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BARABBAS - Barabbas
/ paru le 22-07-2011 /

Si quelqu’un me demandait quel est, à ce jour, mon disque doom métal préféré de l’année 2011, je lui répondrais sans hésiter : Barabbas, comme l’ont fait, en 33, les Hébreux à Ponce Pilate !

Formé en 2007 dans la région parisienne, ce quatuor plombé allie la noirceur du doom métal classique (NDR : côté ‘ambiance’, on pense souvent à Cathedral, à The Obsessed, mais aussi à Electric Wizard ou Reverend Bizarre) à un concept (librement) inspiré de l’un des épisodes les moins glorieux du Nouveau Testament : la libération de l’assassin Barabbas et la condamnation à mort de Jésus, ce superhéros vintage qui était pourtant venu pour sauver l’humanité.

Malgré une allusion bibliographique au culte de la Sainte Trinité (NDR : non, pas celle-là, l’autre : Black Sabbath/Saint Vitus/Cathedral), Barabbas n’est probablement pas la formation doom traditionnelle la plus typique qui soit. Bien sûr, le combo francilien cultive le tempo lourdingue, le riff plombé et les ambiances malsaines ; nous ne parlerions pas de doom s’il en était autrement. Cependant, toute traditionnelle qu’elle est, sa musique s’autorise quelques entorses aux conventions. Le chant de Rodolphe (NDR : canonisé ‘Saint-Rodolphe’ pour l’occasion), par exemple, est gras et rocailleux. Il doit bien plus à la hargne rock’n’rollienne d’un Lemmy (Motörhead) ou d’un Pepper Keenan (Corrosion Of Conformity) qu’aux lamentations blasphématoires d’Ozzy Osbourne, de Scott "Wino" Weinrich (Saint-Vitus) et de Lee Dorrian (Cathedral). Et, si cette petite spécificité vocale n’est pas suffisante à votre avis, pour faire de Barabbas un groupe à part, ajoutez-y le fait que le ‘saint’ en question ne s’exprime à ses ouailles que dans la langue de feu Maître Capello, ce qui, avouez-le, est plutôt rare en matière de doom. (NDR : personnellement, à part les Québécois de Cauchemar, je n’en connais pas d’autres).

Autre singularité plaisante : les Barrabas font (sou)rire. Et, bien que leur musique soit on-ne-peut-plus sombre et malsaine, ces quatre ‘saints autoproclamés’ sont loin d’être hermétiques à l’humour. Certes, il est noir et blasphématoire, mais, tout de même, comment résister à un argument de vente tel que : ‘Judas a vendu Jésus pour trente deniers, Barabbas vend "Barabbas" pour sept euros’ ? Comment ne pas se gausser de la biographie autodérisoire : ‘Barabbas pardonne à ceux qui sont offensés par la lourdeur de sa musique, sa répétitivité bornée, et son refus frontal de la subtilité’ ? Comment encore ne pas se poiler franchement à la lecture du livret du CD, lorsque Saint Jean-Christophe (l’Apôtre cogneur) remercie Bernard Minet (NDR : le batteur des Musclés du Club Dorothée) ? Comment, enfin, ne pas être interpellé par l’esprit sarcastique des textes ? Comme pour l’étouffant "Ressuscité", par exemple, qui, sur un rythme de batterie quasi apathique, soutenu par une ligne de basse plus lourde que la poitrine de Lolo Ferrari (NDR : après Capello, je crois avoir épuisé mon stock de ‘dead pipole’), présente le retour à la vie d’un Jésus Christ désabusé et revanchard : ‘…J’ai osé prêcher la fraternité, et tout cela pour des clous. Ne comptez plus sur moi pour tendre l’autre joue…‘.

Alors en vérité, je vous le dis, cette plaque sulfureuse, à laquelle on ne peut reprocher que sa durée (NDR : 33 minutes, c’est court !) est mon album doom favori de l’année 2011. Si vous n’êtes pas convaincus, que vous décidez de tirer une croix sur "Barabbas" et de le mettre au clou sans lui donner une chance de rédemption, tant pis pour vous, je m’en lave les mains ! Mais vous auriez vraiment tort !

Liste des morceaux (33’33) :

  1. Horizon Golgotha (6’31)
  2. La Question de Pilate (0’49)
  3. « Barabbas ! » (7’00)
  4. Ressuscité (7’27)
  5. Prémonition (2’08)
  6. Quatre Cavaliers (9’33)
Le groupe :
  • Saint Rodolphe : Chant
  • Saint Stéphane : Guitare
  • Saint Jérôme : Basse
  • Saint Jean-Christophe : Batterie

Michel Serry
Pays: FR
Autoproduction
Sortie: 2011


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