvaises habitudes au public. Il serait capable de s’assoupir. La voix émerge de nulle part pour secouer ce petit monde perdu dans ses rêveries sonores. Ce que femme veut … Oh miracle, un piano émet des notes pendant quelques secondes tout à la fin.

« Duplexes Of The Dead » débute par des bruitages qui intriguent et la voix se fait jazzy, le temps de changer totalement de rythme. Elle se transforme pour introduire un torrent de sons pulsés par une batterie déchaînée. « Automatic Husband » vire brutalement à un classicisme embryonnaire de mélodie pour se faire apostropher de concert par la batterie et l’orgue. La voix se lance dans un slam assez court et se fait relayer par une voix masculine. « Ex-Guru » commence comme un simili rap puis vire au ton plus blues puis la voix se transforme de nouveau pour déstructurer cette musique qui, pour un rien, aurait tendance à devenir normale. L’horreur !

Heureusement, « Clear Signal From Cairo » ramène l’église au milieu du village : le chant disjoncte sous des bruitages harmonieux et surprenants. La voix répète des mots comme un leitmotiv pour faire place à une mélodie interrompue aussitôt par des bruits sonores très variés. Dans cette cacophonie, la chanteuse tente toujours de placer les trois syllabes auxquelles elle a l’air de tenir, pour les abandonner brutalement au bord du chemin afin de mieux les reprendre sous un rythme plus vif qui lui-même se transforme encore jusqu’à la fin.

« My Egyptian Grammar » commence sur un rythme métronomique l’espace de quelques secondes pour se faire relayer par un chant mélodieux qui étonne. Le morceau est presque normal, comme si on voulait montrer à tout prix ce qu’il ne faut pas faire. En effet, « The Old Hag Is Sleeping » disjoncte petit à petit pour s’égarer dans les chemins de traverse avec des bruitages électroniques émis en cadence. La voix se veut plus jazzy pour mieux brouiller les pistes.

La voix se fait impérative et s’énerve pour une fois sur « Japanese Slippers », pendant que des gimmicks électroniques parsèment le morceau. Le rythme devient hypnotique pour mieux dominer le sujet. Pour une fois, on comprend bien les paroles. Sur « Navy Nurse », on entend un instrument au son déformé qui sautille sur un rythme très saccadé, puis cède la place au chant presque classique de la jolie Eleanor, qui tout à coup s’accélère pour un cours instant puis termine par un dialogue avec elle-même. « Uncle Charlie » débute à toute allure et le chant se place comme il peut en mangeant à demi les syllabes à cause du rythme élevé.

« Right By Conquest » comporte encore un rythme différent et l’orgue se fait entendre d’emblée. Le chant tente de reprendre l’initiative quand ça se calme un peu pour imposer un semblant de mélodie vite oubliée pour des bribes de chant à géométrie variable mais les coups de boutoir de D’Amico ne laissent aucun répit. « Restorative Beer » débute au synthé et le chant semble s’égarer parmi les bruitages qui émaillent le morceau. Il s’inscrit pourtant dans une sorte de folk déformé par les attaques irrégulières à la batterie.

« Wicker Whatnots » débute aussi par des bruitages et un chant qui s’adapte à ce déferlement de rythmes différents qui donnent naissance à trois ou quatre thèmes différents puis le synthé change de partition au moment où le chant se fait plus doux pour finalement rendre la main aux bruitages du début. « Cabaret Of The Seven Devils » débute par des percussions nerveuses qui enveloppent la voix qui, brutalement, change de thème musical à l’occasion d’un break. Elle semble revenir au diapason des instruments mais ici, chacun y va de son solo comme si chacun jouait et chantait sans tenir compte du voisin. Etonnant !

C’est la voix parlée sur un rythme échevelé qui donne le ton sur « Pricked In The Heart », relayée par moments par le synthé constamment soutenu par la batterie qui elle aussi change de tempo. Il faut s’accrocher pour tenter de comprendre les paroles. « Widow City » est encore plus déroutant et les bruits fusent de partout au milieu de bribes de sons ou de très courtes séquences sonores vite remplacées. Le batteur donne tout ce qu’il a par moments pour se faire oublier l’instant plus tard. Un semblant de mélodie à voix saccadée est ponctuée de notes jouées très fort par le synthé comme si chacun venait saboter le travail de l’autre mais dans une bonne humeur évidente. La fin est totalement déjantée, histoire de prouver qu’on ne fait rien de traditionnel et qu’on pratique la déstructuration totale.

Remarquable album qui plaira aux amateurs de musique expérimentale qui fait fi de la tradition. Ce qu’on perd en musique rock traditionnelle, on le gagne largement en originalité et en créativité. C’est excellent pour les neurones émoussés par l’habitude de n’écouter qu’un genre de musique. Encore !

MM
Pays: US
Thrill Jockey Records / Bang! Thrill 189
Sortie: 2007/10/15


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