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CLEARLIGHT - Impressionist symphony
/ paru le 14-04-2014 /

Dans le monde du prog français des années 70, Clearlight est à classer dans la catégorie des groupes mythiques. Son initiateur Cyrille Verdeaux, pianiste classique de formation, a composé avec son groupe fait de nombreux accompagnateurs occasionnels et a réalisé sous le nom de Clearlight quelques-uns des grands albums de la catégorie du progressif symphonique. Si "Clearlight symphony" (1975) demeure son chef-d’œuvre, il ne faut pas négliger non plus "Forever blowing bubbles" (1975), "Les contes du singe fou" (1976) ou "Visions" (1978), dernier album du Clearlight classique qui se met en veilleuse un certain temps avant de renaître au début des années 90.

La suspension des activités de Clearlight durant les années 80 est tout à fait naturelle d’un point de vue historique car les années 80 ont balayé cette scène progressive un rien pompeuse qui avait fini par écœurer la nouvelle génération des kids, rapidement encline à se tourner vers le punk et la new wave, oubliant ces groupes que l’on qualifiait à l’époque de dinosaures. Pendant cette période de réclusion, Cyrille Verdeaux a mené une carrière solo à l’abri des lumières de l’actualité et du vedettariat, égrenant un certain nombre d’albums (dont quelques-uns référencés sous la série dite des chakras).

On le voit, les préoccupations de Monsieur Verdeaux ont évolué de la musique progressive (j’emploie à peine le terme de rock progressif car il s’agit plutôt ici de musique que l’on pourrait définir comme classique, traitée avec une orientation progressive) vers des considérations plus psychédéliques et new age. Cyrille Verdeaux réactive Clearlight dans les années 90 et finit par s’installer au Brésil.

C’est au cours d’un concert donné à l’ambassade de France à Brasilia que Cyrille Verdeaux reçoit les félicitations de l’ambassadeur, qui qualifie sa musique d’impressionniste. Cette idée fait son chemin dans l’esprit du leader de Clearlight, qui se met à composer de nouvelles pièces pour un futur album. Il faudra près de dix ans pour que l’idée de départ n’accouche de cet "Impressionist symphony", mis au point avec l’aide de nombreux musicien prestigieux.

En effet, Cyrille Verdeaux a convoqué pour ce faire d’anciens camarades qui avaient participé quarante ans auparavant à l’enregistrement du premier album. Ces musiciens de Gong (Steve Hillage, Didier Malherbe et Tim Blake) sont aussi accompagnés de Paul Sears (du légendaire combo avant-prog The Muffins), Don Falcone (de Spirits Burning), Linda Cushma (d’Oxygene8), Chris Kovax (de Psyquest) et de Craig Fry, un violoniste issu du classique.

Le résultat est sans surprise, Clearlight fait du Clearlight, c’est-à-dire une musique symphonique ambitieuse, portée aux nues par de grandiloquentes parties de piano et des violons virevoltants. Les très longues pièces (sept à onze minutes) permettent à chacun de s’exprimer et de développer de complexes solos et autres instrumentations alambiquées. Rien de ce qui permet de faire dans le babylonien n’a été oublié. Détail important, l’album est basé sur le concept de la peinture impressionniste, ce qui permet de donner aux morceaux (tous instrumentaux) des titres donnant sans vergogne dans le jeu de mot digne de l’almanach Vermot : "Renoir en couleur", "Time is Monet", "Pissarro king", "Degas de la marine", "Van Gogh 3rd ear", "Gauguin dans l’autre", "Lautrec too loose" et "Monet time duet". Voilà pourquoi les titres ne figurent pas à l’arrière du CD mais au milieu du livret intérieur : les types avaient trop honte de les exposer au premier coup d’œil venu.

Pour l’appréciation générale de l’œuvre, c’est affaire de goût. C’est techniquement parfait, un rien emphatique dans les arrangements, surchargé en effets psychédéliques ou cosmiques, wagnérien dans la composition et intrépide dans l’ignorance des limites. Certains y verront de la musique pour hall central de paquebot de croisière transatlantique à l’usage de retraités néerlandais, d’autres crieront au génie et à la magnificence. D’autres encore, à la place d’une fresque impressionniste, y verront plutôt de l’art pompier. D’autres, enfin, trouveront plaisir à se noyer dans Verdeaux et sa musique. Tous les goûts sont dans la nature, nous nous contenterons quant à nous d’être indulgent avec cette œuvre pleine de bonne foi qui a son charme en dépit de quelques boursouflures.

François Becquart
Pays: FR
Gonzo Multimedia
Sortie: 2014/03/24


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