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CAPALDI, Jim - Sweet smell of success
/ paru le 04-06-2012 /

Après avoir fait les beaux jours du groupe Traffic et fait entrer ce groupe anglais dans les couloirs de l'Histoire, Jim Capaldi a poursuivi une carrière solo durant la seconde moitié des années 70 et les années 80. Au cours des années 70, Jim Capaldi a écrit une poignée d'albums qui fleuraient encore bon le rock progressif et la pop typique de cette époque. Ses premiers albums "Oh how we danced" (1972) et "Whale meet again" (1973) possédaient ce charme certain des bons albums pop, avec mélodies savamment enveloppées et interventions de guitare encore convaincantes.

Ces deux premiers albums ont été réalisés à l'époque où Jim Capaldi était pensionnaire du label Island, qui avait également sorti les albums de Traffic. Ce label commercialise encore le disque "Short cut draw blood" (1975) avant que Jim Capaldi ne signe successivement chez Polydor (pour les albums "The contender" en 1978 et "Electric nights" en 1979) puis bascule chez EMI et sa sous-marque Carrère en 1980, pour laquelle il réalise les albums "Sweet smell of success" et "Let the thunder cry".

À l'époque de "Sweet smell of success", nous sommes donc en 1980. À cette époque, le rock progressif anglais a été remisé aux oubliettes du fait du passage du punk, qui est lui-même de l'histoire ancienne. Vient alors la période du post-punk, que l'on ne tardera pas à appeler new wave quand ce style prendra des allures lourdement commerciales. Mais pour des vieux renards des années 60 et 70 comme Jim Capaldi, la modernité des années 80 ne se tourne pas vers la new wave mais plutôt vers le disco et le funky. Il faut bien continuer à vendre des disques et trouver un nouveau public peu regardant qui va adhérer à des mélodies dansantes et innocentes. C'est précisément dans ce sillon que plonge "Sweet smell of success", à pieds joints en plus.

Jim Capaldi en 1980 est également un homme comblé sur le plan personnel. Il a deux petites filles de son mariage avec une top-modèle brésilienne du nom d'Aninha, superbe créature brune et racée avec qui il partage une vie de rêve à Rio de Janeiro. C'est sous ces doux cieux ensoleillés et nonchalants que Jim Capaldi prépare son album "Sweet smell of success". Il s'investit bien sûr dans la musique, mais veut également avoir un droit de regard sur la couverture de l'album, qui le représente dans un salon chic en compagnie de deux femmes fatales, dont l'une n'est ni plus ni moins que sa propre épouse.

C'est sans doute la couverture qui est la chose la plus intéressante dans cet album. La jolie photo de la pochette est devenue au verso l'image de deux squelettes et d'un serpent dans le même salon chic, ce qui est sensé représenter ce qui reste après que l'illusion du succès ait disparu. Pour l'aspect purement musical, par contre, il faudra attendre le plus convaincant "Let the thunder cry". "Sweet small of success" met en lice un certain nombre de morceaux funky qui sont du plus bel effet dans les ascenseurs ou les salles d'attente. "Hold on to your love" et "Take me how you find me girl" démarrent l'album sur des rythmes disco trop dansants pour être rock et trop pop pour être réellement funky, le type même de morceaux abâtardis qui ne peuvent pas vraiment trouver un public défini. Passée cette mauvaise mise en jambes où l'auditeur se demande ce qui a bien pu arriver à l'homme qui a fondé Traffic, les choses se rétablissent quelque peu. "Sweet smell of success" est encore assez indigne, mais "Every man must march to the beat of his own drum" permet de retrouver le Jim Capaldi des années 70 avec une belle ballade soul dominée par le piano. Le rétablissement continue avec un "Tonight" assez rock bien que peu imaginatif. La facture d'électricité s'arrête là, car le reste de l'album est décliné sur un mode acoustique qui a ses beaux moments (une reprise complètement différente du "Low sparks and high-heeled boys" de Traffic, le poignant "Man with no country") et ses passages un peu plus passe-partout ("Fortune and fame", "Going home").

Au final, cet album est bien gentil, mais ne casse pas trois pattes à un canard. La réédition livrée par le label Esoteric Recordings a cependant la bonne idée de rehausser le niveau de ce disque avec quelques bonus intéressants. On trouve la face B du single "Hold on to your love", un "Bathroom Jane" aux relents de funk lourd qui en jette quand même plus que les bluettes disco du début de l'album. On trouve surtout quatre ébauches de chansons enregistrées par Jim Capaldi à l'aide de sa seule guitare et d'un petit magnétophone. Ces pièces dormaient dans les cartons de la veuve de Jim Capaldi depuis plus de trente ans et montrent le registre folk du batteur de Traffic. Simples, dénués de tout effet et foncièrement authentiques, ces quatre morceaux sont la véritable raison pour acquérir cette réédition de "Sweet smell of success" qui peut convaincre les amateurs de Jim Capaldi mais qui est loin de valoir "Oh how we danced" et "Whale meat again".

François Becquart
Pays: GB
Esoteric Recordings ECLEC 2328
Sortie: 2012/05/28 (réédition, original 1980)


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