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BLACK KEYS (The) - El Camino
/ paru le 21-12-2011 /

Ayant d’abord débuté comme duo blues-rock quasi rural, les Black Keys accèdent de nos jours aux marches du palais rock, celui à l’intérieur duquel se trouve la cour des grands. Dan Auerbach (guitare et chant) et Patrick Carney (batterie) ont parcouru pour cela un chemin sinueux, long, jalonné d’étapes devenues peu à peu essentielles. Ces deux-là se connaissent depuis l’enfance et ont grandi dans une banlieue d’Akron, dans l’Ohio, état rustique des États-Unis où la culture industrielle se mêle à la philosophie rurale. L’ouvrier et le redneck réunis en une vision commune du mal de vivre.

Autant dire que les deux camarades étaient formatés pour un blues-rock à la fois campagnard et rongé par les affres de l’usine. C’est ce qu’ils ont réussi à formuler sur leurs premiers albums, "The big come up" (2002), "Thickfreakness" (2003), "Rubber factory" (2004) et "Magic potion" (2006). À l’époque, la rugosité et le minimalisme des Black Keys pouvaient encore facilement faire passer les White Stripes pour un combo rock progressif symphonique. Puis ce groupe, qui a d’abord attiré les puristes blues et garagistes, a commencé à muter avec "Attack & release" (2008), album produit par le rappeur Danger Mouse. Il y avait encore à l’époque une saine justification à ce changement puisque les Black Keys réalisaient alors de nouvelles visites intéressantes de leur style et tentaient à raison de le faire évoluer. C’est vrai que lorsqu’on joue un blues garage à deux, on risque fort de se retrouver enfermé dans la répétition.

La véritable révolution des Black Keys arrive avec "Brothers" (2010), où les Clés Noires s’immergent dans un bain de soul music qui accompagne leur blues rock. C’est ici la grande coalition sixties qui recommence, lorsque l’Amérique vibrait d’un seul cœur au rythme de la sainte trilogie blues, soul et rock. "Brothers" ouvrait également les portes du grand commerce aux Black Keys qui allaient bientôt se retrouver, à l’instar de leurs compatriotes des Kings Of Leon, confrontés au statut de rock stars. Alors évidemment, sur ces bases-là, l’album suivant était attendu par les fans de la dernière heure (les puristes blues avaient déjà laissé tomber) comme le prophète ultime.

Le verdict tombe donc avec "El Camino", qui poursuit dans la même veine mais se révèle à mon avis moins convaincant que son prédécesseur. La soul qui servait de liant chez "Brothers" est devenue davantage une dance music qui charrie moins d’authenticité mais plus de clinquant. Il semble que les Black Keys suivent ici également la route des Kings Of Leon, devenus désormais de gigantesques machines à fric ayant abandonné leurs convictions de départ. On a pourtant du mal à voir Auerbach et Carney, avec leurs chemises à carreaux et leurs barbes hirsutes de bûcherons des Appalaches, nous composer une musique de minets douceâtres dandinant du popotin sur les dance floors. C’est pourtant ce qui arrive avec "Dead and gone", "Run right back", "Sister" ou "Stop stop". Le groupe développe néanmoins une certaine subtilité en déclinant ces morceaux dansants et des trucs comme "Hell of a season" ou "Nova baby", joués par un nouveau groupe, aurait fait de ce groupe les nouveaux rois du pétrole. Mais il s’agit des Black Keys, qui mettent ici en danger leur patrimoine blues, peut-être délibérément, d’ailleurs.

Lorsque le duo renoue avec des tentatives plus rock, c’est pour usiner un glam rock graisseux mais néanmoins sympathique ("Gold on the ceiling", "Money maker") et finalement convaincre avec l’excellente ballade hard rock "Little black submarines". Au final, les rockers resteront sur leur faim avec ce nouvel album des Black Keys et il vaut mieux avoir branché le bouton "danse" dans sa cervelle pour appréhender ce disque dans les meilleures conditions. Cet album, après l’effroyable "Come around sundown" des Kings Of Leon ou la déliquescence des White Stripes, vient poser la question de la conviction chez les groupes rock de la nouvelle génération. Un jour blues lourd, le lendemain disco : de quel côté bat vraiment leur cœur ?

François Becquart
Pays: US
Nonesuch 7559-79633-1
Sortie: 2011/12/06


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