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CRESSIDA - The Vertigo years anthology 1969-1971
/ paru le 29-11-2012 /

Le label Esoteric Recordings réédite en un seul CD les deux albums de Cressida, groupe progressif anglais qui signa en ces temps reculés du début des années 70 sur le mythologique label Vertigo, qui est toujours de nos jours l'un des plus courus chez les collectionneurs de rock classique de l'époque. Après avoir réédité les premiers disques de Beggars Opera, ainsi que des disques de Bob Downes, Juicy Lucy, Tudor Lodge ou Jackson Heights, le label Esoteric Recordings suscite un immense espoir : serait-il en train de récupérer les droits inhérents à tous ces albums magnifiques du label Vertigo et serait-il sur le point de remettre entre nos oreilles des pépites comme May Blitz, Clear Blue Sky, Patto, Gravy Train, Fairfield Parlour, Catapilla, Freedom ou Ramases, pour n'en citer que quelques-uns ?

En tous cas, on profite déjà de ces excellents petits maîtres qu'étaient les musiciens de Cressida. Le groupe se forme en 1968 autour d'Angus Cullen (chant), John Heyworth (guitare), Lol Coker (orgue Hammond), Kevin McCarthy (basse) et Iain Clark (batterie). Au départ appelé Charge, le groupe se rebaptise en Cressida et met au point son répertoire à base de reprises de groupes west coast américains et de compositions originales qu'il teste devant le public des petits clubs londoniens. Le manager Ossie Byrne, qui avait produit les premiers hits des Bee Gees, prend les intérêts du groupe en main et leur fait enregistrer une première démo qui va servir à séduire les maisons de disques. En attendant, Cressida tourne un peu partout dans le pays en 1969 et part même en Allemagne se faire les dents au célèbre Star Club de Hambourg. Lol Coker est remplacé à l'orgue par Peter Jennings en août 1969 et c'est ce fan de Keith Emerson, Jon Lord ou Brian Auger qui va contribuer à forger le son du groupe, dont les qualités musicales attirent l'attention du label Elektra qui aimerait bien les signer.

Mais c'est finalement Vertigo qui remporte le marché et Cressida sort son premier album sur ce label en février 1970. C'est la septième réalisation du label et il porte le numéro de série VO7, juste avant que Vertigo ne modifie la numérotation avec la fameuse série 6360. Mélangeant à merveille et dans un ensemble parfaitement cohérent des influences blues, folk, jazz, classique et rock, "Cressida" est un album admirable dans la catégorie rock progressif. La paire guitare-orgue Hammond n'est pas sans rappeler Uriah Heep ou Deep Purple, mais dans une version plus soft, ce qui n'empêche pas des constructions dynamiques et un flux tendu de morceaux à l'écriture impeccable, peuplés de solos experts et survolés par la voix d'ange d'Angus Cullen. On peut aussi citer le groupe Caravan comme point de comparaison pertinent avec Cressida. On reste suspendu à des titres excellents comme "Lights in my mind", "Depression", un "Down down" qui associe douceur vaporeuse et mélodies inquiétantes entretenues par des claviers saint-sulpiciens, et ce magnifique "To play your little game", jolie cavalcade d'orgue et de guitare, bien dans la veine de ce qui se faisait vers 1970-72.

Ce premier album se fraie très modestement un chemin sur le marché du disque, bien encombré à l'époque par la sortie de tous les chefs d'œuvre du rock anglais (Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin, Uriah Heep, Free, Pink Floyd : il valait mieux être blindé en argent de poche à l'époque, parce que ça n'arrêtait pas !). Mais Cressida continue son petit bonhomme de chemin avec des concerts dans des clubs anglais, français ou allemands et compense le départ de John Hayworth en mai 1970 par l'arrivée de John Culley à la guitare. Le groupe retourne en studio pour la confection de son deuxième album, intitulé "Asylum". En quelques mois, Cressida a gagné en assurance et n'a aucun mal à tirer parti de la technique des studios pour élaborer une musique encore plus sophistiquée. Le groupe introduit des parties jouées par un orchestre symphonique sur certains morceaux ("Survivor", "Lisa") et se hasarde avec bonheur sur des compositions beaucoup plus longues ("Let them come when they will" et "Munich" qui ferment l'album). D'autres petites perles comme "Summer weekend of a lifetime" ou "Asylum" terminent de faire de cet album une autre réussite artistique pour Cressida.

Mais lorsque "Asylum" sort en février 1971, Cressida a déjà cessé d'exister. Les musiciens ont préféré mettre fin à leur groupe en novembre 1970, déçus de leur management et de la promotion qui ne leur offrait que très peu d'occasions de tourner (malgré une virée en Europe avec Black Sabbath et Manfred Mann's Chapter Three quelques semaines auparavant). Iain Clark part trouver du travail chez Uriah Heep (il cogne les fûts sur leur classique "Look at yourself" de 1971) tandis que John Culley intègre les rangs de Black Widow, un groupe heavy prog vaguement gothique injustement comparé à Black Sabbath.

Les copies originales des albums de Cressida sont devenues des Saints Graals que les spécialistes des années 70 recherchent avec ardeur. Le label Esoteric Recordings fait œuvre de salut public en rééditant ces deux disques en un seul CD, illustré de belles photos et d'une longue analyse des titres des albums, avec en plus quelques bonus, dont certains sont issus de démos inédites qui figurent aussi sur le CD "Trapped in time: the lost tapes" qui fera également l'objet d'une chronique.

François Becquart
Pays: GB
Esoteric Recordings ECLEC 22348
Sortie: 2012/09/24 (rééditions, originaux 1970 et 1971)


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