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BURNIN' RED IVANHOE - Canal Trip (An anthology 1969-1974)
/ paru le 28-07-2013 /

Figure marquante du rock progressif danois durant les années 1970, Burnin’ Red Ivanhoe revêt à plus d’un titre une grande importance pour la scène rock scandinave de l’époque. Il est tout d’abord une des formations pionnières en matière de rock progressif pour la région, et cela dès 1967-68. Il est ensuite le groupe dont le premier album est un double, chose rarissime pour l’époque et encore plus audacieux puisqu’il s’agit d’un premier album. Enfin, Burnin’ Red Ivanhoe est un des premiers groupes à écrire des textes dans sa langue maternelle, alors que tous les autres groupes étaient obnubilés par l’anglais.

Le personnage central de ce groupe est Karsten Vogel. Saxophoniste, claviériste, compositeur, féru d’avant-garde et de jazz, il fonde Burnin’ Red Ivanhoe en mai 1967 à l’issue d’un concert donné à Copenhague. Aux débuts, le line-up est assez changeant mais se stabilise en 1970 autour de Karsten Vogel (saxophone et claviers), Kim Menzer (flute, trombone, harmonica, chant), Ole Fick (guitare et chant), Jess Stæhr (basse) et Bo Thrige Andersen (batterie).

C’est en composant une de leurs toutes premières chansons "Ridder rod" (le chevalier rouge) que les membres du groupe ont l’idée d’y associer le nom d’Ivanhoe, personnage bien connu des romans de chevalerie de Walter Scott au 19e siècle. Afin d’insister sur le côté rougeâtre et flamboyant, ils rendent brûlant leur chevalier avec "burnin’". Le groupe passe les 18 premiers mois de son existence à donner des concerts dans la région de Copenhague, jusqu’à un jour de décembre 1968 où ils se font remarquer par le business rock local en ouvrant pour un concert de Spooky Tooth. Dès lors, le label Sonet les prend sous son aile et leur fait sortir leur premier (et double) album en 1969, "M144". Ce premier effort est tout simplement impressionnant. Fait d’un rock progressif à la fois lourd et aventureux, il établit les bases du style de Burnin’ Red Ivanhoe, c’est-à-dire un mélange de rock progressif énergique et rigoureux et d’incursions dans l’improvisation jazz. Des titres comme "Tingle tangelmanden" ou "Ida Verlaine", avec leur rythmique carrée et leurs dégoulinements de guitare fuzz, sont à tomber par terre.

Le deuxième album "Burnin’ Red Ivanhoe" (1970) va être enregistré à Londres sous la houlette du légendaire John Peel, qui a vu le groupe jouer à Copenhague et en est tombé dingue. Il produit ce disque sous le pseudonyme d’Eddie Lee Beppeaux, avec l’assistance du bassiste Tony Reeves (Colosseum, Greenslade, Curved Air). "Burnin’ Red Ivanhoe" continue sur la lancée du premier album, avec cependant davantage de raffinement dans la production et dans l’écriture. La guitare d’Ole Fick (futur grand de la musique pop danoise) y est radieuse et fluide ("Across the windowswill") et le groupe se livre à de longues improvisations à la Soft Machine ("Gong gong the elephant song", "Secret oyster service").

En 1971, après avoir réalisé un album avec le chanteur folk danois Povl Dissing ("6 elefantskovcikadeviser"), Burnin’ Red Ivanhoe sort son troisième album "W.W.W." (plus facile à prononcer), dont les lettres sont censées représenter les initiales du vrai nom du chevalier Ivanhoe. Plus planant, plus élaboré et plus jazzy que ses prédécesseurs, il n’en demeure pas moins un excellent album, aux compositions subtiles et à l’interprétation percutante ("All about all", "Kaske vous karsemose"). Mais usé par un programme de tournées harassant (200 concerts par an en moyenne), le groupe de Karsten Vogel est au bord de l’effondrement, avec toujours pas un sou en poche.

Le groupe se sépare en 1972 mais paradoxalement continue de tourner et d’enregistrer. En effet, Burnin’ Red Ivanhoe effectue une tournée norvégienne au début de l’année et enregistre l’album "Miley smile/Stage recall" en quelques heures avec le producteur Freddy Hansson. Ce disque enregistré à froid dans des conditions live reprend quelques titres précédents du groupe ("Ivanhoe i brøndbyerne", "Rotating irons") et élabore de nouveaux titres, cette fois-ci un peu plus dans la norme de ce qui se faisait à l’époque en matière de rock progressif ("I want the rest of my life", "Indre landskab") mais l’hallucinant "Bareback" renoue avec l’esprit fou et agile des premiers albums. Les solos de guitare et l’emballement rythmique restent l’attraction qui fait de Burnin’ Red Ivanhoe un groupe exemplaire.

Karsten Vogel met en place son nouveau groupe Secret Oyster en 1973 mais retrouve ses camarades de Burnin’ Red Ivanhoe l’année suivante pour l’album "Right on", chant du cygne de l’époque classique du groupe. On y trouve des aspects plus sombres ("August suicidal") mais aussi des choses un peu plus banales (la ballade "When I look into your eyes"), rattrapées par les improvisations saxophoniques de "La beauté du buste" (en français dans le texte) et le long et bouillonnant "Rockin’ rambler".

Le label Esoteric Recordings réunit en un double CD les meilleurs morceaux des cinq albums de Burning Red Ivanhoe sortis entre 1969 et 1974. C’est une vraie mine d’or pour les amateurs de rock progressif et l’occasion de découvrir un groupe d’exception, à placer au plus haut de l’intelligentsia prog danoise de l’époque (avec Day Of Phoenix, Culpeperd’s Orchard, Hurdy Gurdy ou Midnight Sun). Jetez-vous dessus !

François Becquart
Pays: DK
Esoteric Recordings ECLEC 22395
Sortie: 2013/06/24


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