Votre navigateur ne supporte pas les css, ne tenez pas compte des images ci-dessus!
Dour Festival
 
 
 
 
Recherche

Ciblez votre recherche au niveau :
des articles
des chroniques
de l'agenda


Bienvenue sur Music in Belgium

Flux d'informations

Flux gérant le texte:




Anniversaires

  • Bruce Johnston (1944)
  • Gilson Lavis (1951)
  • Margo Timmins (1961)
  • Michael Ball (1962)
  • Laurence Colbert (1970)
  • †John Entwistle (2002)
  • †Robert Dwayne Womack (2014)

Info lecteurs

Options personnelles :
Options réservées aux membres !

Options générales :
- Nous sommes 6732 membres.
- En ligne, nous sommes 137 lecteurs, dont 0 membre.
- Nos pages diffusées s'élèvent à:
101 673 947
- Sélectionnez la langue de l'interface:


CHRONIQUES

› Dernières chroniques


COYNE, Kevin - Donut City
/ paru le 30-03-2004 /

On entre dans le monde de Kevin Coyne comme on entre en religion et on découvre un univers fascinant qui tourne autour de la folie, de la misère humaine et de l’amour. C’est le fruit de son expérience de travailleur social. Ce chanteur / compositeur atypique, anarchisant et épris de liberté, à l’humour grinçant, souvent en conflit avec l’industrie du disque, va son petit bonhomme de chemin et vient de fonder son propre label, Turpentine Records. Il ne sera jamais riche mais il semble avoir trouvé le bonheur. N’est-ce pas l’essentiel ?

Cet heureux petit gros, comme il aime lui-même se définir dans ses chansons, est un homme d’une grande simplicité et d’une grande humanité. Il vient d’avoir 60 ans et sur 35 ans de carrière, il a sorti environ 40 albums. C’est un tout grand qui fait honneur à la musique ! Voilà campé le personnage. Il a un noyau de fans irréductibles dont je fais partie.

Autant le dire tout de suite, « Donut City » est un grand album, qui comporte 17 titres et autant de morceaux de bravoure. Les paroles de ses chansons, contrairement à ses affirmations d’homme modeste, sont d’une importance capitale et sa musique est complexe, mélange de blues et de rock qu’il assaisonne à sa façon. La production, signée Kevin Coyne - Werner Steinhauser, le batteur qui l’accompagne, est très soignée.

« Falling In Love » parle bien sûr d’amour sur un air ponctué de curieuses phrases musicales distillées par les claviers de son fils cadet Robert. Le thème principal de « Good Mother » tourne autour de la famille, autre sujet de prédilection du chanteur à la voix éraillée. « Come Back Home » évolue dans une bulle irréelle créée par les claviers, où la voix de Kevin est plus parlée que chantée. Son exploitation de l’imitation d’une prière est un régal d’humour.

« Locked Out » baigne dans un univers glauque et raconte l’histoire d’un homme qui escalade les arbres pour retrouver l’être aimé. En pure perte … « A Typical Type » se déroule en mode low key sur une mélodie agréable et tourne autour du thème de la solitude.

« Donut City » est une « sotte chanson », nous dit Kevin. Ne vous fiez pas à ce modeste : sans avoir l’air d’y toucher, il nous brosse le portrait de notre société de consommation. C’est en même temps une observation pointue et une critique acerbe de nos habitudes alimentaires. Il parle de toutes ces choses qui collent et c’est à vous dégoûter de manger. Comme vous voyez, son œuvre est d’intérêt public.

« I Hear Voices » revient au monde particulier d’un fou qui voudrait ressembler à tout le monde et nous confie sa souffrance de ne pas y parvenir. La musique torturée décrit bien les émotions dont il parle. Encore plus déroutante, la musique de « Big Fat Bird » décrit en quelques mots un oiseau en feu pendant que des paroles se répètent comme une litanie.

L’amour qui transforme la pluie en un monde ensoleillé est le sujet de « No More Rain ». C’est aussi une chanson d’espoir et de confiance en l’avenir. « I’ve Decided » met en exergue l’orgue Hammond joué par Kevin et crée un climat bizarre dont il profite pour nous expliquer sa décision, devant le refus de la femme dont il se rend compte qu’il est amoureux, de chercher à la revoir.

Poète des sentiments universels, il nous livre sur « Blame, Blame, Blame » une description des moqueries dont il fait l’objet de la part de sa fiancée. Il menace de jeter son alliance, de prendre sa revanche et de mal la traiter à son tour. « Crocodile » est aussi une chanson bizarroïde dans une atmosphère irréelle et prenante créée par les claviers de Werner Steinhauser. Ici, c’est le thème de la maladie et de la mort prochaine qui est en cause. Pas gai, pas gai.

« Delightful » est une chanson d’amour où il exprime les émotions ressenties en présence de l’être cher, où sa seule certitude est son amour pour elle, traduite par des gestes simples imprégnés de tendresse. C’est une conséquence de la chanson précédente et une découverte des vraies valeurs. En fait, cette ballade contient en filigrane une véritable leçon de vie.

« Empty Arms » est un blues où il exprime son besoin d’amour indépendamment des séquelles laissées par le temps qui passe. « Smile Right Back » est un mid tempo qui exprime l’attente du retour de l’être aimé. « No Dancing » est une réflexion sur les vacances exotiques qui ne débouchent sur rien d’autre que des plaisirs médiocres qui laissent un goût amer. « Blow Us Up » termine le set sur une musique tonique où il juge sévèrement l’utilisation que l’on fait des media.

La conclusion s’impose : cet album est bien plus qu’un CD de plus à mettre à l’actif de Kevin Coyne. Si l’on prend la peine de l’écouter et en même temps de lire ses paroles, on risque de découvrir un monde dont on ne peut plus se détacher. Le CD est disponible à partir du site du chanteur et est mis en vente à ses concerts.

Les titres :

  1. « Falling In Love »
  2. « Good Mother »
  3. « Come Back Home »
  4. « Locked Out »
  5. « A Typical Type »
  6. « Donut City »
  7. « I Hear Voices »
  8. « Big Fat Bird »
  9. « No More Rain »
  10. « I’ve Decided »
  11. « Blame, Blame, Blame »
  12. « Crocodile »
  13. « Delightful »
  14. « Empty Arms »
  15. « Smile Right Back »
  16. « No Dancing »
  17. « Blow Us Up »

MM
Pays: DE
Turpentine Records (autoproduction)
Sortie: 2004/03/20


Lu: 4870
Partager sur :
Lien connexe
Article(s) connexe(s)

  


Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus ! Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés, veuillez vous enregistrer


AU SOMMAIRE en PAGE d'ACCUEIL :

 
Recherche
S'identifier
 
Contact
Conseiller
 
Galerie
Liens
 
Agenda
Dynatop
 
Articles
Chroniques
 
 
Accueil

Music in Belgium design, logo and all icons in this site © 2002-2017 by Ingrid Ballieu
Music in Belgium web site © 2002-2017 by Music in Belgium