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CHERRY POPPIN' DADDIES - White teeth, black thoughts
/ paru le 05-06-2014 /

Formés en 1989 à Eugene dans l’Oregon, les Cherry Poppin’ Daddies restent l’un des groupes de swing moderne les plus endurants de leur génération. Le groupe, mené depuis toujours par Steve Perry, Dan Schmid et Dana Heitman, a traversé bien des genres et des line-ups différents. Il démarre en effet comme groupe de ska, flirtant également un peu avec le ska punk et le funk, avant de mettre de plus de plus l’accent sur le swing et le boogie woogie. Le moment de gloire du groupe se situe en 1997, lorsque la compilation "Zoo suit riot" cartonne aux Etats-Unis et surf sur la vague du revival swing, un temps populaire à l’époque. La chanson "Zoo suit riot" sera le hit le plus visible du groupe, lui assurant une place de combo mythique dans le domaine du swing.

Cette popularité est malheureusement éphémère et les Cherry Poppin’ Daddies mangent un peu leur pain noir au cours de la décennie suivante, où ils ne sortent que deux albums, "Soul caddy" (2000) et "Susquehanna" (2008). On le retrouve à nouveau sur le front discographique avec ce "White teeth, black thoughts", qui sort aux Etats-Unis en 2013 et finit par traverser l’Atlantique ces jours-ci via une distribution européenne opérée par le label People Like You.

Ici, les Cherry Poppin’ Daddies choisissent résolument une voie cent pour cent swing et boogie woogie. On se croirait revenu en 1943 en Angleterre, dans les bals de soldats américains dansant sur du Glenn Miller, en attendant de débarquer en Europe. On peut se demander à ce propos si le swing a sa place dans les chroniques illustrant notre site. A tous ceux qui se posent cette question, je répondrai que le swing et le boogie woogie ne sont jamais que la rencontre avant-guerre du blues et du jazz, avec l’accélération du rythme binaire du premier et les instrumentations clinquantes du second. Ce style de musique est déjà du rock ‘n’ roll qui s’ignore, et cela dès la fin des années 1920, début des années 30. Réécoutez Amos Milburn et son "Chicken shack" de 1948 et vous comprendrez que Bill Halley n’est absolument pas le père fondateur du rock ‘n’ roll en 1954.

Mais revenons à nos Cherry Poppin’ Daddies et leur dernier album qui, dans le genre, est un exemple parfait. L’imposante section de cuivres fait trembler les murs et les rythmiques sautillantes tressent une alliance entre sonorités jazz, swing et ska. Il convient aussi de prêter attention au chant soyeux et aux paroles pertinentes de Steve Perry. Les compositions originales (toutes signées Steve Perry) sont au poil quand il s’agit de danser sur les parquets lustrés et on remarque aussi quelques reprises des grands maîtres du swing des années 40, comme "Doug the jitterbug" de Louis Jordan, "Bloodshot eyes" d’Hank Penny et "Bowlegged woman" d’Henry Glover. Les Daddies poussent même le souci du détail historique en incluant de faux craquements de vinyle sur "Jake’s frilly panties", histoire de donner de la patine au morceau.

On sent que Perry et ses sbires auraient aimé vivre dans les années 40 plutôt que dans les ternes années 2010. Oui, mais les années 40, c’était la guerre, les mitrailleuses allemandes attendant les GI’s à Omaha Beach, les tickets de rationnement, la bataille des Ardennes. Certes, mais les années 2010, c’est la crise, le chômage, la déshumanisation des rapports sociaux, les téléphones portables, Stromae à Werchter et plein d’autres horreurs de ce genre. Que choisir? Rien, il faut vivre avec son temps mais il faut surtout penser à se détendre avec les rythmiques pétillantes et swing des Cherry Poppin Daddies.

François Becquart
Pays: US
People Like You
Sortie: 2014/05/05


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