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CHRONIQUES

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BRUCE, Jack / TROWER, Robin - Seven Moons
/ paru le 11-06-2008 /

En octobre 2003, Jack Bruce subissait une transplantation de foie suite à la détection d’un cancer quelques mois plus tôt. Après une longue convalescence, il se remettait progressivement en mouvement, toujours passionné par son art. Lors des concerts de la reformation de Cream au Royal Albert Hall de Londres en mai 2005, il apparaissait encore fort marqué physiquement par cette épreuve, mais affichait toujours une belle prestance tant à la basse, qu’au chant ou à l’harmonica. Initiateur de ces retrouvailles, Eric Clapton tenait, pour la première fois, le véritable leadership dans ce groupe mythique.

Excepté quelques apparitions ponctuelles par la suite, Jack Bruce n’avait plus participé à rien de bien notable avant cette collaboration avec Robin Trower. En 2007, elle aboutissait à la publication de « Seven Moons », leur troisième enregistrement en commun. Il succédait à « B.L.T. » (avec Bill Lordan) et « Truce » (avec Reg Isidore), tout deux sortis en 1981.

Né en Ecosse en 1943, Jack Bruce a réussi un beau parcours que son éclectisme artistique n’a pas toujours servi auprès d’un public sectaire par nature. Doté d’une solide formation classique, il s’est intéressé très tôt au « Jazz », l’a pratiqué sous toutes ses formes et ne l’a jamais oublié dans les autres genres musicaux qu’il a abordés. Multi-instrumentiste, virtuose de la basse, chanteur original, compositeur prolifique, il fait partie de ses quelques artistes que l’on cite comme référence tant il a imprégné l’univers musical durant plusieurs décennies. Dès le début des années 1960, on le retrouve déjà avec des pionniers tels qu’Alexis Korner, Graham Bond, John Mayall, Manfred Mann, ... En 1966, en dépit des réticences de Ginger Baker avec lequel il s’était brouillé chez Graham Bond, il intègre Cream, une exigence absolue d’Eric Clapton. Au sein de Cream, il est responsable de la plupart des compositions originales et à succès, avec le poète Pete Brown aux textes. Après le split, il démarre une carrière solo passionnante où il mêle « Jazz », « Rock », « Blues » et « Folk ». Sur ces différents albums solos, il emploie tour à tour des gens comme John McLaughlin, Chris Spedding, Steve Hunter, Mick Taylor, Clem Clempson, Vernon Reid, … aux guitares, Carla Bley, Tony Hymas, David Sancious, Bernie Worrell, … aux claviers, John Marshall, Simon Phillips, Billy Cobham, Gary Husband, … à la batterie, … Dick Heckstall-Smith et Henry Lowther aux cuivres. A l’occasion, il se fait convaincre et intègre un nouveau « Power Trio » marqué par le « Blues », dans la ligne de Cream. Les plus célèbres sont West, Bruce & Laing en 1972 et 1973, B.L.T. en 1981 et B.B.M. (Ginger Baker, Jack Bruce, Gary Moore) en 1994. Pour le reste, il fut membre du Tony Williams Lifetime (avec John McLaughlin et Larry Young), et a régulièrement rejoint d’autres artistes dans des projets plus marqués par le « Jazz » et/ou l’expérimentation comme Michael Mantler, Anton Fier & The Golden Palominos et Kip Hanhrahan. De surcroît, on l’a vu collaborer avec d’autres gloires comme Lou Reed, Frank Zappa, Cozy Powell, Jon Anderson, Soft Machine, Allan Holdsworth, ...

Né à Londres en 1945, le guitariste Robin Trower a d’abord acquis la renommée au sein de Procol Harum qu’il n’a rejoint qu’après le triomphe de « A Whiter Shade of Pale », rappelé en urgence par Gary Brooker, son ancien complice des Paramounts. Il les quitte en 1971 pour débuter une carrière en solo dans laquelle il ne peut cacher son admiration pour Jimi Hendrix. Son jeu incisif, démonstratif et flamboyant, lui amène un succès public important jusqu’au milieu des années 1980, où le genre ne fait plus recette. Peu aventureux, il restera toujours fidèle à son style musical préféré : le bon « Blues-Rock » classique et bien saignant.

