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BOLIN, Tommy - Whirlwind
/ paru le 26-08-2013 /

La sortie d’un double CD de raretés signées Tommy Bolin est l’occasion de se souvenir de ce guitariste exceptionnel, figure des années 70 qui fut malheureusement rappelée à Dieu bien plus tôt que prévu. Cette perte est malheureusement à mettre sur le compte de la drogue, cette saloperie qui finit par gagner et emporter Tommy Bolin, plus préoccupé à se défoncer qu’à entretenir son formidable talent.

Né en 1951 à Sioux City dans l’Iowa, Tommy Bolin développe très tôt un intérêt pour le rock ‘n’ roll, séduit comme des millions d’autres par les déhanchements d’Elvis Presley. Ses parents ayant déménagé à Boulder dans le Colorado, Tommy Bolin passe ses années de lycée dans des petits groupes comme American Standard ou Ethereal Zephyr, qui est raccourci en Zephyr lorsque les maisons de disques s’intéressent à la formation.

Tommy Bolin a à peine vingt ans lorsque sortent les albums de Zephyr, combo blues rock qui laisse à la postérité les bons "Zephyr" (1970) et "Going back to Colorado" (1971). En 1972-73, Bolin compose et répète avec un autre groupe nommé Energy, avant que le management du groupe James Gang ne l’appelle pour combler le vide laissé par le départ du guitariste Joe Walsh, appelé à un brillant avenir avec les Eagles. Ses talents de compositeur vont servir au mieux les intérêts de ce groupe qui était en perte de vitesse depuis un an. Les albums "Bang" (1973) et "Miami" (1974) sont là pour le démontrer.

La technique hors pair de Tommy Bolin suscite une réputation qui se répand au-delà de l’Atlantique. Sa musique flotte aux oreilles des musiciens de Deep Purple qui, en 1975, ont un sérieux problème à régler suite au départ de Ritchie Blackmore, cheville ouvrière du Pourpre et guitariste aussi génial que fantasque. Reprendre le flambeau de Blackmore au sein d’un des plus grands groupes du monde est un pari fort risqué, que Tommy Bolin gagne haut la main avec le sympathique album "Come taste the band", pas le plus grand de Deep Purple, mais qui a ses moments de bravoure ("Lady luck", "Love child", "You keep on moving").

Parallèlement à ses activités de guitariste en groupe, Tommy Bolin cultive aussi une carrière solo, matérialisée en 1975 par l’album "Teaser", suivi de "Private eyes" en 1976. Le premier est excellent, le second beaucoup moins car en 1976, Tommy Bolin est sérieusement sous l’influence des drogues dures et devient peu à peu l’ombre de lui-même. On trouve également Tommy Bolin comme invité sur des projets divers, rock ou hard rock dans des groupes comme Rainbow Canyon et Moxy, ou jazz-rock chez Billy Cobham et Alphonse Mouzon. Mais le 4 décembre 1976, après un show en ouverture pour Jeff Beck, Tommy Bolin est foudroyé par une overdose d’héroïne et de barbituriques, à l’âge de 25 ans.

Ce brillant instrumentiste, souvent comparé à Jimi Hendrix, est décédé dans la fleur de l’âge mais a eu l’occasion de laisser de nombreux enregistrements longtemps restés inédits. Quelques compilations ont restauré sa mémoire, comme le double album "The ultimate of Tommy Bolin" paru à la fin des années 80. Voici une nouvelle compilation qui vient porter un éclairage nouveau sur l’œuvre posthume de Tommy Bolin. "Whirlwind" s’intéresse en effet aux années 1972-75, à l’époque où Bolin répétait avec Energy juste avant de partir chez James Gang, puis un peu plus tard, quand il travaille sur la préparation de ses albums solos après Deep Purple.

En une petite vingtaine de morceaux, on retrouve toute la brillance de Tommy Bolin derrière la six-cordes. C’est l’occasion de pouvoir enfin entendre des morceaux d’Energy, combo qui n’atteignit jamais le stade de l’album en bonne et due forme. Des titres comme "Heartlight", "Hoka-hay!" ou "Red skies" laissent l’auditeur sur le cul. On trouve aussi une version acoustique de "Wild dogs", un beau morceau de son premier album solo que Tommy Bolin jouera aussi en live avec Deep Purple (présent sur le "Last concert in Japan" de 1978, par exemple). Mais c’est surtout une dantesque version de 26 minutes de "Marching bag" (un morceau qui va devenir "Marching powder" sur le premier album solo de Tommy) qui est la pièce de résistance de ce double album. Là, on touche carrément au suprême, à la flamboyance bolienne dans toute sa splendeur.

L’immense intérêt de cette compilation est donc d’offrir des morceaux totalement nouveaux à l’auditeur et au fan de Tommy Bolin. Le livret du CD indique très sérieusement l’origine et la date des enregistrements, ainsi que les musiciens participants. Le tout petit bémol qu’on peut trouver est une qualité sonore parfois inégale, les morceaux en question provenant de démos longtemps restées dans des tiroirs. Mais le travail de remastérisation donne quand même un résultat plus que satisfaisant. Donc, aucun doute à avoir concernant "Whirlwind" pour ceux qui veulent entendre de la grande guitare rock des Seventies : Tommy Bolin a été et restera génial pour l’éternité.

François Becquart
Pays: US
Purple Pyramid Records
Sortie: 2013/08/13


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