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BOXER - Bloodletting
/ paru le 21-09-2012 /

La réédition de "Below the belt" et de "Bloodletting", les deux premiers albums du méconnu Boxer par le label Esoteric Recordings, est l'occasion de revenir sur le parcours de deux excellents musiciens : le chanteur Mike Patto et le guitariste Ollie Halsall.

Mike Patto, Écossais solidement charpenté à la voix puissante, démarre sa carrière à la fin des années 60 avec Timebox, un des plus sûrs pensionnaires du label Decca alors à la conquête du Swinging London beat et psychédélique. Ce groupe comprenait également Ollie Halsall, guitariste extraordinairement doué qui allait lier sa destinée à celle de son camarade Patto. Timebox sort entre 1966 et 1970 une dizaine de singles, sans pouvoir éditer d'album. Il passe relativement inaperçu à l'époque mais réécoutez des chansons comme "Walking through the streets of my mind", "Poor little heartbreaker" ou "Gone is the sad man", ce sont de pures merveilles.

L'étape suivante est Patto, groupe fondé par Mike Patto et qui est responsable de trois albums, deux sur le label Vertigo et un chez Island. On a ici affaire à un hard rock progressif tout à fait savoureux, plein d'énergie et d'émotion et qui révèle les talents incomparables du guitariste Ollie Halsall. Un critique dira même à l'occasion de la sortie du deuxième album "Hold your fire" (1971) que cet album devait absolument figurer dans les bonnes discothèques à côté du "Are you experienced" de Jimi Hendrix. C'est vous dire... Le troisième album "Roll'em, smoke' em, put another line out" (1972) est le moins convaincant de la série mais parvient quand même à poser les bases du punk au cours d'un petit morceau délirant entre musiciens.

Le potentiel de Patto est énorme mais aucun succès commercial ne pointe à l'horizon. Ollie Halsall préfère aller tenter sa chance dans le Tempest du batteur Jon Hiseman, le temps de deux albums en 1973-74. Mike Patto trouve quant à lui un emploi de vocaliste sur le dernier album de Spooky Tooth en 1974, "The mirror". Puis la paire Patto–Halsall se reforme en 1975 avec le groupe Boxer, qui comprend aussi le batteur Tony Newman (un des meilleurs cogneurs de sa génération : ex-Jeff Beck Group, ex-Mayblitz, ex-Three Man Army) et le bassiste Keith Ellis (ex-Koobas, ex-Misunderstood, ex-Juicy Lucy, ex-Van Der Graaf Generator : par ici le palmarès…). Le claviériste Chris Stainton (ancien du Grease Band de Joe Cocker) vient également donner un petit coup de main.

La discographie de Boxer se résume à trois albums : l'excellent et hard rock funky "Below the belt" (1975), connu également pour sa pochette fort dénudée, le beaucoup moins inspiré "Absolutely" (1977), qui ne voyait plus que Mike Patto aux commandes après le départ de tous les autres musiciens, et un "Bloodletting" qui sort en 1979 mais qui avait été enregistré en 1976 par le line-up original. Pourquoi ce "Bloodletting" est-il sorti avec trois ans de retard ? Pour des raisons juridiques (un problème contractuel avec Virgin) et aussi sans doute parce qu'il était très en deçà des attentes à la suite du très bon "Below the belt". À l'époque, Patto et ses sbires sont dans le grand manège infernal des tournées et des excès de drogue et d'alcool et se retrouvent donc incapables d'écrire des chansons conséquentes. Nigel Thomas, manager du groupe qui a réussi à faire signer ses poulains chez CBS et qui produit l'album, suggère d'ajouter massivement des reprises afin de boucher les trous. C'est ainsi que "Blootletting" démarre avec une version bien énergique du "Hey bulldog" des Beatles, suivie par un tout aussi convaincant "The loner" de Neil Young, la chanson "Dinah-low" écrite par Terry Stamp et Jim Avery et enfin "Teachers" de Leonard Cohen, présenté ici sous une forme de faux live concluant l'album.

Il faut bien admettre que ces reprises représentent la meilleure partie de l'album "Bloodletting", dont les autres chansons composées par Mike Patto restent sympathiques mais ne s'échappent pas d'un canevas rock classique très en vogue à la fin des années 70 (boogie, funk et même un truc pompé sur Supertramp avec "Rich man's daughter"). Effectivement, ces chansons originales ne menacent aucunement les fabuleux titres qui hantaient "Below the belt", définitivement le meilleur album de Boxer. À l'époque où "Bloodletting" sort, Boxer est dissous depuis longtemps et Mike Patto n'a plus que quelques semaines à vivre. Il succombe à un cancer le 4 mars 1979, à l'âge de 36 ans.

Son camarade Ollie Halsall le suivra au paradis en 1992, suite à une overdose. Avec Keith Ellis disparu en 1978, Boxer est un de ces groupes dont le taux de perte parmi les membres originaux dépasse celui du débarquement de Normandie. C'est une bien triste conclusion pour un groupe qui aurait eu une sérieuse chance de percer s'il avait pu tenir un hit, ce fameux hit poursuivi par des milliers de groupes truffés de talent et qui, quand il leur échappe, renvoie les infortunées formations rock dans les oubliettes de l'histoire. Redécouvrez donc le sous-estimé Mike Patto avec son groupe Boxer sur ce "Bloodletting" et surtout sur "Below the belt", ça en vaut vraiment la peine.

François Becquart
Pays: GB
Esoteric Recordings ECLEC 2342
Sortie: 2012/08/27 (réédition, original 1979)


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