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AUSTIN LACE - Easy To Cook
/ paru le 26-12-2004 /

Quand on entend Austin Lace, on pense un peu à Plasticine et à son « Civilaination ». Sans se prendre la tête, on balance quand même quelques vérités. Oh, bien sûr, ce n’est pas du Nietzsche (mais non, pas Jack, l’autre, là, Friedrich), ni du Martin Heidegger, ni du Karl Marx, ni même du Clément Rosset, mais ça fait réfléchir un petit peu. Juste un petit peu.

Il n’en faut pas trop pour les adeptes de la téléréalité, d’ailleurs, ils ne supporteraient pas. Leur balancer de la philosophie, comme ça, sans prévenir, il n’en faut pas plus pour les tuer. Tiens, tout compte fait, ça me donne une idée … Epuration éthique, qu’on appellerait ça … (Eh oh, c’est de l’humour, hein. C’est juste un jeu de mots.).

Bref, Austin Lace, j’aime bien. C’est un peu comme John Wayne Shot Me, avec qui ils sont copains : de l’humour mais aussi des histoires personnelles pas toujours agréables. Austin Lace est même apprécié dans le nord du pays. Il se produit souvent avec les ténors du rock wallon et cela l’a fait connaître en Flandre. C’est totalement mérité : leur musique primesautière est irrésistible.

« Come On, Come On, Come On », une composition de Fabrice Detry, entame l’album sur une musique acoustique agréable accompagnée d’harmonies vocales style sixties. Au niveau des paroles, c’est pour ceux qui apprennent l’anglais depuis peu, disent-ils, d’où le titre. Pas trop difficile à assimiler, c’est vrai. On retrouve Fabrice Detry au chant et à la guitare, Lionel Detry à la guitare et aux backing vocals, Laurent Dubois à la basse et Fred Stiens à la batterie et aux percussions.

« Say Goodbye » pourrait être un morceau destiné à ceux qui aiment les trains dans les gares, les départs, les mouchoirs humides qui s’agitent. Une musique que l’on peut assimiler à un soft rock intelligent mâtiné de mélancolie. Ce morceau a conditionné le reste de l’album, nous dit-on. Alors, nous pouvons lui vouer un culte : il est très bon. Fabrice Detry (qui chante) et Yann Luyckfasseel (qui va se consacrer à un projet solo) jouent de la guitare, Laurent Dubois de la basse et Fred Stiens de la batterie. Ce dernier assure les backing vocals avec Aida Pagarusha et Thijs van den Broek (John Wayne Shot Me).

Le rythme saccadé de « Sunshine For Everyone » est propice au square dance, nous dit-on sur le ton de la confidence. C’est en tout cas un morceau à caractère répétitif agréable à écouter, avec des harmonies vocales à la hauteur des ambitions du groupe. Le line-up est le même que sur le morceau précédent mais sans les backing vocals.

Les paroles du très beau « Wax » parlent à la fois de la cire qui va bien avec ce cuir (déterminant sur le plan intellectuel !), du dernier jour avant d’entrer à l’armée et du dernier jour sur terre, en établissant un parallèle entre les deux. Mourir, d’accord, mais dans le plaisir et le stupre. Voilà un mélange des genres propre à engendrer de profondes réflexions … On retrouve de nouveau le même line-up mais en plus, Enzo Porta s’occupe de la programmation et Aida Pagarusha des backing vocals.

« Bossanova » est un titre amusant, comme les notes le concernant. Précomposé avant la naissance du groupe, il parle de l’état de délabrement de la personne qui attend de passer un examen et promet que le futur sera pire … Rien à ajouter. Même composition que sur le titre précédent mais avec Greg Carette aux backing vocals à la place de Aida Pagarusha ; ça vous donne tout de suite un air plus viril.

Juste après, « Hush - Hush » prend un ton nettement plus intellectuel : rien que le titre … Musique mélancolique, mid tempo séduisant, ce morceau a tout pour plaire. On prend les mêmes musiciens, mais avec Greg Carette pour s’occuper des Brazilian Eggs et Fred Stiens, Yann Luyckfasseel et Aida Pagarusha aux backing vocals.

Délicieusement mélancolique, « Accidentally Yours » est un des meilleurs morceaux de l’album. Laissons de côté les notes humoristiques pour nous concentrer sur cette musique irrésistible de simplicité et de fraîcheur qui rappelle Girls in Hawaii. Les musiciens restent les mêmes, avec Thijs van den Broek, Aida Pagarusha et Greg Carette aux backing vocals. Le brass, The Lovely Cowboy Orchestra, est composé de Fred, saxophone, Aurélie, clarinette, Ludo, trompette, et Catherine, trombone. Nous ne connaîtrons pas leur nom de famille.

Dans la foulée, « Telepheric Love » est aussi un très bon titre qui comporte à peu près les mêmes ingrédients de simplicité naturelle et de nostalgie larvée mais sur un rythme bien plus musclé par moments. Les notes désopilantes concernant ce morceau valent vraiment d’être lues avec beaucoup d’attention. Greg Carette assure les backing vocals et Enzo Porta la programmation.

Le très syncopé « Kill The Bee » est aussi un morceau intéressant où la lutte pour le miel est sans merci. On ne manquera pas d’y voir une allusion à d’autres matières premières plus rémunératrices … On vous avait bien dit que Austin Lace, sans avoir l’air d’y toucher … Enzo Porta assure la programmation, Aida Pagarusha et Mister Paradise (tout un programme) les choeurs, avec un « casting » inchangé pour le reste.

« Ne vous fiez pas à une fille qui garde le poster d’un Touareg dans sa chambre ». C’est en substance ce qu’on nous livre de « Your Heart Is A Hook ». Beau sujet de mémoire pour nos étudiants déjantés. Ajoutez un zeste de guindaille et ça devrait donner un amalgame intéressant, allumé et givré à la fois. Lisez le line-up vous-même, cette fois-ci, je deviens fatigué. Et puis c’est Noël pour tout le monde, hein.

« Cream On My Arms » parle de plage ensoleillée. Qui l’eût cru ? Les Detry chantent mais Lionel, en plus d’assurer les backing vocals, joue de la guitare et de la basse et Fred Stiens s’occupe des percussions. Encore un bon titre avec des paroles faussement anodines.

Avec un thème basé sur l’enfance, « To Ronald » termine le CD en beauté. Fabrice Detry se taille la part du lion : chant, guitare, basse et programmation. Il est accompagné par Fred Stiens à la batterie et aux percussions.

Les notes se terminent comme le CD : « Stay naive, even if you’re pretending… ». Rien que pour ça, on pourrait vous recommander l’album. Mais il est bien plus que ça : il est fait de simplicité, de naturel, d’humour, d’humilité et d’intelligence, ces deux dernières qualités allant souvent de pair. Plus on écoute cet album, plus on l’aime. Très lucide, Austin Lace ira loin.

MM
Pays: BE
62 TV Records / Bang! 31454
Sortie: 2004/10/10


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