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BOWN, Alan - Stretching Out
/ paru le 01-02-2011 /

Après « Listen », un album varié et d’excellente qualité sorti en 1970, la formation du trompettiste Alan Bown se remet en piste. En mai 1971, un nouvel opus est enregistré à Londres, toujours produit par Mel Collins (King Crimson). De la configuration précédente, seul le bassiste Stan Haldane manque à l’appel. Partenaire dès 1965, il était parti lassé fin 1970.

« Stretching Out » marque une nouvelle évolution dans la musique d’un septet qui s’installe clairement dans la nouvelle décennie. Le ton général est plus moderne, les influences extérieures moins profondes, la dispersion moins grande.

D’abord, la part du Blues se réduit fortement, tout comme celle de Tony Catchpole, très (trop) discret à la guitare et qui ne participe ici à aucune composition.

Ensuite, le Jazz gagne en importance grâce aux deux souffleurs qui occupent mieux l’espace, travaillent plus aux avant-postes et s’aventurent volontiers en solo. Alan Bown garde toujours Miles Davis en ligne de mire, mais affirme plus de personnalité. « Stretching Out » en est un bel exemple. Quant à John Anthony Helliwell, il devient particulièrement audacieux et signe même une composition magistrale qu’il domine outrancièrement (« Turning Point »). Adepte reconnu de Free-Jazz, fan de Frank Zappa, il tente une voie originale où Jazz et Rock s’entremêlent dans la gaieté et la flamboyance. En fait, il commence à développer le style qui fera sa réputation dans Supertramp.

Les claviers restent prépondérants, bien qu’un certain malaise se ressente. Clairement, un environnement trop axé sur un Jazz audacieux où les cuivres prennent beaucoup de place ne pouvait vraiment convenir à Jeff Bannister. Compositeur principal, pianiste et organiste, il se devait de conserver une influence majeure. Il n’est guère surprenant qu’il ait rapidement quitté le navire après cet album pour tenter sa chance en solo. Un des meilleurs titres de l’album, « The Messenger », montre bien l’ampleur de son talent, d’abord au piano inspiré par le Blues du Mississippi, puis à l’orgue dans l’esprit du Rhythm & Blues pratiqué en Angleterre dans les années soixante.

Au chant, Gordon Neville acte et s’adapte à la nouvelle direction. Contrairement à l’album précédent, il se disperse peu et acquiert un style propre intéressant, dans la ligne Bluesy d’un autre chanteur oublié, le fantastique Mr. Snips (Sharks, Baker Gurvitz Army, Chris Spedding).

Aussi efficace que son prédécesseur, le nouveau bassiste ne restera que la durée d’un accouchement, remplacé dans la déglingue finale par un autre futur Supertramp, Dougie Thompson. Le batteur reste égal à lui-même : il allie toujours force, technique et inspiration rappelant Jon Hiseman (Colosseum), Ginger Baker (Graham Bond, Cream, …) et Pierre van der Linden (Focus).

Outre les titres déjà cités, il faut remarquer une reprise intéressante de Ritchie Havens, plus cossue que la version originale, aux colorations Jazzy, et, surtout, le bonus « Thru the Night ». D’abord, il apparaîtra à beaucoup comme le titre le plus évident, si pas le meilleur de cette réédition. Le groupe y apparaît soudé, chacun apportant une touche personnelle dans un ensemble étonnamment équilibré. C’est efficace, bien fichu et bien rythmé. Ensuite, il fait partie d’une double compilation intéressante publiée par Island Records en 1971, « El Pea ». Le groupe y côtoie de nombreux artistes du label dont Trafic, Jethro Tull, Fairport Convention, Mountain, Free, Mott The Hoople, Emerson, Lake & Palmer, Cat Stevens, …

Après cet enregistrement, le groupe se désagrège rapidement. Jeff Bannister part en juillet sans être remplacé et Tony Catchpole le suit à la fin de l’année. Après quelques soubresauts en 1972, Alan Bown jette le gant et rejoint les bureaux de C.B.S. Records en 1974.

Si Alan Bown et sa bande n’ont pas marqué l’histoire, il auront malgré tout honorablement représenté un courant. À l’écoute de ses deux derniers albums, il n’est vraiment pas dit que, sans leur retrait définitif, ils n’auraient pas fini par percer. L’intérêt d’un label comme Esoteric Recordings est aussi de nous permettre de retrouver de tels artistes.

Les titres (41’07) :

  1. The Messenger (Bown/Bannister)(7’57)
  2. Find a Melody (Bown/Bannister)(5’19)
  3. Up Above My Hobby Horse’s Head (Havens)(4’23)
  4. Turning Point (Antony Helliwell)(7’13)
  5. Build Me a Stage (Bown/Bannister)(3’31)
  6. Stretching Out (Bown/Bannister)(8’28)
    +
  7. Thru the Night (The Alan Bown) (4’16)
Le groupe :
  • Alan Bown : Trompette & Bugle
  • Jeff Bannister : Piano, Orgue & Flûte
  • Tony Catchpole : Guitares
  • Gordon Neville : Chant
  • John Anthony Helliwell : Saxophones Tenor & Alto, Clarinette
  • Andy Brown : Basse & Chant
  • Vic Sweeney : Batterie & Percussions

JPS1er
Pays: GB
Esoteric Recordings ELEC 2194
Sortie: 2010/04/26 (réédition, original 1971/08/07)


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