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NARCOTIC DAFFODILS (The) - Cellex
/ paru le 12-04-2014 /

Le cap du toujours difficile deuxième album veut que les groupes qui survivent à leur premier disque ont très souvent une chance sur deux de se planter lamentablement sur le deuxième, surtout s’ils ont brillé au début. Et il y a ceux qui se font remarquer d’entrée de jeu et qui, lors de la deuxième couche, sont toujours aussi extraordinaires. Eh bien, les Narcotic Daffodils font partie de cette caste rare et recherchée de groupes dont on se demande bien quand ils auront épuisé la source de leur talent et de leur force de persuasion.

Etonnants, les Bruxellois de Narcotic Daffodils le sont assurément, ils l’avaient prouvé les doigts dans le nez avec leur premier album "The Narcotic Daffodils" en 2011. Nous nous étions déversés à l’époque en louanges imbibées de références émues au rock progressif pêchu des Seventies. Et les Narcotic, avec leur utilisation du sitar, leur propension à aller tutoyer les demi-dieux de l’orgue Hammond ou ressusciter les cadavres rigolards du garage punk sixties, se sont quasiment encastrés dans l’esprit libre et aérien de ce qui fit l’âge d’or de la musique rock.

Aujourd’hui, il semble que l’association de deux générations, d’un côté les expérimentés (Flupke De Clerq, basse et Simon Rigot, claviers et sitar) et de l’autre les jeunes loups voyants (Hakim Rahmouni, guitare ; Merlin Fourmois, batterie et l’envoutante Irène Csordas au chant) aboutisse à la paix des braves en matière de conception et d’idées nouvelles sur l’analyse de ce bon vieux rock classique, celui qui ne vieillit pas, ne se démode pas et contribue à solidifier et anoblir une certaine idée de la liberté.

Et "Cellex", deuxième album des jonquilles narcotiques, brille dans ce créneau. Par rapport au premier album, il apparaît évident que l’osmose entre les musiciens n’a fait que s’améliorer. Les propos sont moins psychédéliques et plus rock, plus directs. Le quintet a eu le temps de se faire respecter en Belgique (assez bien mais peut mieux faire) et surtout à l’étranger, où les Anglais commencent à prononcer leur nom sans honte et où les Japonais distribuent leurs albums (au pluriel car le deuxième est déjà en train d’attaquer le marché nippon).

Sur cet album, les Narcotic Daffodils gravent dans le marbre tous les progrès qu’ils ont pu accomplir depuis leur premier effort. On sent l’unité du groupe, capable de jouer sur tous les genres, entre béatitude sixties aux allures cosmiques ("Surfer boy") glissade électrique imparable ("Million dollar baby"), tristesse décadente à la Arno, genre fermeture de cirque parce que le clown est mort ("Weathered", terminé sur une note d’accordéon désabusé signé Luna Doppée, fille du mythique DJ Dop Saucisse) et assaut prog généralisé suivi d’une stabilisation dans la stratosphère ("The barber").

A chaque moment, la voix ténébreuse, sensuelle et versatile d’Irène Csordas prend les chansons en main. Cette demoiselle a la capacité extraordinaire de coller au morceau, de le vampiriser, de s’insinuer dans les mélodies et d’insuffler sa personnalité, animant la chanson d’une patte personnelle en complète harmonie avec les percées musicales de ses camarades. On reste bouche bée devant de telles performances, qui continuent encore de séduire avec des appels au printemps comme "Sun for the rest", ou des attaques king crimsoniennes contre l’automne comme "Go love yourself".

Le bonheur de l’auditeur est total mais rencontre de temps à autre quelques coups d’arrêt, des moments où le groupe aurait eu la capacité de partir dans la stratosphère à l’occasion de solos dantesques mais qui, pour une raison inexpliquée, s’achèvent abruptement (la fin de "Light dry Gordon", de "Shout" ou de l’immense "Jolyne", enregistré dans la basilique Saint-Hubert de Jolyne). Je conçois que les ingénieurs du son ou les bedeaux d’église ont des contraintes de temps de travail et qu’ils terminent leur service à 17 heures pile. Mais il faudrait quand même veiller à ce que leurs obsessions syndicales ne viennent pas tuer l’art dans l’œuf.

Pour cette raison (mineure, néanmoins), les Narcotic Daffodils ratent de peu la note parfaite mais il ne fait aucun doute qu’ils se rattraperont sur scène, un univers où ils sont naturellement à l’aise. A ce sujet, on pourra se faire une idée de leur potentiel en allant les voir en concert le 19 avril au Coliseum de Charleroi, le 27 avril à la convention Prog-Resiste de Soignies, le 30 avril au Belvédère de Namur, le 1er mai au Pianofabriek de Saint-Gilles et le 10 mai au London Calling d’Ixelles. Ceux qui les auront ratés sur les dates belges en seront quittes pour aller les voir le 21 juin au Sonic Rock Solstice Festival au pays de Galles, preuve que ces gaillards sont suffisamment armés pour séduire la fine fleur du public anglo-saxon sur son terrain naturel. A partir de ce constat, il n’appartient qu’au public belge de faire des Narcotic Daffodils un grand groupe sur sa terre natale.

François Becquart
Pays: BE
MusicBrussels MUBRU2014001
Sortie: 2014/04/07


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