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DILLINGER ESCAPE PLAN - One of us is the killer
/ paru le 11-06-2013 /

Quand de petits plaisantins viennent classer le Dillinger Escape Plan dans la catégorie metalcore, je ris doucement, je me gausse. Car si le Dillinger Escape Plan est un groupe de metalcore, alors Benjamin Biolay fait du thrash metal. Non, il faut rétablir la vérité et la vertu en affirmant haut et fort que le Dillinger Escape Plan est en fait un groupe de mathcore, si ce n’est le plus grand groupe de mathcore du monde. Peut-on imaginer un groupe de metalcore capable d’une telle rage inextinguible dans le chant, de telles constructions instrumentales aussi violentes que complexes et de telles polyrythmies plus difficiles à suivre que le cours d’un prof en dernière année de doctorat d’astrophysique ? Définitivement, le Dillinger Escape Plan n’a rien à voir avec le metalcore, il est à mille lieues au-dessus, au contact des astres et des fantômes de Frank Zappa et de Chuck Schuldiner.

Lors de ses premiers EP "The Dillinger Escape Plan" (1997) ou "Under the running board" (1998), suivis du premier album "Calculating infinity" (1999), ce groupe du New Jersey dont le maître à penser est le guitariste Ben Weinman a vite démontré qu’il pouvait faire passer System Of A Down pour un orchestre militaire nord-coréen. Son univers musical démentiel et incroyablement élaboré n’a cessé d’évoluer au cours des albums "Miss machine" (2004), "Ire works" (2007) et "Option paralysis" (2010). Au fil des années, le groupe de Ben Weinman a aussi connu de nombreux changements de personnel, dont le plus important est le remplacement en 2000 du chanteur Dimitri Minakakis par le hurleur Greg Puciato. Le Dillinger Escape Plan s’est même payé le luxe d’un EP avec le gigantesque Mike Patton, c’est vous dire ("Irony is a dead sin", 2003).

Après un "Ire works" controversé, le Dillinger Escape Plan avait rétabli le cap avec un excellent "Option paralysis", certes moins fou, moins imprévisible mais d’une puissance et d’une rage à toute épreuve. Trois ans après (délai régulier pour la sortie d’un album du Plan), le groupe revient avec un "One of us is the killer" qui semble symboliser et résumer tout le parcours effectué par le groupe depuis plus de quinze ans. Le Dillinger Escape Plan fait converger ici la rage viscérale qui l’anime habituellement, les constructions complexes qui s’adressent aux mathématiciens et des passages un tantinet plus mélodiques ou en tout cas plus cohérents pour le commun des mortels. L’album, deuxième du Plan à sortir sur le label Party Smasher, a été enregistré en Californie et dans le New Jersey et toutes les chansons ont été composées par Ben Weinman, qui reste le mastermind total de son groupe, au cas où on ne l’aurait pas encore compris.

C’est donc à l’aune du parcours de ce musicien génial qu’il faut jauger l’impact du nouvel album du Dillinger Escape Plan. Et tout dans ce "One of us is the killer" touche au formidable. Le son sort d’une turbine électronucléaire qui plaque tout contre le mur. Dès "Prancer", premier titre, tout se déchaîne et l’univers de l’album est immédiatement placé. Le titre "One of us is the killer" devrait être le maître-étalon de ce qu’il faut faire pour écrire un grand morceau de metalcore. Que The Devil Wears Prada ou Avenged Sevenfold en prennent de la graine... Même constat avec un "Paranoia shields" exemplaire dans le genre. "Hero of the Soviet Union" et "Nothing’s funny" sont tout simplement des avalanches de riffs ultralourds et de chant tentant avec succès le mélange entre rage et mélodie. "Understanding decay" retrouve la déstructuration des débuts, avec des constructions de guitares et de rythmiques dignes de Primus. Le combo de Ben Weinman pratique également avec bonheur du mid-tempo inquiétant, avec un "Crossburner" situé entre doom metal et indus, et sans doute un des morceaux les plus représentatifs de ce nouvel album qu’il faut courir acheter.

Au final, le nouveau CD du Dillinger Escape Plan est tout simplement bluffant, à placer dans la droite lignée de la discographie géniale de ce groupe hors du commun. Les amateurs de prog bien peaufiné et prévisible n’aimeront pas, mais il faut absolument que la jeune génération comprenne que c’est par le biais de groupes comme Dillinger Escape Plan que les sonorités extrêmes pourront faire leur chemin sans sombrer dans la routine ou dans l’ennui. À voir au Graspop le 30 juin !

François Becquart
Pays: US
Party Smasher Records
Sortie: 2013/05/14


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