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BRAINTICKET - Cottonwoodhill
/ paru le 13-06-2013 /

Nous avions déjà eu l’opportunité de vous parler de deux albums des Suisses de Brainticket : "Psychonaut" (1972) et "Celestial ocean" (1973), réédités il y a trois ans par le label Esoteric Recordings. Mais le label anglais avait laissé les fans de krautrock et de psychédélisme européen sur leur faim en omettant de ressortir le premier album de ce groupe, édité en 1971.

Il faut donc remercier la maison américaine Purple Pyramid qui sort enfin une nouvelle édition de ce tout premier album de Brainticket, un groupe qui a laissé le souvenir d’expérimentations audacieuses dans le domaine du rock d’avant-garde, qui cherchait encore sa voie au début des années 70 entre psychédélisme et progressif. Formé à Bâle en 1968 par le Belge Joel Vandroogenbroeck (claviers, chant et flûte), les Américains Ron Bryer (guitare), Dawn Muir (chant) et les Suisses Werni Frohlich (basse), Helmuth Kolbe (claviers), Cosimo Lampis (batterie) et Wolfgang Paap (percussions, tabla), Brainticket embrasse totalement l’univers musical de l’époque, qui commençait à vibrer au son de musiciens aventureux comme Arthur Brown ou Frank Zappa.

Il n’est donc pas étonnant de trouver dans son premier album tous les ingrédients liés à la folie débridée des Sixties et le culte effréné pour les voyages au centre de l’esprit, soigneusement entretenus par toutes sortes de drogues chimiques et psychédéliques, dont l’apologie était faite à l’époque par le professeur renégat Timothy Leary. Le plus grand défenseur du LSD était d’ailleurs à l’époque planqué en Suisse (qui est aussi le pays où le LSD fut découvert par Albert Hoffmann en 1943, à partir de l’ergot de seigle) et avait participé à l’écriture des chansons du premier projet de Joel Vandroogenbroeck, Drum Circus.

Sur “Cottonwoodhill”, on retrouve le même délire ambiant avec quatre morceaux, deux petits et deux gros. Il y a une totale différence de style entre ces deux catégories de morceaux puisque les titres courts abordent un psychédélisme encore assez mélodique funky et compartimenté, tandis que les deux morceaux longs (qui n’en forment en fait qu’un, la séparation venant à l’époque de la nécessité de couper les morceaux trop longs à cause du format 33 tours) constituent une longue suite délirante et bruitiste, tenu par un motif d’orgue répétitif et obsédant. Ce labyrinthique “Brainticket, part I & II” est sensé décrire ce qui se passe dans la tête lorsqu’on trippe sous LSD. Des tas de bruits divers et variés (sirènes de police, locomotives, gargarismes, stridulations stroboscopiques de savants fous, bombardements, cris de singe) viennent s’entrechoquer sur un lit rythmique résolument entêté et contre un chant allumé proféré par une louloute complètement délurée.

L’album “Cottonwoodhill” a ses aficionados, dont certains le considèrent comme un des plus grands albums avant-gardistes de tous les temps. Il y a lieu de modérer cet enthousiasme, en reconnaissant certes que cet album bien fou ne manque pas d’intérêt mais en rappelant qu’à l’époque, des artistes comme Frank Zappa, Captain Beefheart, les Holy Modal Rounders, les Godz ou Hapshash & The Coloured Coat avaient placé la barre du bizarre très haute et avaient ouvert des pistes musicales bien plus aventureuses et complexes que les exercices relativement prévisibles de ce premier album de Brainticket. Le disque n’en reste pas moins très honorable et sera principalement compris par les amateurs de psychédélisme extrémiste. Mais rien n’empêche les autres de tenter l’expérience, s’ils en ont la curiosité.

François Becquart
Pays: CH
Purple Pyramid 0294
Sortie: 2013/05/07 (réédition, original 1971)


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