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AYRES, Marvin - Harmogram suite
/ paru le 15-10-2012 /

Le nom de Marvin Ayres ne va pas faire tomber le rockeur de sa chaise et le faire courir tout hurlant vers le magasin de disques le plus proche où il devra se battre avec ses congénères excités tous venus en même temps s’arracher le dernier disque en vente. Marvin Ayres fait plutôt dans le discret et pour tout dire, il ne fait pas du rock, il fait de la musique classique.

Mais, allez-vous me dire, qu’est-ce qu’un type qui fait de la musique classique vient faire sur un site dédié au rock ? Tout simplement parce que le classique de Marvin Ayres n’est pas véritablement le classique comme on pourrait l’entendre, avec orchestres symphoniques en redingote, violoncelles, chefs d’orchestre goitreux et public de vieux rentiers abonnés venant se montrer en vison à des concerts auxquels ils ne comprennent rien. La musique de Marvin Ayres serait plutôt dans l’avant-garde, mais alors l’avant-garde sophistiquée, le truc qui ferait passer Brian Eno pour un joueur de trompette mariachi égaré sur la Lune.

Et puis, Marvin Ayres a aussi un petit peu touché au rock. Oh, là aussi, de très loin : il a en effet contribué à certaines œuvres de Culture Club, Simply Red ou Frankie Goes To Hollywood. Là, c’est sûr que son dossier est lourdement chargé et le rockeur commence à sortir le flingue de compétition pour régler quelques comptes. Mais ne nous énervons pas pour autant, car c’est dans l’avant-garde et le classique moderne que Marvin Ayres déploie toute sa science.

Pour preuve, son dernier album "Harmogram suite", présenté parfois comme un EP mais dont les six titres et les 41 minutes au compteur peuvent aussi lui valoir la définition d’album grand format. Autant prévenir tout de suite : si vous aimez les mélodies bien construites, avec refrains et couplets, les chansonnettes qui parlent d’amour, de bière ou de politique, vous n’avez rien à faire dans cet univers entièrement dédié à l’expérimentation visionnaire, à la construction d’ambiances interplanétaires et au travail sur le son dans ce qu’il a de plus entêtant et de mystique. Les cinq mouvements du disque, appelés très justement "Movement one", "Movement two", "Movement three", "Movement four" et "Movement five" élaborent des variations autour du violon et du violoncelle, déployant des nappes sonores à différents niveaux de tonalité, densifiant ou aérant les propos selon l’humeur et divaguant au gré des rythmes. Les ambiances génèrent parfois une profonde tristesse, précipitant l’auditeur dans des paysages froids, enneigés, où le rossignol meurt sur la tombe d’une jeune fille, où les branches filandreuses et nues des arbres semblent implorer le retour de la lumière. Il y a du gothique dans cette musique, qui ne passera jamais dans la programmation du bal des pompiers de Charleroi. Le dernier morceau ne s’appelle pas "Movement six" mais "Lament", et il est rigoureusement identique aux autres, seulement plus sincère dans son appellation.

Particularité de l’album : celui-ci propose les six titres à la fois sur CD et sur DVD, le DVD ne contenant rien d’autre que la musique que l’on peut entendre sur le CD. C’est sans doute bien pour ceux qui aiment avoir le choix. Vous pouvez aussi diffuser les deux disques à la fois sur un lecteur CD et un lecteur DVD, dans un souci de quadriphonie qui rendra encore plus au niveau sonore. Si, le DVD contient quand même en bonus trois vidéos aussi absconses sur le plan visuel que sur le plan auditif. Vous l’aurez compris, tout cela s’adresse aux amateurs éclairés et aux intrépides qui n’ont pas froid aux oreilles.

François Becquart
Pays: GB
Burning Shed BSHED0111
Sortie: 2012


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