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YAMASHTA, Stomu - The Man From The East (soundtrack)
/ paru le 04-11-2008 /

En 1972, Stomu Yamash’ta crée le Red Bouddha Theatre, troupe multidisciplinaire qui réunit 35 jeunes comédiens, danseurs et musiciens. L’année suivante la troupe fait sensation avec la pièce «The Man from the East» au Festival d’Avignon et poursuit une longue tournée à travers le monde qui dépasse les 500 représentations. Créé en 1971 au Japon, « The Man from The East » a été réalisé en 1973, peu de temps après « Floating Music » mais les points de comparaison sont ténus. Ici, c’est une tentative de jonction entre musique occidentale et musique orientale. Au départ, cette musique a été créée pour accompagner une pièce de théâtre et s’intitule Stomu Yamash’ta’s Buddha Theatre.

Du point de vue musical, Stomu Yamash’ta, percussioniste virtuose, imprégné de la culture traditionnelle japonaise, tente une approche de la musique occidentale pour tenter le rapprochement voire la fusion des cultures. Il a notamment participé à la création de deux groupes connus : Brand X et Isotope. A défaut d’être très célèbres, ces groupes excellents ont été reconnus par la critique. Ici, l’approche est plus « pop », dans un sens : les morceaux sont parfois plus courts, la structure est plus traditionnelle mais l’apport des sonorités orientales rend la musique moins abordable pour le commun des mortels et sa conception originale de la musique la rend hermétique, au point qu’il a fallu attendre plus de 30 ans pour qu’elle soit retranscrite sur compact disc.

« Scoop » est un court morceau jazz qui comprend un chant en japonais et des percussions variées. A noter la présence de la guitare électrique et du saxophone soprano qui donnent l’impulsion au morceau. « Ana Orori » est un court morceau où la flûte joue le rôle principal, même si elle n’est pas répertoriée dans les « credits ». « What A Way To Live In Modern Times » est un long morceau dont les musiciens sont en majorité japonais mais on y retrouve aussi Morris Pert à la batterie et aux percussions, Maggie Newlands à l’orgue et Phil Plant à la guitare basse. Le morceau est parfois agrémenté par l’apparition d’instruments inconnus en occident comme le shamisen, un luth à caisse de résonance carrée traditionnellement construite en bois de santal et recouverte de peaux de chat ou de chien et munie d’un long manche lisse, auxquels sont rattachées trois cordes de soie ou de nylon. A noter aussi l’utilisation des timpani, plus communément appelés « timbales », en français. Le morceau est parsemé de cris et d’onomatopées diverses qui s’accélèrent avec le rythme des percussions pour s’arrêter au prochain break. Viennent ensuite des sons et des percussions diverses qui donnent le tournis, tant l’ensemble est réglé au quart de tour. Viennent ensuite la grosse caisse et le vibraphone, qui déterminent le rythme. Une accalmie soudaine vient remettre un peu de sérénité dans ce dédale déroutant de sons inventifs. Dans ce festival de percussions, une voix en japonais crée un peu de fantaisie sur un petit air guilleret qui rappelle l’enfance. C’est ensuite un carillon qui vient égayer la fin du morceau.

« My Little Partner » commence par des percussions sur un rythme répétitif et saccadé plutôt chaloupé qui apporte un peu de fantaisie entre deux pièces maîtresses sérieuses. « Mandala » utilise les mêmes musiciens que « What A Way To Live In Modern Times ». On notera aussi les bruitages d’instruments divers et le chant traditionnel en japonais, sorte de longue litanie orientale plaintive accompagnée par le shamisen au son si particulier. A mesure que le temps s’égrène, le chant devient des cris et des rires menaçants qui s’accélèrent et glacent le sang avant de céder le relais à un thème triste et mélodieux qui ne présage rien de bon pour annoncer « Memory Of Hiroshima », une complainte funéraire qui rappelle les soubresauts parfois très violents des rapports Occident - Orient. Les drones parsemés de coups de gong prennent leur temps en signe de deuil pour cette hécatombe inhumaine créée par la folie des hommes. Des sons simulent les coups de minuit et tout se décline en extrême douceur dans un climat de recueillement total de toute beauté. Quand le violon se met en route, il se met au diapason sur un long thème qui dérive lentement vers un climat plus serein, symbole du retour à une situation normale qui inclut le pardon et la rédemption, l’air de dire : « Nous n’avons rien oublié mais il est temps de tourner la page ». Le morceau se termine ainsi par les sons des cuivres tonitruants pour en revenir au glas final où se glissent des percussions discrètes. On passe ainsi à « Mountain Pass », un morceau mi-figue, mi-raisin qui vogue progressivement et tout en nuances vers le doux amer et la sérénité retrouvée.

Album suranné qui plaira peut-être aux amateurs de découvertes insolites et de longs morceaux de rock progressif. Ce n’est pourtant qu’une demi-réussite dans la mesure où le mélange de musique traditionnelle japonaise et de sonorités occidentales modernes n’en fait pas une musique écoutable par tous. Elle rebutera la plupart des gens et n’intéressera que les amateurs du genre. Néanmoins, « Memory Of Hiroshima » est un chef-d’œuvre de retenue et de recueillement.

MM
Pays: JP
Esoteric Recordings ECLEC 2082
Sortie: 2008/09/29 (réédition, original 1973)


Lu: 2009
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