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NARCOTIC DAFFODILS (The) - The Narcotic Daffodils
/ paru le 24-06-2011 /

Rien que le nom amuse : à voir arriver ces Jonquilles Narcotiques, on sent à coup sûr venir du psychédélisme qui ne descend pas à moins de 15000 mètres et des ambiances Seventies certifiées d’époque. Et avec les Narcotic Daffodils, on n’est pas déçu, c’est tout le Flower Power qui recommence, avec patchoulis, trip népalais et conversion au bouddhisme. On a dû retrouver Irène Csordas (chant et claviers), Simon Rigot (claviers et sitar), Flupke Declerq (basse), Hakim Rahmouni (guitare) et Merlin Fourmois (batterie) dans une banquise où ils avaient été cryogénisés depuis 1972. Sitôt dégelés, ils ont repris leurs instincts et nous ont concocté sur ce premier album éponyme un condensé primordial de tout ce qui se jouait entre 1966 et 1972.

Il faut dire que les membres des Narcotic Daffodils ont de l’expérience. Simon Rigot vient de chez Berntholer (un groupe ayant sévi au début des années 80), Flupke Declerq a joué dans les Nervous Shakes, Irène Csordas et Hakim Rahmouni faisaient partie d’Awaken et tous les hommes du groupe s’affairaient il y a peu dans Leo & The Lunar Tiki’s. Ceux qui ont remarqué des groupes belges parmi les noms cités ont tout à fait raison car les Narcotic Daffodils sont originaires de Bruxelles, où ils ont associé leurs diversités musicales (entre jazz, funk et rock psychédélique) et leurs origines (Irène Csordas est hongroise, Hakim Rahmouni marocain) pour monter un cocktail magnifique fait de rock psychédélique et progressif façon années 70, auquel il faut ajouter une touche de garage rock sixties.

Le résultat est ce "The Narcotic Daffodils", qui fleure bon l’âge d’or du rock anglais ou américain. On cite souvent les inévitables influences Pink Floyd ou Jefferson Airplane, mais on peut affiner l’analyse et trouver chez les Narcotic Daffodils des influences rappelant d’obscurs groupes psychédéliques et progressifs anglais seventies comme Catapilla, Fusion Orchestra ou String Driven Thing. La voix d’Irène Csordas ne manque pas de personnalité et elle doit batailler ferme pour s’imposer face à une bande de mecs qui ne demandent qu’à se lâcher sur leurs instruments. Le sitar qui démarre le premier morceau "Back from Calcutta… with Mister Jacky" (quel nom !) nous emporte immédiatement dans les paradis artificiels, avec un rapide retour à la réalité quand les instruments nous replongent dans une rythmique simili-zeppelinienne et des solos de guitare fiévreux entrecoupés d’orgues saint-sulpiciens. "Happens all the time" poursuit dans une veine plus jazzy et rappelle un peu Curved Air et sa chanteuse Sonja Kristina. "Heels" est enrobé de funk racoleur et, là où les choses deviennent vraiment incroyables, c’est avec l’épique "Go fuck yourself with your cat on the roof" (encore un titre bien chtarbé) qui démarre en force et fait une pause dans un slow blues qui n’aurait pas déplu à Brian Auger ou à la guitare de David Gilmour. L’interaction guitare-claviers sur la fin est magnifique. "Deedoodah" a un petit fond de sauce reggae, mais dérape soudain sur une rythmique pesante et une guitare chargée d’électricité qui assène un solo dantesque en guise de conclusion. Puis d’un coup, sans prévenir, les Narcotic Daffodils nous arrachent à nos rêveries seventies pour nous lâcher en plein garage punk sixties à la Sonics ou Fuzztones avec un "Riding the drag" rafraîchissant.

C’est un imposant et impressionnant "The crazy dwarf" de près d’un quart d’heure qui achève l’album et, là, c’est l’extase. Des coulées de guitares et de sitars entament le périple, qui prend peu à peu de l’ampleur et gravit des montagnes rythmiques avec force et sérénité. Après une attaque de chant nerveux, on replonge dans le cosmos, chatouillé par les anneaux de Saturne et bercé par le bruit des étoiles. Et les instruments se regonflent pour une finition tout en plaqué guitare, avec solos athlétiques et chant frontal. Tout cela n’est vraiment pas mal, original à force d’être outrageusement vintage dans un monde moderne qui a oublié ce qu’étaient les Seventies. On suppose que l’expérience Narcotic Daffodils sur scène doit être bien excitante et on se devra de tester l’engin au festival Yellowstock à Geel le 14 août prochain.

François Becquart
Pays: BE
Music Brussels MBIMA 6486
Sortie: 2011/06/08


Lu: 4425
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VOS COMMENTAIRES

simon rigot
le 24/06/2011
A noter que The Narcotic Daffodils est le seul groupe belge qui a joué deux soirs d'affilée à Londres cette année , a été choisi parmi les 3 concerts les plus intéressants à voir à Londres pour le soir du 25 mars (à Camden) http://www.organart.com/organthing119.html
The Narcotic Daffodils a également été le seul groupe étranger invité à un concours à Rotterdam en Juillet doté d'un prix prestigieux http://www.zomerterras.nl/
The Narcotic Daffodils a été le seul groupe étranger invité au Festival de Castel San Giovanni (Italie)
Bref ne soyez pas les dernier à les découvrir en concert ou sur CD, ils jouent régulièrement
Video promo http://www.youtube.com/watch?v=wp9OS8SucnI
même si avouons le en Belgique on est pas encore très connu ;-)
Simon

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