Votre navigateur ne supporte pas les css, ne tenez pas compte des images ci-dessus!
 
 
 
 
Recherche

Ciblez votre recherche au niveau :
des articles
des chroniques
de l'agenda


Bienvenue sur Music in Belgium

Flux d'informations

Flux gérant le texte:




Anniversaires

  • Karl Denver (1934)
  • Tony Hicks (1945)
  • Benny Andersson (1946)
  • Billy Gibbons (1949)
  • Steven Irvine (1959)
  • †Nicolette Larson (1997)
  • †Dan Fogelberg (2007)

Info lecteurs

Options personnelles :
Options réservées aux membres !

Options générales :
- Nous sommes 6812 membres.
- En ligne, nous sommes 179 lecteurs, dont 1 membre.
- Nos pages diffusées s'élèvent à:
106 419 949
- Sélectionnez la langue de l'interface:


CHRONIQUES

› Dernières chroniques


PSYCHEDELIC ENSEMBLE (The) - The art of madness
/ paru le 04-08-2010 /

Ce n’est pas parce que l'album de The Psychedelic Ensemble sort sur le label français Musea qu’on peut supposer que l’artiste derrière ce projet est français. En effet, l’anonymat le plus total pèse sur cet individu qui agit de façon complètement solitaire pour composer, jouer et enregistrer cet album intitulé "The art of madness". On sait simplement que l’homme a voulu garder l’anonymat, mais qu’il serait un personnage éminent ayant collaboré avec les plus grands artistes musicaux depuis les années 70.

Tout aussi mystérieux est l’album "The art of madness", qui est un concept album basé sur la folie. En onze titres, l’artiste a développé une progression musicale et psychique retraçant l’évolution de la folie. L’histoire est celle d’un homme qui entre en extase en voyant dans le ciel des larmes se transformant en lumière et qui lui font apparaître une nouvelle forme d’art et de musique. Vous l’aurez compris, ce n’est pas l’album du samedi soir à se mettre en musique de fond tandis qu’on regarde du foot à la télé avec des copains rectifiés à la bière. Il vaut mieux d’abord se réécouter l’intégrale de Pink Floyd avant de se plonger dans cette œuvre tout aussi déconcertante que passionnante. Car du Pink Floyd, il y en a. On sent la patte du groupe de Roger Waters et David Gilmour dès les premières notes de "Prologue – exctasy" qui démarre le disque.

Il y a donc une progression à suivre dans un parcours musical et mental qui évolue de la panique ("Panic") à la fantaisie ("Fantasy") pour obliquer vers le rêve ("Dream"), la désillusion ("Delusion"), la folie lunaire ("Moon mad") puis le désespoir ("Despair"). Mais, tel un parcours dantesque au milieu des enfers, on retrouve le chemin du purgatoire, puis du paradis avec des phases qui élèvent l’individu vers la révélation que sa folie est en fait un don servant de clé vers la création artistique ("Apparition", "Breakdown", "Sedation", "Revelation/Epilogue"). Vous suivez toujours ?

Mystique, introspectif, ce disque montre rapidement d’extraordinaires qualités d’écriture et d’ambiances. La teneur en est essentiellement progressive classique, très pink floydienne, faisant également penser à des groupes italiens des Seventies (PFM, The Trip, Le Orme…). Aucun nom n’est crédité pour l’écriture, si ce n’est le terme générique The Psychedelic Ensemble. Mais s’il est vrai que c’est un seul et unique type qui a composé le tout, alors je lui tire mon chapeau parce que le boulot commis est tout à fait extraordinaire. On sent l’homme qui a des dizaines d’années d’expérience derrière lui. Le voyage musical opère pleinement et l’auditeur se sent transporté dans ces différentes phases mentales. C’est sans doute avec "Despair", en plein milieu du voyage, qu’on est le plus investi dans la musique, voguant sur cette frêle nappe de flûte et d’accordéon qui débouche soudain sur de belles parties de guitare acoustique recueillie et un orgue cool. "Breakdown" est le morceau le plus agité du disque, avec une débauche d’orgues à la Emerson, Lake & Palmer. Le final se montre beaucoup plus calme, comme apaisé après tout ce voyage étrange dans les arcanes du mental.

Les amateurs de progressif et particulièrement de Pink Floyd trouveront leur bonheur avec ce disque qui renoue avec la plus pure tradition Seventies et dont les écoutes successives révèlent toujours davantage de détails dans la musique. Rien n’est vraiment nouveau, mais l’ancien est admirablement bien recyclé.

François Becquart
Pays: US
Musea Parallele MP 3100
Sortie: 2010/06


Lu: 3131
Partager sur :
Dynatop
• Plus haute place atteinte: 17
• Semaines de présence au Top 30: 7
Autre(s) chronique(s)
Lien connexe

  


Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus ! Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés, veuillez vous enregistrer


AU SOMMAIRE en PAGE d'ACCUEIL :

 
Recherche
S'identifier
 
Contact
Conseiller
 
Galerie
Liens
 
Agenda
Dynatop
 
Articles
Chroniques
 
 
Accueil

Music in Belgium design, logo and all icons in this site © 2002-2017 by Ingrid Ballieu
Music in Belgium web site © 2002-2017 by Music in Belgium