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BURNETT, T Bone - Tooth of Crime
/ paru le 21-06-2008 /

Pour situer T Bone Burnett, il va chercher son inspiration du côté du jazz en essayant de parfaire sa recherche spirituelle. Lassé par les dérives du show business, il s’est surtout consacré à la production. Il a produit des artistes comme Elvis Costello, Counting Crows, Roy Orbison, Robert Plant et Alison Krauss ou son ex-femme, Leslie « Sam » Phillips. Au cinéma, il a composé et produit la musique de « O Brother, Where Art Thou? » des frères Coen et supervisé celle de « Walk the Line » de James Mangold, le film qui retrace la vie de Johnny Cash.

Basé sur la pièce de Sam Shepard, où s’affrontent Hoss, une star du rock, et Crow, un jeune qui monte, sur le terrain du show business, « Tooth of Crime » est un album qui se suffit à lui-même. Il reflète une tension permanente et une agressivité larvée qui devient bien réelle au fil du temps. Dominé par les percussions lourdes de Jim Keltner, « Anything I Say Can And Will Be Used Against You » est un morceau jazzy mid tempo qui déclenche la tension avec la voix volontairement monotone et en décalage comme soutien. « Dope Island » se déroule en duo entre T Bone Burnett et Sam Phillips, son ex. Cette musique plutôt douce qui comporte un drone lancinant convient parfaitement pour maintenir une situation énigmatique et une tension omniprésente.

Le jazzy « The Slowdown », parfaitement animé par des cuivres remarquablement joués, est aussi dominé par des percussions lancinantes qui maintiennent une pression constante sur le déroulement de l’action, indépendamment de la pièce de Sam Shepard. Fantastique ! « Blind Man » est un morceau acoustique où la guitare de Marc Ribot peut se dévoiler en douceur. La voix féminine contribue à créer un climat fait de sérénité avant que « Kill Zone » n’introduise une atmosphère mêlée de tension semblable à celle que l’on retrouve sur le film « Trainspotting ». La voix haut perchée qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Roy Orbison y contribue en partie.

« The Rat Age » est un morceau plein d’emphase et de tension dramatique accentuée par les arrangements des cuivres. Il met en scène une voix agressive et décidée qui invective tout ce qui bouge. La fin qui semble faussement délicate crée contraste avec cette agressivité et la transforme en tension comme pour guetter toute velléité de réaction. De ce point de vue, « Swizzle Stick » est en attente des événements et prépare une réaction, comme si l’initiative avait changé de camp. Les percussions de Jim Keltner y jouent de nouveau un rôle essentiel. « Telepresence (Make The Metal Scream) » démarre sur un rythme lent qui ne présage rien de bon en raison de l’hostilité des personnages et annonce une action imminente.

Avec la tension dramatique induite par « Here Come The Philistines » se précise l’imminence du dénouement. La voix se fait plus rapide, la respiration plus courte, les percussions plus incisives et les riffs de guitare se gonflent de puissance pour finalement laisser entrevoir une fin dramatique. « Sweet Lullaby » commence en catimini pour relâcher la tension et reprendre un peu de calme. La voix se fait plus discrète et les percussions moins implacables pour annoncer l’épilogue que l’on devine.

Indépendamment de la pièce, l’album de T Bone Burnett est excellent. Ses qualités essentielles sont la mise en situation de tension permanente et de drame imminent qui décrivent des situations que chacun peut imaginer à sa manière. Remarquable.

MM
Pays: US
Nonesuch Records 400043
Sortie: 2008/05/09


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