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BLOC PARTY - Intimacy
/ paru le 24-11-2008 /

Après « Silent Alarm » sorti en 2005 et « A Weekend In The City » sorti en 2007, « Intimacy » est déjà le troisième album de Bloc Party et il est très bon. Dans son souci de se renouveler, le groupe a créé un mélange de pop électro et de rock expérimental moins introspectif que le précédent. Le résultat se décline en deux phases distinctes : la première comprend de la pop électro pour pistes de danse à la Chemical Brothers, la deuxième des morceaux acoustiques et mélancoliques à la fois, avec des arrangements classieux. C’est du très grand Bloc Party.

« Ares » est un électro rock festif destiné à la danse qui comporte une exubérance instrumentale inusitée, suivie d’une partie intimiste et triste inattendue. On retrouve ainsi les deux tendances apparemment contradictoires dans la musique du groupe ; elles reflètent le combat intérieur de Kele Okereke, son principal compositeur, tiraillé entre deux façons de réagir qui se traduisent dans les différences de traitement apportées par les producteurs : Jacknife Lee et Paul Epworth. Le côté dansant semble l’emporter sur « Mercury », un électro rock saccadé qui comprend des cuivres tonitruants, où fourmillent les samples qui se mélangent aux bruitages, dans la continuité du premier titre. On se remémore le premier album à l’écoute de « Halo », beaucoup plus proche de « Silent Alarm » que de « A Weekend In The City », plus introspectif et personnel. Quand il évoque la nécessité de se fortifier lors des accidents de la vie, « Biko », comme d’autres titres, sur une musique calme et triste, part d’un cas concret qu’il développe pour le rendre exemplaire et le destiner à tous. C’est ce qui rend cet album moins personnel, pour ne pas dire universel.

Sur le plan relationnel, « Trojan Horse », un rock électro très dansant où se mêlent souvenirs et réalité, donne quelques exemples de moments privilégiés qui lui font croire encore à un changement possible même si la situation a déjà évolué dans le mauvais sens. Cela se confirme avec « Signs », un morceau beaucoup plus intimiste, léger et onirique. L’auteur des paroles voudrait dormir tout le temps car il voit son ancienne dans ses rêves. « Je crois en tout ce qui te ramène vers moi », dit-il encore, sur une très belle mélodie en toile de fond. Du très grand Bloc Party sur le plan musical, avec des arrangements somptueux ! A grand renfort de guitares, « One Month Off » est un électro rock répétitif très dansant auquel rien ne résiste. « Je peux être aussi cruel que toi », dit-il. Après les regrets et la douceur, on en vient au règlement de compte. Bien observé. C’est rare quand tout se passe bien entre deux anciens amoureux déçus. La haine est proche de l’amour, c’est bien connu.

« Zephyrus » est un morceau expérimental totalement inattendu, avec des percussions tribales irrésistibles au début. Il évolue vers plus de douceur et se transforme en une sorte de musique d’église mélancolique, comme une messe païenne animée par des percussions tribales saccadées. Ici, sur de très belles harmonies vocales, il fait son mea culpa et se rend compte à quel point il est en partie responsable de la situation qu’il vit. Un chef-d’œuvre qui vaut à lui seul l’achat de l’album. « Better Than Heaven » est un autre morceau magnifique qui s’égrène sur des beats irrésistibles. La voix de Kele Okereke se fait suave pour mieux séduire en créant un climat envoûtant fait de percussions sur un crescendo instrumental impressionnant. L’expérimental « Ion Square » est un morceau qui crée les plus belles pages du groupe grâce à la voix qui se fait douce et à son caractère hypnotique pour en faire un parallèle chaotique avec sa vie amoureuse.

Sur cet album qui comporte des passages expérimentaux de grande qualité et des fulgurances classieuses, Bloc Party prouve une fois de plus sa lucidité et sa versatilité. Tantôt vindicatif, tantôt tendre, toujours sombre, il décrit avec justesse les états d’âme des laissés pour compte mais en gardant l’espoir d’une vie meilleure. « Toujours on en revient », nous dit Stephan Eicher dans « Rivière ». La musique est devenue un produit ? Qu’à cela ne tienne : Bloc Party a cherché et surtout trouvé un avantage concurrentiel qui lui vaut son entrée parmi les grands.

MM
Pays: GB
Wichita Recordings / V2
Sortie: 2008/10/27


Lu: 3052
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