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CARL ET LES HOMMES-BOITES - La paroi de ton ventre
/ paru le 14-05-2013 /

Déjà, rien que le nom interpelle, on sent tout de suite qu'on ne va pas avoir affaire à du banal. Carl et les Hommes-Boîtes, ça me fait penser à un titre de BD surréaliste, ça fait ressurgir les souvenirs de la lecture de trucs étranges comme les aventures de Philémon, héros du regretté Fred qui passait son temps à se promener sur les lettres de l'océan Atlantique en plein milieu de la mer. Ce parallèle avec la BD est plutôt pertinent car le Carl en question, alias Carl Roosens, est aussi un illustrateur et un réalisateur de film d'animation.

On imagine facilement l'imagination fertile de Carl Roosens lorsqu'on écoute son deuxième album "La paroi de ton ventre", qui fait suite au premier album "Où poser des yeux?" (2009) qu'il avait sorti sous son seul prénom. Aujourd'hui, Carl Roosens repasse par la case musique avec ses Hommes-Boîtes, inspirés par un roman de Kôbô Abé ("L'homme boite") qui raconte l'histoire d'un type se retirant du monde en vivant dans une boîte dont une fente lui permet d'observer le monde en spectateur, sans plus jamais intervenir.

Autant prévenir tout de suite, l'écoute de cet album risque de plonger bon nombre d'auditeurs dans une neurasthénie irrémédiable, qui est le prix à payer pour toucher de près la poésie déchirée et écorchée de Carl, qui pratique ici un chant parlé proche du slam de Grand Corps Malade. Mais ici, on tutoie le sublime dans le domaine de la tristesse et de la désillusion. Les paroles de Carl évoluent dans une noirceur et une fatalité qui seraient même capables de démoraliser en vrac les go-go danseuses ukrainiennes des cabarets de Caracas, les starlettes écervelées d'Hollywood ou la totalité de l'équipe de France de football. Prenez un surfeur blond californien, avec un QI de kangourou, son petit slip de bain à fleurs et son sourire à 43 dents blanches. Faîtes-lui écouter les chansons désabusées de Carl et vous retrouverez le blondinet engagé dans l'Armée du Salut, parti évangéliser les pygmées du Cameroun. Effet garanti.

Les hommes-boîtes sont Emmanuel Coenen (de chez Alien Psychedelik Breakfast), Noza, Pascal Matthey, Cédric Manche, Castus et Joanna Lorho. Ils assistent musicalement Carl en créant des atmosphères sonores entêtantes ou atonales, qui mettent en valeur la poésie dépressive de Carl Roosens. Celui-ci n'a pas son pareil pour arracher des situations anodines à leur contexte pour les replacer sous des angles absurdes, dérisoires, soulignant maintes fois la situation désespérée de la condition humaine. Avec lui, les parkings de supermarché deviennent des cimetières d'objets informes se remplissant et se vidant au gré des heures, les promenades autour du lac sont des calvaires où les solitudes individuelles s'entrechoquent dans un grand silence d'incommunicabilité. Une brosse à dents devient un objet de dégoût et le jambon fumé donne lieu à des métaphores morbides.

Ce n'est pas vraiment la musique qui importe ici, c'est le texte, un texte qui emprunte à la fois à Brel ou à Boris Vian et qui est servi par une voix morne qui fait penser à de l'Étienne Daho qui aurait quelque chose à dire. Le principal obstacle de cet ensemble est la distance qu'il faut parcourir au milieu de ces paroles dont la beauté blafarde rivalise avec la tristesse démoralisante. On se prend plus de 55 minutes d'ondes négatives mais magnifiques, dans un cadre sonore qui tend à se répéter, et on sort difficilement indemne de ce parcours froid et angoissé. Mais à notre époque de médiocrité facile et de laisser-aller culturel, qu'est-ce que c'est grand !

Carl et ses Hommes-Boites viendront hanter la ferme du Biéreau à Louvain-La-Neuve le 15 mai prochain, ainsi que le Prisme à Braine-l'Alleud le 25 mai. De bonnes raisons de découvrir l'univers très original de cet artiste.

François Becquart
Pays: BE
Humpty Dumpty Records
Sortie: 2013/04/22


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