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BANHART, Devendra - Niño Rojo
/ paru le 10-01-2005 /

Devendra Banhart est né au Texas il y a 23 ans mais il paraît beaucoup plus âgé, avec sa barbe négligée et sa dégaîne de beatnik cradingue attardé, le genre à jouer dans les couloirs du métro new yorkais. Pas vraiment le style bien propre sur lui. Devendra est un prénom indien. Sa famille et lui ont suivi un indien, un sage, qui leur a appris les choses essentielles. Lesquelles ? On peut juste les imaginer en essayant de déchiffrer les notes du livret, parsemées de dessins qui s’insinuent dans la partie écrite et la déforment, parfaite illustration consciente de l’état de schizophrénie. Les déchiffrer relève du travail d’historien confronté aux vieux textes écrits sur du papier jauni ou de celui des égyptologues, perplexes devant des hiéroglyphes qui leur paraissent inabordables. Les paroles, il faut les mériter et puis les comprendre et ce n’est pas une sinécure.

Pénétrer dans le monde de Devendra Banhart, c’est entrer dans un univers bizarre mais fascinant d’un artiste au bord de la folie. Comme équivalents, dans d’autres styles, on peut citer Jeffrey Lewis, chanteur anti-folk, dessinateur entraîné malgré lui sur les planches, dont un des albums s’intitule « The Last Time I Did Acid I Went Insane And Other Favorites », qui en dit long sur le style du personnage, Syd Barrett, le premier leader de Pink Floyd, et Brian Wilson, génie créatif des Beach Boys, devenus malades mentaux suite à l’usage immodéré de substances psychotropes, ou Daniel Johnston, chanteur dérangé et dépressif, toujours à la limite de la rupture. Tous ont des fans inconditionnels totalement à leur dévotion. Tous ont du génie et un talent fou qui sort complètement des sentiers battus et du formatage standard actuel.

Le présent album, « Niño Rojo », est produit par Gira et Devendra Banhart et est en fait la deuxième partie de « Rejoicing In The Hands », un album paru il y a quelques mois. Il y avait tellement de bons titres disponibles qu’on en a fait deux albums distincts. Tous les titres ont été composés par Devendra Banhart sauf le premier, « Wake Up, Little Sparrow », composé par Ella Jenkins et « At The Hop », composé par Devendra Banhart et Andy Gabic, son ami, leader du groupe Vetiver.

Ce qui caractérise la musique weird folk de ce jeune homme, c’est d’abord son caractère déjanté et le dépouillement dans l’utilisation des instruments, sa voix chevrotante, la poésie et la complexité des paroles, de même que sa démarche d’un autre âge. Des nombreux titres interprétés simplement à la guitare acoustique se détache la composition de Ella Jenkins, « Wake Up, Little Sparrow », sorte de litanie incantatoire sur rythme lent, où il conseille de ne pas faire sa maison dans la neige. « Ay Mama » est une courte plainte venue des tréfonds de la terre, tandis que « We All Know » est une chanson pleine d’entrain assez grandiloquente. En gros, introspection et délire sont les tendances de cette musique très personnelle, à la limite de la schizophrénie.

Morceau incantatoire également présent en bonus video, où il apparaît comme un rituel initiatique à la vie indienne nomade et festive, « Little Yellow Spider » est aussi un hymne à la nature où il décrit bien les animaux et qui se décline sur une mélodie très simple. « A Ribbon », par contre, est une berceuse très douce, simplement appuyée par la guitare acoustique et le piano.

« At The Hop » est un titre dynamique et gai, également présent en vidéo, où il apparaît comme un retour aux sources style hippie, le plaisir de jouer accompagné seulement par une guitare sèche en plus, avec des images et des dessins en surimpression, symbolisant la multiplicité des sources d’inspiration. « Cuis-moi avec ton repas, mets-moi sur ton assiette car tu sais que j’ai bon goût » est un échantillon révélateur de son état d’esprit.

« My Ships » est une autre chanson bluesy et lente, où sa voix se montre sous un jour particulièrement excentrique. « Noah » est une complainte au tempo lent accompagnée par des sifflements, « Sister », dont le début illustre bien la folie douce du bonhomme, est aussi une façon de montrer diverses facettes de son talent, avec ce morceau pathétique que sa voix chevrotante illustre bien.

Avec sa voix transformée pour les besoins de la cause, « Water May Walk » est une très douce comptine pour enfants, parcourue de chants d’oiseaux et de quelques notes jouées au xylophone. « Horseheadedfleshwizard » est un exercice de style syntaxique, poétique et sombre très particulier, avec sa voix tremblotante mise en évidence. « An Island » est un poème surréaliste sur fond de musique syncopée, où il dit notamment : « Je sens ma sœur en hiver et mon père en automne ». Sentir avec le nez, est-il utile de préciser.

Plainte à l’être aimé, « Be Kind » est de facture très simple sur le plan mélodique. Il comporte un rythme tout aussi simple et seul le piano l’accompagne. Sans parole, « Owl Eyes » semble sortir tout droit de la mouvance de la musique traditionnelle indienne par son caractère hypnotique, créé par les couches successives d’instruments à cordes. « The Good Red Road », chanson gaie et entraînante qui tranche avec le reste, a des accents musicaux de la Jamaïque. « Electric Heart » combine voix, sifflements et chœurs déjantés pour décrire majestueusement mais de façon désordonnée ses états d’âme.

MM
Pays: US
XL Recordings / V2 XLCD185
Sortie: 2004/09/27


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