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BRUCE, Jack - Somethin' els
/ paru le 15-02-2014 /

Tout fan de rock qui se respecte tient forcément Jack Bruce en haute estime. Ce Monsieur a écrit les plages les plus fondamentales de l’histoire du rock anglais, que ce soit dans ses débuts dans le British Blues Boom des sixties (Alexis Korner, Graham Bond), bien évidemment avec Cream et ses compagnons/adversaires Ginger Baker et Eric Clapton ou dans des collaborations épiques avec quelques mousquetaires guitaristes de haut vol (West, Bruce & Laing, Robin Trower, Gary Moore…).

Mais il ne faut pas oublier le Jack Bruce solo. Dès la fin de Cream en 1968, Jack Bruce se met à produire des albums jazz-rock et progressifs d’un intérêt certain. Et depuis cette époque, le vénérable Ecossais qui affiche aujourd’hui 70 ans n’a cessé de composer, de jouer et de chanter, très souvent avec le soutien de son parolier fétiche, Pete Brown.

Le label Esoteric Recordings avait déjà édité une poignée d’albums solo de Jack Bruce datant principalement des années 1980 ("I’ve always wanted to do this", "Automatic", "Out of the storm", "A question of time"). Voici maintenant qu’il s’attaque aux années 1990 avec la réédition de trois albums supplémentaires des années 1993-95. Le premier d’entre eux est "Somethin’ els", album qui a nécessité près de six ans de travail puisqu’il est mis en chantier en 1986 et achevé en 1992. On construit un porte-avions nucléaire en moins de temps.

A l’époque, Jack Bruce sort d’une décennie un peu compliquée pour lui. Rupture de contrat avec son manager Robert Stigwood, quelques albums en demi-teinte : Bruce n’est pas au top de sa créativité durant cette période. Mais les Nineties semblent lui être plus profitables. C’est peut-être l’introduction de Cream au Rock And Roll Hall Of Fame en 1993, avec les retrouvailles de ses deux acolytes Baker et Clapton qui redonne confiance à Bruce. L’année suivante, ce dernier est impliqué dans un super-groupe ambitieux, Baker Bruce Moore, sorte de succédané à une reformation de Cream qui n’interviendra effectivement qu’en 2005.

C’est dans ce contexte que sort "Somethin’ els", album longtemps resté en flottement mais finalement édité en 1993. Les neuf compositions de ce disque révèlent la présence d’une pléthore d’invités, dont certains émargent au club des légendaires. A commencer par Eric Clapton lui-même, qui intervient à la guitare sur les trois premiers titres. Autre musicien de renom, Clem Clempson (Bakerloo, Colosseum, Humble Pie) vient aussi faire parler le manche sur "Close enough for love" et "Criminality". "G.B. dawn blues" voit briller le saxophone du grand Dick Heckstall-Smith, également ex-Colosseum et compagnon de Jack Bruce dans les débuts avec Graham Bond. Et bien sûr, c’est l’inévitable Pete Brown qui vient donner un coup de main pour ce qui est de la littérature.

Dans sa structure et sa cohérence, "Somethin’ els" trahit sa longue gestation. Un album distillé sur six ans n’a pas la même densité ou la même logique qu’un disque torché en deux jours. On est donc promené dans diverses atmosphères qui peuvent parfois surprendre au premier abord, comme ces premiers titres "Waiting on a word", "Willpower" ou "Ships in the night" que l’on croirait piqués sans vergogne à Roxy Music ou Genesis (période années 80, je précise). Même chose pour la ballade "Close enough for love", ultra-référencée années 80.

Et puis, au fur et à mesure, on évalue la portée intéressante de cet album, avec quelques expérimentations comme "Peaces of the East" ou "Criminality". C’est dans les derniers morceaux que l’on voit bourgeonner la grâce et la classe de "Somethin’ els", avec la soyeuse ballade "Childsong" et la performance de Jack Bruce seul au piano sur "FM", triste et beau comme un croisement entre Erik Satie et Stravinsky.

On aurait pu rester un peu hésitant sur la part d’enthousiasme à lâcher pour cet album, mais là où les gens d’Esoteric Recordings ont eu une excellent idée, c’est en mettant en bonus trois morceaux extraits d’un album de Mark Nauseef et Miroslav Tadic ("The snake music", 1994) où Jack Bruce participe au chant sur trois morceaux, dont une brillante reprise de "The wind cries Mary" de Jimi Hendrix. Ici, le côté aventureux et l’inspiration sont manifestes (l’énorme solo d’harmonica de "Lizard on a hot rock"), ce qui permet de terminer confortablement l’écoute de l’album "Somethin’ els" qui, avec un recul de vingt ans, se révèle quand même un petit peu daté.

François Becquart
Pays: GB
Esoteric Recordings ECLEC 2427
Sortie: 2014/01/27 (réédition, original 1993)


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