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EQUAL MINDS THEORY - Equal Minds Theory
/ paru le 07-05-2012 /

Il se passe des choses en Russie du côté de la scène métal postcore. Une petite génération de groupes hargneux et inventifs est en train de revendiquer des territoires pour y imposer une loi de fer et propager sonorités furibardes et expérimentation rageuse. Equal Minds Theory fait partie de cette scène, aux côtés d'autres formations comme Cosmonauts Day, End Name, Euglena, Mooncake ou Vagiant, pour citer quelques exemples parlants.

Originaires de la bucolique cité de Norilsk, un bled de Sibérie centrale situé à des milliers de kilomètres de toute ville connue en Russie, Anton (guitare), Vlad (basse), Vova (batterie) et Sasha (chant) ont eu comme premier réflexe de venir s'installer à Moscou afin d'être un peu plus visibles, ce dont on les remercie. Equal Minds Theory sort une poignée d'EPs entre 2006 et 2009 avant de passer à la dimension supérieure avec son premier album éponyme, objet des commentaires ici présents. La chose qu'il faut retenir ici en écoutant cet album est que les Russes en ont définitivement terminé avec leur isolement culturel et leur imperméabilité au rock occidental. Ces types nous assènent un metalcore d'une incroyable rudesse, ponctué d'inventives incursions mathcore et de petites bizarreries sonores parfaitement bien intégrées dans les riffs énormes et sauvages que le groupe est capable de faire.

Tout commence avec une petite introduction inquiétante en quarte augmentée, annonçant le réveil de quelque démon lovecraftien endormi depuis des siècles à l'autre bout du cercle polaire. Le démon en question ne tarde pas à s'ébrouer à grand renfort de monstrueuses vagues de riffs faisant office d'avalanches sonores irrésistibles ("Oceanground"). Ce titre déclenche la tempête, qui va faire rage sur nos têtes pendant tout le reste de l'album. Le disque ne dure même pas 37 minutes mais comprend néanmoins onze titres, dont un impérial "The icebreaker" qui termine l'album avec près d'un quart d'heure d'ambiances névrotiques et dépressives. Mais avant de revenir sur ce titre aussi dense qu'un roman de Tolstoï, signalons quand même le scélérat "At the golden sea" servi sur lit de batterie tentaculaire et de piqûres de guêpes électro, un "The nomads" aussi destructeur qu'une centrale nucléaire privatisée ou un "Lost cosmonauts" qui vient lâcher des coups de batte en plein milieu du front. L'auditeur dont le cerveau est passé dans un gigantesque moulin à café repère de-ci de-là des éléments empruntés à Dillinger Escape Plan ou Primus, dans une association malsaine entre furie chaotique et décontenance avant-gardiste.

On appréciera également les 20 secondes de "Thoughts of a giant", jouées pied au plancher, juste avant ce gigantesque "The icebreaker" qui est tout simplement le grand œuvre d'Equal Minds Theory. Après une mise en place lourde et poisseuse portant sur ses épaules tout le poids des angoisses humaines, les guitares déploient une série de riffs instrumentaux aussi gais que les funérailles d'un notaire en plein milieu de l'hiver. C'est alors que tout bascule vers une dramatique montée en puissance qui aiguillonne la nervosité pendant plusieurs minutes. La basse égrène des notes comme la pendule du temps à laquelle on ne peut échapper avant que le chanteur n'intervienne sur une litanie hurlée et désespérée, dont on notera quelques ressemblances avec Isis. En parlant d'Isis, la couverture de cet album d'Equal Minds Theory est un petit clin d'œil à l'album "In the absence of truth" des Américains, avec ces motifs en forme de cordons serrés qui décorent les lettres du titre. Le final du morceau est beau et frêle, comme calmé après ce déferlement de rage qui fait de ce premier album d'Equal MindsTheory une pièce de choix dans les bonnes discothèques postcore ou metalcore.

François Becquart
Pays: RU
Destroy The Humanity Studios
Sortie: 2012


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