Né à Leeds en 1960, le batteur et claviériste Gary Husband possède également une carrière bien remplie. Il est associé à de nombreux albums d’Allan Holdsworth dès les années 1980, fait partie de Level 42 à partir de 1988, travaille sur disque et en tournée avec son ami Jack Bruce depuis plus de vingt ans, fait de même avec John McLaughlin, enregistre également avec d’autres, dont Gongzilla. Il a également publié plusieurs albums en solo, toujours avec des gens de son calibre technique. En fait, à la base, Gary Husband est un musicien de « Jazz », grand amateur de « Fusions » modernes, parfait technicien, capable de s’adapter à toutes les situations.

En 1981, lors de la première collaboration du duo Bruce/Trower, le guitariste apparaissait clairement comme le moteur de ce projet, qu’il désirait d’ailleurs monter depuis longtemps. Il apportait la majorité des compositions, de loin les plus réussies, et ses anciens batteurs. Il faut dire, qu’à l’époque, Jack Bruce vivait toujours une période délicate à la suite d’une succession de déboires dont, en 1978, la non-publication de son album solo, l’excellent « Jet Set Jewel » (publié vingt-cinq ans plus tard), et l’impossibilité de poursuivre une carrière normale durant de très longs mois, bloqué par son ancien contrat avec Robert Stigwood. Il n’empêche, les deux albums étaient réussis, à défaut d’être géniaux. Robin Trower était à chaque fois éblouissant, au mieux de sa forme, heureux d’avoir un tel partenaire. Jack Bruce avait conservé tous ses talents, même s’il semblait moins fringant qu’à l’habitude, au chant surtout. Le duo ne se produira pas en concert.

Pour « Seven Moons », la donne est différente. Vingt-six ans après, l’équilibre entre les deux artistes est mieux respecté, même au niveau des compositions qu’ils semblent avoir réalisées en commun. La majorité de ces dernières sont de bonne qualité. Malgré l’épreuve du temps, ces deux vieux briscards n’ont rien perdu de leur talent, même s’ils le recentrent plus volontiers sur l’essentiel. Robin Trower évolue toujours dans ce style si particulier, directement reconnaissable, marqué par une certaine sécheresse et de tranchantes attaques en solo qu’il ne pousse pourtant plus vers de longues exhibitions. Il encombre également moins son jeu de distorsions diverses. Jack Bruce propose toujours un jeu varié et puissant, de grande classe, mais moins fougueux que par le passé et sans le moindre solo. En tant que chanteur, il reste égal à lui-même, au top de sa forme. Il est prodigieux, incomparable et inimitable, plein de punch. Une des forces de cet album ! A la batterie, Gary Husband affiche un jeu moins sophistiqué qu’à l’accoutumée, plus carré et rude, plus éloigné de ses prestations dans l’univers de la « Fusion ». Il utilise ici les cymbales sans parcimonie. L’ensemble basse et batterie est d’une efficacité impressionnante, toujours riche mais dans l’essentiel ; bref, le boulevard idéal pour un guitariste tel que Robin Trower.

En conclusion, cet album des retrouvailles mérite l’intérêt pour plusieurs raisons. D’abord, pour ce qu’il est à l’écoute : un bon album de « Blues-Rock » bien trempé, bien fichu, soutenu par des compositions de qualité et des artistes de talent. Ensuite, pour ce qu’il rappelle et prolonge : une époque mythique étonnamment créative, représentée ici par des gens qui ont fait l’« Histoire du Rock » au sens large et qui ne sont pas resté par hasard dans les mémoires.

Le trio :

  • Jack Bruce : Basse, Chant & Compositions
  • Robin Trower : Guitares, Chœurs & Compositions
  • Gary Husband : Batterie
Les titres (47’58) :
  1. « Seven Moons » (4’40)
  2. « Lives of Clay » (5’02)
  3. « Distant Places of the Heart » (5’23)
  4. « She’s not the One » (2’54)
  5. « So Far to Yesterday » (3’33)
  6. « Just Another Day » (5’29)
  7. « Perfect Place » (3’46)
  8. « The Last Door » (5’08)
  9. « Bad Case of Celebrity » (4’04)
  10. « Come to Me » (4’43)
  11. « I’m Home » (3’11)

JPS1er
Pays: GB
Evangeline Records Ltd – GEL 4116
Sortie: 2007/11/20


Lu: 3125
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• Plus haute place atteinte: 20
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VOS COMMENTAIRES

Laurent Pascal
le 14/02/2012 | mon évaluation:
Un excellent album de Blues-Rock de fait, indispensable aux amateurs !

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