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FAITHFULL, Marianne - Before The Poison
/ paru le 30-11-2004 /

Pour ce magnifique album, Marianne Faithfull a reçu l’aide de son amie Polly Jean Harvey, de Nick Cave, de Damon Albarn (Blur) et de Jon Brion, qui a produit le dernier excellent album des Finn Brothers. Elle s’adapte avec bonheur à ces différents types de musique. A noter les belles photos de Jean-Baptiste Mondino.

Pour ceux qui ont connu la belle Marianne au visage d’ange en 1965, du temps où elle chantait des chansons romantiques comme « Greensleeves » ou « Summer Nights », elle est devenue méconnaissable. Sa voix et son physique ont subi les affres des années et des excès en tous genres. En somme, c’est une fille de très bonne famille qui a mal tourné. Cela ne l’empêche pas d’être une figure emblématique du pop rock anglais et d’avoir beaucoup de classe.

« The Mystery Of Love » est une très belle chanson d’amour. Elle a été composée par P. J. Harvey et elle inspire la mélancolie. Sur le plan instrumental, on pratique par adjonction de couches successives. L’amour rend fou, c’est bien connu, mais la séparation rend malheureux. Est-ce un sort tellement plus enviable ?

Sur un rythme beaucoup plus soutenu, avec Rob Ellis à la batterie, avec un jeu de guitare saccadé, « My Friends Have », toujours composé par P. J. Harvey, est un super titre beaucoup plus rock sublimé par la voix rauque de Marianne, qui généralement est moins à l’aise dans ce registre. C’est un éloge de l’amitié et c’est la plage la plus tonique de l’album.

Sur une musique sophistiquée élaborée par Nick Cave, « Crazy Love » est une magnifique ballade qui parle aussi de l’amour fou et de l’amour aveugle. Le piano et le violon contribuent à plonger la chanson dans un bain de nostalgie.

Composé par Damon Albarn, « Last Song », avec Adrian Utley à la guitare acoustique, se savoure à petites gorgées sur une très belle musique rendue un peu emphatique par la présence des cordes dans la deuxième partie, mais le piano donne le contrepoint. La voix presque parlée de Marianne Faithfull convient parfaitement à l’ambiance glauque du morceau.

Débutant par une longue intro instrumentale, « No Child Of Mine » est un autre moment fort de ce CD. Composé par Polly Harvey, il figure aussi sur son album « Uh Huh Her » mais en version beaucoup plus courte. Il faut trouver sa propre voie et faire face à un monde hostile en ne comptant que sur soi-même. Plus tôt on l’apprend, mieux ça vaut. Tout ça dans une atmosphère très sombre qui agit sur la voix de Marianne au point de la rendre presque inaudible. La fin, nettement plus guillerette et appuyée par des « handclaps », laisse perler une lueur d’espoir.

Dans une ambiance de noirceur totale, « Before The Poison » parle de l’état d’insouciance et d’ignorance qui précède « le poison ». C’est bien sûr une allusion aux années « drogue » qu’elle a traversées. La musique répétitive évoque la tension de cette période difficile où il n’y avait même plus place pour l’être aimé. Pourtant, quand on l’interroge, elle dit ne rien regretter du passé. Elle dit aussi que pour les comédiens, mentir est une deuxième nature. Et elle a été comédienne …

Porté par une musique de circonstance composée par Nick Cave, accompagné des Bad Seeds, « There Is A Ghost » se languit, promène son spleen et évoque le fantôme de l’être aimé disparu dans la nature. Se souvient-il ? Où est-il ? Est-il pire état que l’incertitude ? La voix parlée et plaintive de Marianne Faithfull a des accents pathétiques.

« In The Factory », composé avec P. J. Harvey, qui joue de la slide bass, se déroule sur un thème lancinant joué à la guitare acoustique et dans un univers bizarre créé par le piano, parfois joué à contretemps. Qu’ont-ils fait de nous ? Ils nous ont appris à penser, à sentir à leur façon et ils nous ont tout pris : notre personnalité, notre faculté d’aimer, notre argent.

Accompagné des Bad Seeds, Nick Cave a composé la musique hermétique de « Desperanto », au tempo un peu plus rapide, beaucoup plus jazzy et dramatisé par la voix de la chanteuse. Les bruitages génèrent une atmosphère inquiétante et lourde de menace. Quant au thème répété ad libitum, dans un langage musical dominé par les claviers, lardé de fureur latente mais proche du désespoir, il ne manque pas d’ajouter à la tension déjà très perceptible, encore accentuée par les chœurs chantés en toile de fond.

« City Of Quartz », composé par Jon Brion, vire vers une musique plus languissante et triste qui ajoute encore à l’ambiance irréelle, notamment en raison de l’utilisation par Adrian Utley du toy piano et d’autres instruments bizarres joués par Rob Ellis. Des souvenirs d’enfance remontent à la surface, sur fond de musique produite par les jouets mécaniques utilisés à cette époque, avec en filigrane la nostalgie du temps qui passe. Poignant. Cette musique conviendrait parfaitement pour illustrer un film fantastique.

Cet excellent album, qui forme un tout et évoque des souvenirs parfois douloureux pour elle, baigne dans un climat très sombre et est joué dans le registre low key approprié mais il est néanmoins marqué du sceau de l’espoir. Marianne Faithfull, qui module les intonations de sa voix en fonction des états d’âme inspirés par les chansons, a dit un jour : « Je ressemble beaucoup à Nico mais elle était tournée vers la mort et moi vers la vie. » Nico (Velvet Underground) est morte depuis longtemps dans des circonstances tragiques. Marianne vit toujours et vient de sortir un des dix meilleurs albums de l’année. Elle sera à l’AB le 12 décembre prochain.

MM
Pays: GB
Naive NV 800111
Sortie: 2004/09/25


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