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CHRONIQUES

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FISHMOON - Two Moon Music
/ paru le 19-01-2008 /

Axel Manrico Heilhecker est parti d’extraits de ses œuvres anciennes quand il était producteur et en a fait un assemblage savant qui tient parfaitement la route. Il s’est entouré de ses fidèles Harald Grosskopf et Steve Baltes qui participent à d’autres projets avec lui. Pour le reste, il a fait appel au coup par coup à des musiciens venant d’horizons lointains, même si la base est allemande. Il portait cela en lui depuis des années : réaliser un album instrumental. Il a fondé le label Phonokultur pour être libre de ses actes et maîtriser tout le processus de création.

On prête à la musique new age des vertus thérapeutiques par le calme intérieur qu’elle transmet à ses adeptes. Sans aller jusque là, on peut en effet considérer que cette musique ne produit pas d’agressivité. On peut alors sans hésiter appliquer cette définition à la musique de Fishmoon. La musique comporte des éléments qui font penser au rock progressif et au krautrock par certains aspects mais elle relève surtout d’un courant esthétique qui s’apparente plus volontiers à la musique new age, même si Axel Manrico Heilhecker a subi des influences diverses et notamment celle de la world music à travers la musique indienne. Mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Son combo occasionnel est d’ailleurs très cosmopolite et représente bien sa curiosité et sa grande ouverture d’esprit.

L’album comporte sept titres dont six font plus de sept minutes. Le quatrième, « Als der König die Schönheit vergaß », beaucoup plus court, leur sert en quelque sorte de charnière. « Twomoon » est un long morceau imagé qui tourne autour de percussions tribales venant des trashdrums et de la guitare, avec accompagnement des cordes du Tirana Stringensemble, qui n’est jamais envahissant. Cette combinaison de sons syncopés donne un peu de couleur locale à cet album très … visuel. « No picture - no sound », nous dit Heilhecker, fidèle aux préceptes appris en Inde. En attendant, il joue par moments au Carlos Santana de service sur ce très beau morceau.

« Western Electric Suite » commence en douceur dans une ambiance feutrée. Les instruments apparaissent les uns après les autres mais c’est de nouveau la guitare qui impose sa loi dans ce morceau à connotation psychédélique. La rythmique est plus présente et les cordes apparaissent toujours en arrière-plan. Ce contexte plus rock parvient pourtant à s’intégrer harmonieusement dans cet ensemble new age mêlé d’influences diverses mais c’est de nouveau la virtuosité du guitariste qui prend le pas sur le reste.

Le très long « Lys Primeur » adopte une couleur plus électronique avec les échantillons programmés par Steve Baltes, qui se montre à la hauteur de l’attente. On entre même dans un contexte descriptif plus mystérieux sous l’impulsion des synthés. C’est plus tard qu’intervient la guitare, omniprésente après une intro de deux minutes. Le jeu est basé sur des sons bizarroïdes et des gimmicks qui introduisent une dimension ludique dans un magma de sonorités « ambient ». Des paroles peu audibles sont proférées par une voix off limite inquiétante qui ajoute encore à la dramatisation du morceau lorsque la guitare reprend le flambeau pour ne plus le céder jusqu’à la fin avec le synthé pour accompagnement un peu déjanté.

On arrive ainsi au titre charnière « Als der König die Schönheit vergaß » qui n’en paraît que plus court et sert de respiration avant l’arrivée d’autres titres imposants. La guitare se réserve l’avant-scène sur un rythme paresseux mais des percussions discrètes apparaissent à contretemps vers la fin pour accompagner les arpèges de la guitare.

Avec « Sniff », après quelques paroles inaudibles, on entre dans un contexte à la fois mystérieux et menaçant sous l’impulsion d’une trompette jouée de manière expérimentale. Les percussions et le rythme soutenu apportent du relief à ce titre qui fait de nouveau la part belle à la guitare. L’alternance entre la trompette et la guitare, qui se faufilent entre les soubresauts de la programmation, génèrent un climat pesant et des images envoûtantes renforcées par la présence de cette voix mystérieuse. Chaque fois qu’intervient la trompette, la guitare réplique illico presto et y va de son solo plein de créativité. Ces passes d’armes durent ainsi jusqu’à la fin du morceau au milieu des samples déroutants, avant que la voix du début ne clôture le morceau.

« Sterntaucher » est un autre titre très long et très beau qui voit revenir le Tirana Stringensemble et une rythmique différente qui imprime une cadence répétitive et lancinante à un ensemble où la guitare se fait très discrète au début. Après trois minutes, l’allure devient plus martiale et la guitare apparaît à son tour pour donner de la couleur au morceau. Le rythme se tasse alors et la guitare se fait plaintive pendant qu’apparaissent des échantillons joués au synthé ; soudain, une accélération se produit et imprime un rythme saccadé aux arpèges de la guitare. Les cordes sont de nouveau fort discrètes et sont maintenues en filigrane comme pour protéger les autres instruments d’une emphase mal venue pendant que les images défilent selon l’inspiration de chacun au gré de l’orgue joué par le maître de céans.

« Wo - man » débute en catimini et la guitare émet ses premières notes pour marquer son territoire. On est frappé d’emblée par la douceur ambiante et le jeu latin de la guitare. On imagine ensuite l’évolution inéluctable vers un paysage plombé par la chaleur et le rythme languissant imprimé par le sheng renforce cette impression de malaise latent. Le maître d’oeuvre n’a pas son pareil pour créer une atmosphère lourde au départ de quelques notes savamment choisies. La présence des percussions et du sheng ajoute à la tension qui monte lentement, par paliers, en un crescendo impitoyable jusqu’à la fin.

Très bon album qui suscite le « voyage » au pays des rêves et possède des vertus calmantes mais pour être complet, il faut bien avouer qu’il comporte quelques longueurs.

MM
Pays: DE
Phonokultur LC 14747
Sortie: 2007/02


Lu: 3290
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